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« 4000 mots… » le comptage assisté, c’est facile!
L’exigence de brièveté est l’arme absolu, tout azimut, de la défense du statu quo!
Je capitule, les conserviteurs ont gagné!
Il eût été tellement plus simple, plus apaisant mais aussi plus enrichissant d’accepter la perspective de l’autre, avec ses forces et ses faiblesses, – mais ne se prétendant rien de plus que ça -, que de vouloir à tout prix faire de SA vision du monde, LA seule réalité ou vérité admissible!
Ceci dit, je suis bien content de ne pas avoir à répondre aux autres questions…
Le projet, bien que redondant, me stimulait.
Toutefois, sur le plan de la communication, cela eût été en vain!
‘Rien’ vaut donc mieux que ‘Vain!’
Tu as le dernier mot!
Sartre est passé d’Être à Néant!
Mon Dieu!
Ce n’est pas facile de ne pas réagir à ces quatre mille mots. Mais réagir serait inutile car « l’incommunicabilité est un fait incontournable« , comme cela vient d’être démontré à longueur du commentaire précédent. Réagir serait donc inutile. Ce pourrait même être pénible. Alors, voilà ce que je vais faire : rien.
Halte au feu les mecs! Votre controverse record pour une simple affaire de spirale – un petit chemin bocager breton comme il n’en existe encore que sur des îles à l’abri de la bitumisation et du passage des moissonneuses-batteuses – a pris des proportions cycloniques qui donnent le tournis aux lecteurs et les emportent dans des nues dont ils ne peuvent pas même imaginer où ils en retomberons, peut-être sur une autre île d’ailleurs.
« …mais je ne peux m’empêcher d’ajouter mon grain de poivre roux viré au sel. »
« …Dès que tu mets sur la scène public, via ton blog, tes écrits ou tes photos, ils ne t’appartiennent plus! »
Ce n’est pas ton grain de sel sur mes textes qui me gratte et j’en ai reçu parfois de plus piquants sur le Monde de l’Ecriture. A ceux-là, je réponds, ou pas, sur le plan du fond ou de la forme commentée ou critiquée. Ce qui est irritant dans tes commentaires, au milieu des louanges et des protestations d’admiration, ce sont les qualificatifs, épithètes et adjectifs que tu m’attribue parfois. Mais je ne vais pas développer, car je crois t’en avoir déjà parlé.
« … il est vain de tenter d’enfermer l’imagination des lecteurs épris de liberté ou plus modestement qui aiment déjanter la vieille guimbarde… »
Un lecteur ne me parait pas épris de liberté, au contraire : en s’engageant dans un roman, il ne demande qu’à être guidé, mené, trompé, charmé, surpris. Si le lecteur est vraiment épris de liberté, qu’il écrive. Cependant s’il tient vraiment à lire, que ce soit l’un de ces bouquins pour adolescents medievo-fantastico-incultes que l’on appelle je crois « jeux de rôle« , ou bien l’annuaire du téléphone dont il utilisera les nombreux personnages pour créer librement son propre roman, ou encore un de ces textes de Obaldia entièrement composés de mots inventés. Mais s’il lit Flaubert, Salinger, Moravia ou Soljenitsyne, il ne sera pas libre.
Par ailleurs, que signifie pour toi « déjanter la vieille guimbarde… » ? Lire un roman en le détournant ? Prendre la Recherche du temps perdu comme le compte rendu de soirées mondaines, Madame Bovary pour une histoire de cocu, L’Attrape-cœurs pour une aventure du Club des Cinq, Phèdre pour un spectacle du Grand Guignol ? Le genre de la parodie est tout à fait admis et honorable (il est même plus difficile que beaucoup ne croient), mais lire un roman en le déjantant sous prétexte que l’on serait épris de liberté, cela ressemble à une idée de collégien en révolte, tu sais, celui qui rigole au troisième rang de balcon en voyant Phèdre se tordre de désir sur scène. Mais est-ce bien cela que tu as voulu dire avec « déjanter… » ?
Effectivement, je suis un apôtre du Gai ou Gay savoir! peu importe!
La rigolade rabelaisienne avec ses excès doit se mêler à quelques feux-follets philosophiques! Histoire de ne pas passer tout le repas sous la table!
La clef de notre opposition peut se retrouver, au moins en partie (car aucune analyse ou explication fait le tour du sujet) dans l’ouvrage édité par Stefan Collini, INTERPRÉTATION ET SURINTERPRÉTATION (PUF, 1996) opposant, entre autres, les postures du sémiologue (je n’ai rien à cirer du mauvais romancier) Umberto Eco (qui cherche à enfermer le lecteur dans la signification qu’il veut ou aurait voulu inculquer à son texte) à l’Américain Richard Rorty qui a compris qu’il est vain de tenter d’enfermer l’imagination des lecteurs épris de liberté ou plus modestement qui aiment déjanter la vieille guimbarde dans laquelle les braves gens (Brassens) auraient voulu qu’ils circulent paisiblement.
Je n’ai rien contre ce que tu imagines en prenant tes photos ou en écrivant tes textes, je devine souvent tes géniales intuitions… Tu les exprime avec tant de style qu’elles s’imposeraient presque… mais je ne peux m’empêcher d’ajouter mon grain de poivre roux viré au sel.
Dès que tu mets sur la scène public, via ton blog, tes écrits ou tes photos, ils ne t’appartiennent plus!
Tout écrivain sait cela… et tout prof aussi! La plupart de mes étudiants m’ont fait le coup que je te fais! L’important c’est de servir de déclic, de détonateur!
Évidemment, c’est comme les bouteilles de carbure, ça nous pète souvent dans la figure… mais les propos, écrits, prononcés ou dessinés font moins mal et certains nous stimulent!
J’ai oublié… Si tu me montres un triangle base en l’air, je vais voir un mini monokini féminin, si tu me montres un arbre, je vais voir un cache sexe masculin (c’est derrière les gros troncs d’arbres que les mâles vont pisser) et si tu me montres une image d’avion, je te dirais que c’est le meilleur moyen d’unir les sexes à distance! (et d’éviter l’inceste!… quoique dans la haute noblesse, on aille loin pour rester en famille!)
Si « Nul ne peut décider qui, du patient ou du thérapeute, est l’obsédé sexuel » à fortiori. qui, de toi ou de moi, est le plus en mesure de distinguer le subjectif de l’objectif?
Ce qui diffère dans nos histoires respectives du patient/psy – obsédés sexuels, est que dans ta version, le psy présente des images d’OBJETS dénommés, tandis que dans ma version, il s’agit de plaques du test de Rorschach qui, par définition ne sont pas définies et dénommées par la vox populi ou doxa. Une plaque de test de Rorschach est constitué d’une tache d’encre fraîche sur un papier qui est plié avant qu’elle ne sèche, ce qui donne à la tache son aspect symétrique mais insensé une fois la feuille dépliée.
L’intérêt de la chose est que cette forme, purement due au hasard, un peu comme un cumulus dans le ciel, n’est pas socio-culturellement IN-formée et baptisée d’un quolibet du genre ‘triangle, arbre ou avion!’ C’est comme un hiéroglyphe égyptien! Cette forme n’a ni queue (sauf pour l’obsédé) ni tête et ne peut être dénommée tant que Champollion n’y a pas mis son grain de sel ou plutôt sa pierre de Rosette grâce à laquelle le souffle du vécu des deux autres langues à moitié mortes a pu être insufflé aux graffitis des lointains ancêtres des rapeurs du Caire.
En bref, dans le test de Rorschach, rien d’objectif ne permet au psychiatre de dire ce que signifie objectivement la tache d’encre. C’est sa subjectivité contre celle du patient. Les soumis au système (la plupart des gens et surtout ceux qui votent Mélanchon) diront que l’interprétation du Psy est ‘scientifique’ puisqu’il a fait de longues études au de la de la terminale (terminus de la pensée pour la plupart des gens) alors que le patient (hypnotisé potentiel) ne sait pas trop ce qu’il dit et c’est pour cela qu’il va voir un Psy. (il ne reviendra pas une fois qu’il aura découvert que ce dernier est un pervers qui collectionne les images pornos pour les montrer en catimini ou sous le manteau à ses meilleurs clients.)
Mais si l’on reste dans mon histoire avec une tache d’encre et que tout se joue sur les diplômes et reconnaissance professionnelle, je voudrais que tu me dises pourquoi tu ne crois pas en mes théories de la communication et que tu crois en la capacité des Psys à dire des choses ‘objectivement fondées’ Certes le nombre d’années d’études post bac est inférieur pour être doc. en com. mais la reconnaissance des pairs est assez semblable au niveau des publications dans les revues scientifiques et dans les accusations mutuelles de délire!
Tu conviendras que dans la version Rorschach de cette histoire, si le Psy peut affirmer de façon décisive que c’est le patient qui est l’obsédé c’est parce qu’il détient les diplômes qui lui permettent d’émettre un diagnostic, généralement considéré comme ‘Scientifique!’
Dans ta version de l’histoire, le fait qu’il s’agisse de dessin représentant des choses précisément dénommées ou décrites donne l’illusion d’objectivité puisque ces images représentent (aux yeux des ‘enculturés de la même façon’) des objets identifiés: un triangle, un arbre, un avion.
Si l’on réfléchit une seconde, on s’aperçoit que la relation d’identification n’est pas entre l’objet et son nom (qui donne l’illusion d’objectivité) mais entre les personnes qui usent du même terme face à ces objets aux formes variables (les ailes de l’avion sont è géométrie variable, le triangle peut être isocéle, comme rectangle, etc. et l’arbre peut être un sapin comme un palmier). En fait le nom générique comme le nom spécifique, sont des expressions (apprises et donc arbitraires) qui permettent à des gens qui sont passés par les mêmes écoles, même programmes, mêmes bonnets d’âne, mêmes coup de règles sur les doigts chez les bonnes sœurs et sur les fesses chez les curés…
Quand je dis triangle, arbre et avion, j’affirme que je suis francophone et ai trop été chez m’sieur le curé. Si je puis traiter des objets dénommés en français, je ne pourrais agir avec les anglophones face à ces choses innommables que sont The Triangle, the Tree and the Aircraft… Plutôt que d’objectivité, universellement compréhensible (avec tous les risques d’anthropomorphisme) il serait plus sage de parler d’INTERSUBJECTIVITÉ. À la communauté d’interprétation la plus forte revient le pouvoir de dénommer ‘objectivement’ les choses.
Plus simplement, je voudrais que tu me présentes une seule personnes qui agisse OBJECTIVEMENT et non SUBJECTIVEMENT.
Comme l’ont bien vu les Sophistes, tout n’est qu’un jeu de rhétorique, en dictatures, certains sont moins égaux que d’autres mais en démocratie (L’Athènes des Sophistes), rien ne nous empêche de dire que les Psy est plus fou que son fou!
Lire Michel Foucault et voir One Flew Over the Cuckoo’s Nest!
« Nul ne peut décider qui est le véritable obsédé sexuel ? »
Ah ! le gout immodéré du paradoxe et du contre-pied…
Objectivement, dans cette histoire, le patient est un obsédé sexuel.
Subjectivement, il pense que c’est le psy qui l’est.
Le psy l’est peut-être mais, objectivement, dans les données de l’histoire, rien ne permet de le dire.
A quand la prochaine pirouette ?
C’était à cette histoire que je pensais.
Je suis heureux de voir que tu la connaissais.
Je la racontais dans presque tous mes cours, souvent à propos de la publicité subliminale; certains experts voyant des orgies dans les glaçons flottant dans le verre du scotch promu par l’annonce publicitaire.
Cette histoire, telle que je l’ai connue était racontée à propos des tests du Psy Suisse, Rorschach qui part de la présentation d’une collection de taches d’encre aux contours symétriques.
Évidemment l’intérêt est dans la chute. Elle conforte, il me semble, la thèse localisant le sens des propos (paroles, dessins, taches d’encre, etc. ‘utterances’ in English) chez le récepteur.
Nul ne peut décider qui est le véritable obsédé sexuel?
Le patient, dans cette histoire, est convaincu que l’obsédé c’est le Psy qui cache lâchement son obsession derrière sa ‘science,’ prétendant que sa collection de dessins pornos n’est qu’une batterie de tests de Rorschah!
Tu ne t’en sortiras pas comme ça! Pervers!
Cette même histoire de psy a une autre fin :
Après le triangle, l’arbre et l’avion et la dernière réponse du patient, le psy lui demande :
—Cher Monsieur, je n’arrive à comprendre comment la vision d’un triangle, d’un arbre ou d’un avion puisse vous faire penser à des femmes nues !
Alors le patient :
—C’est simple : je ne pense qu’à ça !
En réponse au tunnel d’Hitchcock
Ça me rappelle cette histoire :
Un psychologue fait passer un test à un patient. Il lui présente une succession de dessins en lui demandant de dire ce à quoi le dessin lui fait penser.
Premier dessin : un triangle
Le patient :
— Ça me fait penser à une femme, une femme avec une large poitrine, allongée nue sur une table…
—Bon , dit le psy
Deuxième dessin : un arbre
Le patient :
— Ça me fait penser à une femme, nue. Je vois ses seins, son sexe, ses…
—Bien, dit le psy
Troisième dessin : un avion
Le patient :
—Alors là, je vois deux femmes, nues, sur de la moquette. L’une a des petits seins et des fesses superbes, l’autre…
—Très bien, dit le psy. Je vois ce que c’est : vous êtes un obsédé sexuel.
Alors, le patient :
—Obsédé sexuel ! Obsédé sexuel ! Et qui est-ce qui me montre tous ces dessins cochons ?
Ça me fait penser au fameux tunnel de La mort aux trousses (N. by N.W.) d’Hitchcock qui est sensé nous faire penser à autre-chose… chose à laquelle je ne manque jamais de penser!
Décidément Philippe fait dans l’érotisme sublimé ou subliminal!