Blind diner – Pourquoi ?
Je me propose aujourd’hui de vous raconter comment est né et comment s’est développé ce bref roman, cette longue nouvelle, cette pièce de théâtre qui ne dit pas son nom, ‘’Blind dinner’’.
L’idée m’est venu de la remarque que me fit un jour un ami. « Hier soir, m’avait-il dit, nous avons dîné chez Untel. Personne ne connaissait personne. On s’est ennuyé comme des rats morts. On n’a pas idée d’organiser un dîner comme ça. Pour qu’une soirée soit réussie, il faut que les gens se connaissent, tout le monde sait ça ! » Je ne suis pas certain que ce soit là les mots exacts qu’il employa, mais c’était bien le concept : « Quand on ne connaît personne, on s’emmerde. »
Mon esprit de contradiction, qui toujours sommeille en moi juste à côté du cochon, me fit réagir immédiatement à l’aphorisme audacieux : « Mais, pas du tout ! Au contraire, les nouvelles personnalités, les professions différentes, les convictions intimes et les passions avouées que l’on pourra découvrir chez des inconnus peuvent être passionnantes et provoquer des discussions intéressantes et instructives, ou même seulement rigolotes. Je ne suis pas certain que ce soit là les mots que j’employai, mais c’était bien le concept : « Ce qu’il y a de bien avec les inconnus, c’est qu’on ne les connaît pas. »
Plutôt que de développer devant cet ami tous mes arguments en réponse à sa remarque, j’ai préféré annoncer que je ne tarderai pas à lui prouver le contraire par une prochaine nouvelle.
En voici les premières lignes :
« Ça fait longtemps que je trouve très agaçante cette manie de Renée d’avoir régulièrement chez elle à diner des gens qui ne se connaissent pas. Pourtant, même après toutes ces années, Anne et moi, on n’arrive pas à refuser ses invitations et, deux ou trois fois par an, voilà qu’on se retrouve vers huit heures et demi du soir dans son appartement de la Place des Vosges en compagnie de parfaits inconnus. (…)
Voilà pour le « pourquoi » de Blind diner.
A SUIVRE
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Blind dinner
Un « Blind dinner », c’est un dîner un peu particulier dans lequel les invités ne se connaissent pas. Dans les beaux quartiers, c’est très à la mode. Renée, la maitresse de maison, trouve cela très chic et parfois follement drôle. Mais ce soir-là, quand on a commencé à parler d’un mystérieux virus venant de Chine, le diner a vite tourné au vinaigre.
C’est effectivement la remarque que je me fais en fin du prochain « Carnet d’écriture » : ce pourrait être une pièce de théâtre. Mais, transformer Blind dinner en pièce demanderait beaucoup de travail de réécriture et surtout la création d’au moins un acte supplémentaire. Pour le moment, ça me parait une montagne.
Extrait de la lettre d’information de ce jour de Marc Fiorentino :
« Triste record en Iran : plus de pendaisons depuis le début d’année avec une accélération ces derniers mois, plus de 1 300 personnes. On attend toujours les manifestations à la République, les blocages de Sciences Po et les « all eyes on Iran » »
J’avais en son temps fait un commentaire très positif à propos de Blind Dinner que je considérais, toujours d’ailleurs, comme une pièce de théâtre classique respectant parfaitement les trois unités requises: unités de temps (une soirée), de lieu (un appartement, d’action (interactions inattendues entre personnes qui ne se connaissent pas). Je continue à penser que Blind Dinner devrait intéresser un metteur en scène de théâtre parisien, amateur ou professionnel, les salles de représentation ne manquent pas, le public non plus.