Il y a exactement trois mois, laconique, à propos du Brexit, j’écrivais : « The english : let them go! »
C’était de ma part une réaction d’agacement envers cette arrogance britannique, ce mépris des aliens, cette inconscience de la réalité mêlée de pragmatisme, qui de temps en temps ont amené ce grand peuple à accomplir des choses impossibles.
J’avais écrit cela, let them go, mais j’espérais bien qu’ils restent, et je prévoyais qu’ils le feraient. Mais voilà…
Monsieur Cameron portera une énorme responsabilité, celle d’avoir, pour des raisons internes à son parti politique, entraîné son pays vers la victoire des extrêmes en tous genres, des populismes de tous poils.
Mais, est-il le seul en Europe à pratiquer ce genre de fine manœuvre ?
Mais où est passé le centre ? Où ont été se cacher la modération, la tolérance, la raison ? Le centre est malheureusement chez nous incarné aujourd’hui par un mou qui aimerait être Henri IV, mais qui n’en a que l’aptitude à changer régulièrement de camp. Le centre disparaît un peu plus chaque jour, coincé entre deux partis traditionnels qui se délitent, entre deux extrêmes qui se rejoignent, grossis par la peur, la paranoïa, l’envie.
Aujourd’hui, une nouvelle fois, le centre a perdu. La bêtise au front de taureau, la peur hallucinée, la méfiance chafouine ont gagné. Sans se concerter, sans même le savoir, les extrêmes se sont rejoints pour vaincre. Aujourd’hui, c’est au Royaume Uni. Demain, ce sera en Pologne, au Danemark, qui sait ?
A peine sortis d’une crise économique mondiale majeure que fut celle de 2008, nous venons d’entrer dans une période de troubles économiques au moins aussi importants.
Bonne chance à tous…