Je n’ai jamais vraiment aimé Serge Gainsbourg. Je sais qu’en avouant cela, je choque beaucoup de gens. C’est un peu comme si je disais « Les films de Godard m’ont toujours profondément ennuyé » ou « À tout bien considérer, Montaigne a dit beaucoup de banalités. » Moins grave qu’avouer ne pas aimer le poète officiel du fan club de Jane Birkin eut été de dire qu’il y avait beaucoup trop de notes dans la musique de Mozart ou pas assez de ketchup sur le foie gras poêlé.
Mais je le dis et je le confirme, je n’ai jamais Continuer la lecture de Je n’ai jamais aimé Gainsbourg
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ANÉANTIR
C’est aujourd’hui que parait le dernier livre de Houellebecq : « Anéantir » Je ne sais encore rien de ce roman et je ne veux rien savoir.
Ce que je sais, c’est que je l’attendais avec la même impatience que celle qui me tenait quand paraissait dans l’hebdomadaire de Tintin la première planche d’une de ses nouvelles aventures. « On a marché sur la Lune » ! Vous parlez d’un titre ! (Ça ne se produira vraiment que 15 années plus tard) ! J’avais 12 ans.
Aujourd’hui, j’ai beaucoup d’années en plus. « Anéantir ». Que cache ce titre ? Je m’en doute un peu, mais quand cela se produira-t-il vraiment ? Je l’attendais, ce livre, avec impatience, parce qu’une fois de plus, je le sens, il sera désespérant, certes, mais une fois de plus, il fera grincer des dents Continuer la lecture de ANÉANTIR
Dernière heure : Anne Hidalgo, une primaire à gauche
Dernière heure : 9/12/2021 – 06h30 : Anne Hidalgo, une primaire à gauche

Anne Hidalgo propose qu’une primaire à gauche se tienne pour désigner un candidat unique.
C’est effectivement la seule façon de s’en sortir.
Ne vous y trompez pas, je ne veux pas dire que c’est la seule façon de s’en sortir pour la gauche ! Car comment penser un seul instant pouvoir réunir derrière un seul candidat LFI, EELV, PS, Montebourg… ?
Non ! C’est la seule façon de s’en sortir pour A.H. Tombée à 3% Continuer la lecture de Dernière heure : Anne Hidalgo, une primaire à gauche
Rendez-vous à cinq heures : West Side Story
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WEST SIDE STORY
Sorti en 1961, j’ai vu ce film pour la première fois en 1962 à New York, complètement époustouflé tout d’abord par la musique de Leonard Bernstein, puis par les images de Robert Wise et enfin par la chorégraphie de Jerome Robbins, avec cette ouverture qui commence par une vue aérienne du West Side, alors en pleine décrépitude, et un plongeon sur un playground et sur une main qui marque un rythme lent en claquant des doigts.
Bien sûr, votre petit écran et les minables hauts parleurs dont il est équipé ne rendront justice Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : West Side Story
Brèves de mon comptoir (13)
2/11 : Parlons un peu des éoliennes…
C’est ça, parlons-en ! C’est pas comme le vaccin : c’est pas un sujet qui fâche !
Le vent se lève, et c’est un comble, contre les éoliennes ! Après qu’on les ait accusées de tous les maux, y compris de favoriser la tremblante du mouton Avranchin et les ongles incarnés, la seule objection qui demeure vraiment, c’est la nuisance esthétique. Le monde rural se mobiliserait, dit-on, pour qu’on ne dépare pas nos beaux paysages de campagne avec ces grands fantômes blancs qui agitent les bras.
« Ne déparons les paysages de campagne, surtout maintenant que nous y avons une maison ! » va répétant l’écolo-bobo-citadin volubile et rouspéteur, allié objectif mais temporaire du paysan taciturne et vindicatif.
Eh bien, moi, je ne suis pas d’accord Continuer la lecture de Brèves de mon comptoir (13)
Rendez-vous à cinq heures : Un grand quart d’heure de grâce
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Un grand quart d’heure de grâce
ICela fait déjà quelques mois que, grâce au JdC, vous avez pu ré-écouter quelques délires de Jean Yanne extraits des enregistrements de l’émission « Les Grosses Têtes » qui, autrefois, faisait souvent la joie des automobilistes rentrant au foyer conjugal après une dure journée de labeur ou un long déjeuner d’affaires. Entendre ce qu’est devenu cette émission après la disparition de Jean Yanne et de son acolyte favori, Jacques Martin, est un crève-coeur. Réécouter Yanne et Martin se renvoyer la balle est un plaisir nostalgique.
Aujourd’hui, vous avez bien un grand quart d’heure à ne rien faire ? Oui ? Alors cliquez :
Sacrée soirée ! (13)
13
Un silence gêné s’est établi autour de la table. Les invités s’absorbent dans la contemplation de leur assiette ou affectent de déguster longuement le Château La Dominique qu’on leur a servi après le Sauternes qui accompagnait le foie gras. Longchamp doit se sentir quand même un peu crasseux car c’est lui qui parle le premier pour quémander l’approbation de l’assistance.
— Vous avez vu ? demande-t-il en jetant un regard circulaire sur les invités. On ne peut pas discuter avec ces gens-là ; ils montent tout de suite sur leurs grands chevaux. Ça prouve bien qu’ils ont quelque chose à cacher, vous ne trouvez pas ?
— C’est dommage qu’André soit parti, parce que c’est un sujet intéressant.
C’est Marcelle, la Maire de Gentilly, qui vient de parler. Elle a dit ça calmement, affectant de découper encore en plus petit Continuer la lecture de Sacrée soirée ! (13)
Rendez-vous à cinq heures : Le Karakorum
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Le Karakorum
par Guy
La Route du Karakorum, là-bas au Pakistan, la KKH, vous connaissez ?
A l’occasion de la fin d’une mission à Karachi (études du Génie Civil du nouvel aéroport, je passe…), je ne pouvais quitter cette terre sans visiter ce lieu magique. YouTube peut vous le confirmer.

Donc, Karachi-Islamadad puis, en autocar, Rawalpendi Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : Le Karakorum
Dernière heure : Quoi qu’il en coûte !
Dernière heure : Quoi qu’il en coûte !
Aujourd’hui, je recopie purement et simplement le
MORNING ZAPPING DE MARC FIORENTINO
de ce jour qui m’a paru particulièrement lumineux. J’ai même eu l’impression de comprendre. Mais bien sûr, il faut se méfier de la première impression.
IL A SAUVÉ L’ÉCONOMIE MONDIALE
Le « quoi qu’il en coûte » a sauvé l’économie mondiale.
Alors que la crise sanitaire avait mis à l’arrêt complet l’économie mondiale, les gouvernements et les banques centrales ont décidé de faire « whatever it takes » pour compenser au dollar, à l’euro, au yen, au yuan près la chute de la croissance.
Mais Bruno Le Maire a annoncé hier : « Le « quoi qu’il en coûte » c’est fini.
SANS PRÉCÉDENT
Comme nous l’avons répété ici, à multiples reprises, dès les premiers jours de la crise sanitaire, cette crise économique n’a ressemblé Continuer la lecture de Dernière heure : Quoi qu’il en coûte !
Rendez-vous à cinq heures au Temple du Soleil
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L’ÉTRANGE AFFAIRE DU TEMPLE DU SOLEIL
par Jim, envoyé spécial à Moulinsart
Cette affaire du Temple du Soleil, détruit par un tremblement de terre, puis ses ruines livrées à un pillage infâme, maintenant l’objet d’un projet de reconstruction sous l’égide d’une association aux intentions plus ou moins louches qui se domicilie au Château de Moulinsart, cette affaire, donc, mérite que nous nous intéressions à ses dessous et à leur propreté. Tout d’abord, existe-t-il un lien entre Moulinsart d’une part, ses acolytes Tintin, Hadock, Tournesol, le JDC d’autre part, et ce temple du soleil d’origine inca ? A l’évidence il y en a un, nous verrons plus loin lequel. Mais avant cela, que pouvait bien faire un temple inca à proximité de Champ-de-Faye, un paisible hameau de l’Aisne ? Cette improbabilité iconoclaste a été levée par le célèbre écrivain investigateur Laurent Binet (HHhH ; La septième fonction du langage) dans son dernier livre Civilisations. Binet nous apporte une explication uchronique mais irréfutable : l’inca Atahualpa, en guerre avec son frère, trop à l’étroit sur un territoire trop petit pour y avoir deux chefs, fatigué de porter sa misère hautaine, il décida avec quelques fidèles, ivres d’un rêve héroïque et brutal, de partir comme un vol de gerfauts hors du charnier natal sur l’océan vers l’est à la conquête d’un nouveau royaume. C’est ainsi qu’ils débarquèrent à Lisbonne en 1531, ville qui venait de subir un tremblement de terre dévastateur. Atahualpa ne se découragea pas et Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures au Temple du Soleil