Rendez-vous à cinq heures : des voeux très ordinaires…

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Bon, on va parler un peu des voeux de la maire : 

J’ai longtemps hésité à faire figurer au milieu de cette exposition de cartes de voeux toutes plus belles, plus évocatrices et plus optimistes les unes que les autres, l’affiche que celle qu’il est convenu d’appeler La Folle de l’Hotel de Ville vient de nous flanquer dans la figure.

C’est donc par le truchement de Clear Channel, réseau américain qui a remplacé l’hexagonal de JCDecaux, tombé en disgrâce par antipathie personnelle, que Madame Hidalgo nous la souhaite bonne et heureuse. 

Quoi de plus normal ?

Mais mon esprit pervers me souffle quelques remarques sur certains détails qui n’auraient pas dû échapper aux conseils en communication de notre maire à tous.

Voyons cela :

—Paris est symbolisé par sa Tour Eiffel. Bon, d’accord. Non seulement on ne saurait trouver plus banal, mais aussi, et surtout, cette tour semble malade : elle porte autour de son long cou une sorte de cache-nez, peu rassurant sur son état de santé. 

—Le ciel au dessus d’elle est nuageux, menaçant même, tout comme l’avenir qui nous attend sous la démocrature que nous nous sommes donnée. Il va bientôt pleuvoir, le temps n’est pas à la rigolade. 

—Les arbres du quai Branly ne sont pas davantage à la fête, dénués de feuilles comme ils le sont. On sent bien que c’est l’hiver, ou pas loin,  dans la capitale. 

—Ces arbres squelettiques laissent deviner la masse monochrome et assombrie du Musée des Arts Premiers, seul accomplissement à peu près réussi de Jacques Chirac. On peut se demander si une utilisation maligne de Photoshop n’a pas voulu le faire passer pour un entrepôt de chez Amazon. Juste pour embêter l’ancien calife qui était à la place de l’actuel calife.

—La Seine, honteuse, cache ses jolis quais derrière d’informes barges à tourisme de masse.

—Au premier plan, le pigeon symbolise on ne peut plus clairement l’électeur parisien. On lit dans son oeil exorbité l’angoisse qui l’étreint quant à l’avenir de la plus belle ville du monde et dans son envol affolé, la ferme intention d’aller voir ailleurs si par hasard Hidalgo n’y serait pas encore. 

—Le noir et blanc de la photographie, normalement signe de distinction, de sobriété et de bon goût, donne ici surtout une atmosphère toute faite de regret des jours anciens, de tristesse et de résignation.

—Comble de l’arrogance et de la provocation, le logo de la Ville de Paris est doré, comme les lambris des palais municipaux. 

—On ne saurait finir sans cette petite note de vulgarité avec le souhait sirupeux d’une belle année alors que nous, tout ce qu’on demande, c’est qu’elle soit bonne, l’année, tout simplement, comme avant.

Je suis de mauvaise foi ? Moi ?
Bien sûr que je suis de mauvaise foi !

Pas elle ? 

9 réflexions sur « Rendez-vous à cinq heures : des voeux très ordinaires… »

  1. @Lorenzo: normal! Hidalgo voit tout en noir et blanc, sauf le vert pâle et le rose tout de même.

  2. Invité sur France Inter, Bruno Le Maire a également voulu recadrer Anne Hidalgo. La maire de Paris avait déclaré au JDD que la capitale n’avait «pas vu la couleur» du plan de relance de l’exécutif. «Elle en a vu un milliard d’euros», a répondu le ministre de l’Économie. «Les ambitions présidentielles de Mme. Hidalgo ne l’autorisent pas à mentir aux Français», a-t-il poursuivi, l’invitant à «venir discuter» de «ses propositions» au ministère.

  3. @Guy Je ne trouve pas ça drôle. Pourquoi dire clairement que ‘on ne veut plus des vieux à Paris ? La totalitaire dogmatique avance masquée …

  4. Je partage la mauvaise foi de Couteillac. Il a oublié de dire que le pigeon était un des oiseaux les plus cons qui existe. Est-ce une métaphore du parisien ?

  5. Positivons sur votre Andalouse aux yeux de biche et à la voix bien timbrée.

    Elle vous promet la douceur des circulations.

    Des bicyclettes comme à Amsterdam, celles que la Reine utilisait à l’époque, n’est-ce pas à méditer , surtout que pour ceux qui habitent sur une butte, il y a maintenant le vélo “électrique” ?

  6. Tu as tout à fait raison ! Pas de mauvaise foi, lucide.

    Attention ! Le combat ne doit pas cesser. Elle est candidate à l’élection présidentielle et met en place des réseaux de financement. IL faut la combattre sur terre, sur mer et dans els airs, comme jadis Kohl le disait du communisme.

  7. Lamentables! Les vœux d’Hidalgo bien sûr. Le pigeon au premier plan (symbole?) est une insulte et tout le reste démontre la vulgarité et le mépris des parisiens.

  8. Non, Couteillac, tu n’es pas de mauvaise foi quand tu parles de madame Hidalgovid. En tout cas, tu l’es moins que quand tu parles de Truffaut.

  9. Ben moi, je pense qu’il y a des photographes beaucoup moins chers qui ont fait de bien plus belles photos de Paris

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