Ces feuilles serrées dans une sorte d’étui en cuivre, c’est un dictionnaire. Il fait 5 centimètres de hauteur, 3,8 de largeur et 1 d’épaisseur. Aujourd’hui, il comporte 601 pages.
Ce dictionnaire ne donne pas la définition des mots, mais seulement leur orthographe. Quant il s’agit d’un substantif, il précise le genre.
Il est un peu abîmé, ce dictionnaire. Il lui manque les 34 premières pages — de abat à arroger — de même que les pages au-delà de la page 635. Les pages 35 à 153 sont fripées mais encore lisibles.
S’il est abîmé comme ça, c’est qu’il a fait toute la guerre de 14 dans la poche du Caporal Coutheillas, Marcellin, mon grand-père. Lui qui n’avait pas son certificat d’études le consultait pour écrire son journal de guerre car, à cette époque, une parfaite orthographe était Continuer la lecture de Le dictionnaire de mon grand-père