Archives de catégorie : Citations & Morceaux choisis

Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (3)

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Lawrence d’Arabie

Probablement le plus grand film jamais tourné. Faut-il revenir sur le premier (et le seul) grand rôle de Peter O’Toole, sur la superbe apparition d’Omar Shariff dans le désert et dans le cinéma occidental, sur le gigantesque spectacle de Wadi Rum, sur la puissante musique de Maurice Jarre, le tout dans la réalisation grandiose de David Lean ?
Le plus grand film jamais tourné… 

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Lawrence d’Arabie

 

Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (2)

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Sept ans de réflexion

Un homme marié, fidèle, timide et imaginatif passe le mois d’aout seul dans la canicule de New York, tandis que sa femme et son fils sont au frais à la campagne. 
On sonne : c’est la nouvelle locataire du dessus qui apparait : Marylin Monroe, splendide, naïve, charmante.
Une de ces comédies des années 50 comme on n’en fera jamais plus. 

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Sept ans de réflexion

 

Le Wokisme a 50 ans

« Le signe distinctif par excellence de l’intellectuel américain, c’est la culpabilité. Se sentir personnellement coupable, c’est témoigner d’un haut standing moral et social, montrer patte blanche, prouver qu’on fait partie de l’élite. Avoir mauvaise conscience, c’est démontrer que l’on a une bonne conscience en parfait état de marche et, pour commencer, une conscience tout court. Il va sans dire que je ne parle pas ici de sincérité, je parle d’affectation. »

Romain Gary – Chien blanc – 1970 Continuer la lecture de Le Wokisme a 50 ans

À rebours, des Esseintes va chez le dentiste

Jean des Esseintes est le héros décadent du roman de Joris-Karl Huysmans « À rebours » paru en 1884.

Après une vie agitée pendant laquelle il a fait l’expérience de tout ce que pouvait lui offrir la société de son temps, il acquiert un pavillon de la banlieue parisienne.

Au préalable, il le fait décorer des tentures, tissus, papiers peints et tapis les plus raffinés, les plus introuvables, les plus onéreux et il y réunit les ouvrages les plus précieux à ses yeux, les objets les plus rares. Il peut à présent s’y retirer du monde et se consacrer à l’oisiveté et à l’étude.

Mais une nuit, des Esseintes eut mal aux dents. Ne pouvant se rendre Continuer la lecture de À rebours, des Esseintes va chez le dentiste

Rendez-vous à cinq heures : Take the A Train

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TAKE THE A TRAIN
Duke Ellington

Le plus fameux et le plus sophistiqué des Big Bang, celui de Duke Ellington, interprétant la plus fameuse composition du « Duke »,  Take the A train.

Ce morceau est extrait d’un double 33 tours enregistré en 1967 deux parties, la première au Carnegie Hall de New York, la seconde au Hollywood Bowl de Los Angeles. Entièrement Live, cet album extraordinaire  réuni énormément de stars du jazz de cette époque, entre autres : Ella Fitzgerald, T-Bone Walker, Clark Terry, Benny Carter, Coleman Hawkins, Zoot Sims, Bobby Durham, Louis Hayes, Oscar Peterson, Jimmy Jones,  Cat Anderson, Herbie Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : Take the A Train

Sentences, aphorismes et citations (en vrac)

Que deviendraient les hommes sans les femmes ?
Rares… de plus en plus rares…
Mark Twain

Au cours d’un  diner, une femme dit à Edgar Faure :
— Monsieur, je vous en  prie, cessez de me dévisager ainsi !
— Mais, Madame,  je ne vous dévisage pas, je vous envisage !

Il n’y a pas de vaccin contre la bêtise.
Albert Einstein

Ce que les hommes entendent par liberté n’est pas autre chose que l’ignorance des causes qui les déterminent.
Spinoza
et sans vouloir insister, mais quand Continuer la lecture de Sentences, aphorismes et citations (en vrac)

L’âme de la femme

morceau choisi 

J’ai parfois pensé que la nature d’une femme est comme une grande maison pleine de pièces : il y a le hall où tout le monde passe pour entrer et sortir ; le salon, où l’on reçoit les visites officielles ; la salle de séjour, où les membres de la famille vont et viennent à leur gré ; mais au-delà, bien au-delà, il y a d’autres pièces, dont les poignées de portes ne sont peut-être jamais tournées ; personne n’en connait le chemin, personne ne sait où elles mènent ; et dans la pièce la plus intime, le saint des saints, l’âme est assise seule et attend le pas de quelqu’un qui ne vient jamais.
Edith Wharton, La Plénitude de la vie, 1893 

C’est bien joli, Madame Wharton, de vouloir filer la métaphore, mais encore faudrait-il qu’elle ait Continuer la lecture de L’âme de la femme

Un diner de promo

Morceau choisi

Il y aura bientôt cinq ans, le 29 avril 2017, j’assistai à un dîner qui réunissait les anciens élèves de ma promotion de l’école des Ponts et Chaussées. Il s’agissait de la promotion 1966, c’est dire si aucun d’entre nous n’était vraiment neuf.
Quand la salle de restaurant fut pleine de mes congénères, la vision d’une abondance de crânes chauves, de barbes grises et de gilets de laine tricotés-main commença par réjouir mon esprit taquin. Mais elle m’inspira bientôt d’autres sentiments car, ce soir-là, pour la première fois, je réalisai l’âge avancé que nous avions atteint.

L’un des plaisirs sans cesse renouvelé que procure la lecture de Proust, c’est celui de constater que, nous aussi, un jour, nous avons éprouvé le sentiment qu’est en train de décrire le petit Marcel.
Et, le petit Marcel en est conscient. La preuve, voici ce qu’il écrit dans Le Temps retrouvé : Continuer la lecture de Un diner de promo