Archives par mot-clé : Philippe

Première vague

temps de lecture : 18 minutes

Ce texte a été publié une première fois le 30 Aout 2015. C’est une fiction. Ça n’empêche pas que tous les détails soient vrais. 

A cette époque,  mes parents louaient à l’année une maison forestière en Normandie. Adossée à la forêt de Lyons, elle dominait une petite vallée verdoyante traversée par un ru, le Fouille-Broc. Sur la crête de la colline d’en face, deux fois par jour, à travers les trous du bocage, on pouvait voir passer le petit train laitier. Dans la maison, il n’y avait ni eau courante, ni chauffage, juste une cheminée et un peu d’électricité. Nous y passions tous nos week-ends et toutes nos vacances.

C’est la raison pour laquelle, à onze ans, je n’avais encore jamais vu la mer. Pourtant, la lecture des livres de Jules Verne, et surtout les gravures qui les illustraient m’en avaient donné des  visions assez précises : parfois étendue de plomb immense et grise, à peine ondulée sous de gros nuages sombres roulant à l’horizon, parfois montagnes gigantesques d’eau noire couronnées de griffes blanches menaçant un frêle esquif empli de pêcheurs barbus Continuer la lecture de Première vague →

Rendez-vous à cinq heures : ‘’De la difficulté à se faire comprendre’’

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temps de lecture : 4 minutes. Ce ne sera pas trop long ? 

De la difficulté à se faire comprendre

Avertissement : le texte qui suit vient à la suite de l’article intitulé ÉCRIRE paru dans le JdC le 28 décembre dernier, en réponse aux commentaires que cette publication avait suscités. Si vous n’avez pas lu cet article et ses commentaires, il est possible que vous ne compreniez pas grand-chose à ce qui suit. Mais j’ai l’habitude.

C’est quand on essaie de tenir des propos nuancés ou équilibrés, surtout s’ils sont tenus à travers des textes de plus de trois phrases et de deux idées, que l’on s’aperçoit qu’il est parfois difficile de se faire comprendre.
Sur la chasse, par exemple, que, dans un commentaire, Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : ‘’De la difficulté à se faire comprendre’’ →

Rendez-vous à cinq heures avec Jean-Pierre et Gisèle

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Dans les jours, les semaines et, pourquoi pas, dans les mois qui viennent, le Journal des Coutheillas va vous raconter la vie quotidienne de Jean-Pierre et Gisèle. Un couple charmant, Jean-Pierre et Gisèle. Vous les avez rencontrés souvent, un peu partout, dans les bureaux, dans les centres commerciaux, les musées, les aéroports, les cinémas, les théâtres, les gares… Leur principale occupation, c’est de vous indiquer où sont les toilettes. C’est dire si nous avons tous une grande dette de reconnaissance envers eux. Mais en dehors de ce sacerdoce, ils ont une vie sociale des plus passionnantes dont nous serons fiers de vous raconter quelques épisodes . Laissez-nous vous présenter :

Jean-Pierre et Gisèle !

dès demain matin sur vos écrans

Rendez-vous à cinq heures : Cinéma et littérature, quelle différence ?

Temps de lecture : 4 minutes


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Le texte qui suit vient en réponse à la question posée le 26 décembre dernier dans ces mêmes colonnes par Lorenzo dell’Acqua. Vous pouvez retrouver la formulation de cette question en cliquant sur le titre ci-dessous. Vous pourrez aussi de cette manière lire les commentaires y afférents de Lariegeoise, Jim, Claude et Lorenzo. 

Rendez-vous à cinq heures : cinéma et littérature

 

Terminologie : Dans les lignes qui suivent, on trouvera à de nombreuses reprises la locution « chef d’œuvre ». Si nous l’avons utilisée, à regret d’ailleurs, c’est pour rester dans le cadre lexical de la question posée. En lieu et place de « chef d’œuvre », nous aurions préféré parler de films bons ou super, ou chouettes, ou réussis, et réserver « chef d’œuvre » à une centaine de films dans l’histoire du cinéma. Mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut, pas vrai ? Alors, pour contrebalancer l’excessif « chef d’œuvre », nous avons rassemblé sous le tout aussi excessif vocable « daube » les films moyens, pas très réussis, ratés, les films bof, les mauvais, les très mauvais et les daubes  

Cinéma et littérature, quelle différence ?

Le thème imposé, c’est donc de « se demander comment un chef-d’œuvre littéraire réussit à être aussi un chef-d’œuvre au cinéma« .

Si l’on veut bien filer un peu Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : Cinéma et littérature, quelle différence ? →

Le projet pharaonique de Chamonix Mont-Blanc

temps de lecture : 4 minutes

Une volonté de relancer le tourisme
Chaque année, les glaciers reculent. La Mer de glace et le glacier d’Argentière ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes et le tourisme d’été s’en ressent durement. D’hiver en hiver, la neige se fait plus rare, et la Société d’Exploitation des Remontées Mécaniques envisage de fermer définitivement un peu plus d’un tiers de ses installations dès la fin de la saison 2022-2023. On imagine déjà les retombées néfastes que ces mesures auront sur la saison hivernale suivante.
Bref, saison d’été ou saison d’hiver, l’avenir économique du tourisme dans la région de Chamonix est menacé. Face à ces sombres prévisions, la Communauté de Communes de la Vallée de Chamonix Mont Blanc a réagi en lançant il y a deux ans un concours d’idées propres à revaloriser le tourisme local. 

Premier prix : Fiorella Filimokailagi
C’est l’artiste péruvienne Fiorella Filimokailagi qui a remporté le premier prix. Il lui a été remis par le premier magistrat de la ville vendredi dernier dans le salon d’honneur de l’Hôtel de Ville de Chamonix au cours d’une cérémonie à laquelle de nombreuses personnalités avaient tenu à assister. Le ministre du Tourisme qui Continuer la lecture de Le projet pharaonique de Chamonix Mont-Blanc →

Post it n°10 – Écrire

temps de lecture : 1/2 minute

Ecrire, c’est comme photographier.
Une fois que le goût en est pris, on ne voit plus les gens ni les choses de la même façon.
On se met à ressembler à ces touristes qui ne voient le pays dont ils rêvaient qu’à travers l’objectif de leur appareil.
On ne vit plus sa vie, on est sur le qui-vive, à l’affut du sujet et tout devient gibier : une dispute dans la rue, une marée qui descend, une femme qui téléphone, un instant, un mot.

Ecrire, c’est comme photographier; c’est être absent de sa propre vie.

Dernière heure : Vive le P.C. !

temps de lecture : moins de 2 minutes 

Les paris en ligne pendant la coupe du monde de football ont dépassé les 600 millions d’Euros, pas loin de deux fois plus qu’en 2018. Avant, pendant et après les matches, la télévision nous a abreuvés de spots vulgaires et publicitaires à grand spectacle promouvant lourdement les paris en ligne : « l’important, c’est de gagner », « soyez un winner », « parier, c’est vivre plus intensément » et toute cette sorte de choses destinées à faire croire aux faibles têtes qu’elle vont gagner, que les filles leur tomberont dans les bras et plus et mieux si affinité, que si elles ne risquent pas leur argent, elles sont des minables. La ressemblance, en un peu plus minable, avec les publicités pour les parfums pour homme est frappante… sans doute les mêmes agences.


Tout le monde sait que, pour beaucoup d’êtres humains, le jeu Continuer la lecture de Dernière heure : Vive le P.C. ! →