Archives par mot-clé : Philippe

Babylon – Critique aisée n°251

temps de lecture : 5 minutes 

Critique aisée n°251

Babylon
Damien Chazelle – 2023 – 188 minutes
Brad Pitt, Margot Robbie

De retour au Pathé Montparnasse dans l’une de ces nouvelles salles équipées de fauteuils de classe « Affaire » dont je vous ai déjà parlé à l’occasion d’Avatar 2… Même salle, plus petite, certes, mais équipée de la même manière, mêmes fauteuils, même écran, même son… le confort.

A côté de moi viennent s’asseoir les « Trois grasses » de Botero qui, une fois débarrassées des pelures d’oignon qui les recouvrent — il fait froid dehors — ont à peine maigri et qui s’empressent de sortir de leurs sacs des sandwiches préparés avec amour à la maison et de mordre dedans avec allégresse, ceci sans jeu de mot désobligeant de ma part. Je remarque que, comme dans les wagons de troisième classe de mon enfance, la plupart des spectateurs arrivent dans la salle avec de quoi manger et de quoi boire. C’est tout juste s’il n’apportent pas aussi oreillers et couvertures, comme ceux que l’on louait sur les quais le long de ces mêmes wagons quand ils étaient de nuit.  De mes voisines, je crains le pire, le bruit des papiers, celui de Continuer la lecture de Babylon – Critique aisée n°251 →

Ciné-rébus (1)

Tirées comme d’habitude sans autorisation mais à titre de publicité gratuite pour petit bouquin sympathique, voici 6 dessins qui devraient vous faire deviner le titre d’un film.

Si vous le trouvez, n’hésitez pas à le faire savoir dans un commentaire auquel, si vous en êtes capable, vous pourrez ajouter le nom du réalisateur, celui des acteurs principaux, et même un petit souvenir personnel à son propos. 

Si vous ne le trouvez pas, la réponse vous sera donnée demain dans notre édition de l’après-midi.  Continuer la lecture de Ciné-rébus (1) →

Je hais le théâtre !

temps de lecture : 4 minutes

Je hais le théâtre !
ou
Elvire Jouvet 40

Combien de fois ai-je dit que je n’aimais pas le théâtre ?
Des centaines….
Il m’est arrivé même de le crier en traversant le foyer pour en sortir.

Combien de fois l’ai-je écrit ?
Presque autant de fois…

Combien de fois l’avez-vous lu dans le Journal des Coutheillas ?
Je l’ignore, mais si vous en êtes un lecteur, même occasionnel, ma détestation proclamée du théâtre n’a pas pu vous échapper.

Combien de fois n’ai-je pas protesté contre la facilité, l’indigence d’une pièce à succès ou la creuse prétention d’une pièce d’avant-garde, contre les marmonnements et les chuchotis de certains comédiens inarticulés — Atricule, mon vieux ! Atricule ! disait Jouvet. Les gens sont venus pour t’entendre ! Alors, atricule ! —  contre les mises en scène qui cachent une partie du jeu pour une partie des spectateurs, contre l’incompréhensible et incommensurable inconfort des sièges, incompatibles avec l’incompressible morphologie du terrien moyen de ce début de siècle ? Combien Continuer la lecture de Je hais le théâtre ! →

Dernière heure : apprendre l’orthographe, c’est une question de sécurité

Dernière heure : apprenez l’orthographe

La plateforme « PHAROS » (Plateforme d’Harmonisation, d’Analyse, de Recoupement et d’Orientation des Signalements) vous donne la méthode pour éviter de tomber dans les pièges qu’Internet vous tend tous les jours :

APPRENEZ L’ORTHOGRAPHE !

et elle ajoute : 

 Et puis aussi, soyez un peu moins cons, saperlipopette !

Voici un exemple réel de ce type de piège que quelques connaissances en orthographe et un minimum de réflexion vous permettront d’éviter : Continuer la lecture de Dernière heure : apprendre l’orthographe, c’est une question de sécurité →

Une vie de dingue !

« Cette autobiographie est inoubliable, m’a-t-on dit.
Tant pis, ai-je répondu. Je la rediffuse quand même ! »

temps de lecture : 6 parsecs et demi

Une vie de dingue !

C’est quand le gnou fugace
commence à barbifier
dans les surtarbrandurs
qu’il faut que l’oxymore subtil
manduque vers son ergastule.
Proverbe Chihuahua

Chapitre premier : les origines 

Si mes souvenirs sont bons, je suis né un 24 décembre vers 23h45 entre un bœuf et un âne gris. Et pourquoi cela, vous demandez-vous ? Eh bien, essentiellement parce que le gynécologue accoucheur de ma mère était parti à l’improviste à la Martinique pour trois semaines. Ma mère ne put se résoudre à attendre son retour et, en l’absence de mon père pour la conduire à l’hôpital, elle me donna le jour dans la ferme familiale. Il faut dire qu’à cette époque, papa était parti acheter des langoustines depuis plus de trois ans, ce qui rendait ma filiation incertaine. Dès que je fus en âge de comprendre cette bizarrerie de calendrier, je posai la question à ma mère et m’éloignai aussitôt. Un peu plus tard, elle me répondit très franchement en m’expliquant qu’il s’agissait là de l’un de ces miracles de l’amour et que je ferais mieux de réviser l’annuaire des marées plutôt que de perdre mon temps à faire de la généalogie. Sur quoi, elle me laissa redescendre du toit de la grange.

Cette question étant résolue, je pus retourner Continuer la lecture de Une vie de dingue ! →