Journal de Campagne (3) : Questions sans réponse

Comment Macron a-t-il pu prononcer la dissolution ? Et pourquoi ? Je cherche encore à comprendre mais, malgré ma bonne volonté, je n’y arrive pas. 

Comment des socialistes ont-ils pu mettre leur signature en bas de l’invraisemblable programme du NFP ? 

Comment ont-ils pu se mettre sous la houlette du dictateur à tendance stalinienne qui est à la tête de LFI alors que leurs positions sur des sujets fondamentaux sont totalement incompatibles avec celles de Mélenchon ? 

Finalement, il était bien socialiste, Glucksmann, comme les autres. Après avoir raté le coche de la fondation d’un nouveau Parti socialiste, il a mangé son chapeau comme les autres. Il a avalé sa couleuvre, il a signé et il s’est rangé derrière le Lider Massimo, comme les autres.

Encore plus lamentable, mais moins surprenante : la candidature de François Hollande en Corrèze ! Un ancien président accepte l’investiture de Mélenchon pour redevenir député de Corrèze, département dont il n’aurait jamais dû sortir, pour défendre un projet économique indéfendable, soutenir le Hamas face à Israël, et autres âneries et ignominies. Décidément, les pingouins n’ont ni dignité, ni vergogne, ni sens du ridicule. 

Les LR sont décidément bien maladroits. Après avoir refusé pendant des mois de voter avec les macronistes des lois qu’ils auraient mises en oeuvre s’ils avaient été au pouvoir, voilà que les éléphants n’ont pas été fichus de se débarrasser proprement d’Éric Ciotti. Des éléphants, oui, mais dans un jeu de quilles.

Ce qui se passe aux deux extrêmes est une honte et ce qui se prépare aux même endroits est une catastrophe. Inutile de développer, d’argumenter, d’exposer ou d’expliquer. Parce que c’est évident. Mais aussi parce que plus personne n’écoute personne, plus aucun argument ne porte.

Alors, la seule chose qui reste à faire est, dans chaque circonscription, de voter au premier tour  pour ceux qui peuvent battre le mieux placé du RN ou du NFP, qu’ils soient LR-non Ciotti ou Macronistes compatibles. 

Le lamentable personnel politique des deux partis extrêmes et le contenu de leurs invraisemblables programmes ne permettent pas que l’on tente l’essai. Ce ne serait pas un saut dans le vide, mais un plongeon, tête la première, dans un profond fossé plein de choses gluantes et imprévisibles. 

L’enjeu est énorme. 

5 réflexions sur « Journal de Campagne (3) : Questions sans réponse »

  1. Bien d’accord avec cette décision prise par notre rédacteur en chef du JDC. Je préfère lire des commentaires ou des prises de position qui soient le fruit de réflexions personnelles plutôt que de simples renvois à des textes publiés par des officines sans explication du pourquoi de leur choix.

  2. Après avoir reçu, en dehors du cadre des commentaires au JdC, un texte de gauche plutot subtile m’expliquant pourquoi le NFP est une chance pour les électeurs du centre, voici un texte de droite, beaucoup moins subtile, qui voudrait m’engager à voter contre le centre.
    Après tout, c’est normal qu’un homme du centre m’appelle à voter à gauche, et c’est par ailleurs historiquement habituel qu’un homme de droite appelle à voter contre le centre.

    Le commentaire précédent ne donne pas ce texte de droite mais se limite à fournir le lien internet qui y conduit.
    J’ai hésité à publier ce lien qui mène à un texte aussi caricatural que mes propres chroniques. C’est dire ! Je le publie parce que je n’ai jamais pratiqué de censure sur ce journal. Mais j’annonce que c’est la dernière fois que je publie un commentaire se résumant à fournir un lien vers un article, sinon je serais vite conduit à relayer tout et n’importe quoi, polémiques, fake news, crédos, et anathèmes, ceci sans contrôle car je n’ai ni le temps, ni les moyens ni même l’envie de vérifier les identités et les sources. Je ferai de même pour qui ne ferait que recopier le texte d’un autre.
    Est-il besoin de préciser que je suis en désaccord avec le contenu de l’article de M.Bechade.

  3. Le renoncement à la vente du Domaine des Grignon, la première école d’agronomie en France, devenue par la suite l’AgroParisTech, confirmé ces jours derniers par les services du premier ministre, me touche plus que la vente annoncée de France Télévision. Grignon restera donc dans le domaine public (il était question ces dernières années de livrer le domaine au Paris-Saint-Germain puis à la rapacité d’un promoteur) et oeuvrera à la transition écologique des activités agricoles et alimentaires. Cette décision attendue depuis longtemps réjouit les anciens élèves de l’AgroParis Tech dont je suis.
    Voyez! Comme la plupart des français je m’intéresse d’abord à ce qui me concerne personnellement plutôt qu’aux grandes causes nationales. Non! C’est pas vrai. La chienlit qui se déroule en France depuis Dimanche dernier me concerne profondément et j’attends avec anxiété la suite. Cela dit, j’assume totalement ce que j’ai écrit ici même la semaine dernière à savoir que j’appelai de mes voeux cette dissolution car la chienlit politique depuis les élections de 2022 ne pouvait plus durer. C’est pas les JO qui allaient réconcilier tout le monde. On verra dans 15 jours ce qui sortira des urnes (vox populi vox dei) et la confirmation le 7 juillet. La France étant ce qu’elle est depuis la révolution, souvent ingouvernable, inconsistante, versatile, sujette à la traitrise de ceux qui sont censés la gouverner, au cannibalisme au sein des partis, etc, j’ai l’espoir que 1/ le parti du centre regagne sa place à l’assemblée dans un sursaut inattendu des électeurs, ou 2/ que si le RN gagne les français ayant enfin « essayer » cette voie se rendent compte qu’ils se sont trompés et renvoient les élus à leur base, ou 3/ mais ce n’est pas un espoir mais une crainte panique, que la Nupes-2 arrive en tête avec les risque d’un Mélanchon premier ministre, la volonté d’une 6ème république populaire, un chaos épouvantable. Dans les cas 1 et 2, j’attends là aussi un chaos sous forme de manifestations épouvantables elles aussi et des mouvements sociaux incontrôlables.

  4. Alors ? Trop sonné par les nouvelles pour réagir ? Pas une protestation, pas une contestation, pas un calembour ?
    La chape de plomb serait-elle déjà tombée ?
    Même la vente annoncée de France Télévision ne vous touche pas. D’accord, elle était de gauche, mais quand même. On appelle ça « vendre les bijoux (ou le château) de famille » pour couvrir les dépenses courantes. On peut les vendre, les bijoux, mais une seule fois. Tandis que les dépenses, c’est tous les ans.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *