Trois jours…

Trois jours sans rien dire, sans rien montrer ; le JdC est resté trois jours sans un mot, sans une image.

J’aurais trouvé indécent de publier un des aphorismes blagueur que j’affectionne, une jolie photo de Paris, un texte doucement nostalgique ou ironiquement observateur. Voilà pourquoi le JdC est resté trois jours sans mots, sans images, dans le noir.

Trois jours ont passé, et pendant ces trois jours, les yeux et les oreilles rivés sur BFM, l’index collé sur Facebook, j’ai entendu et vu beaucoup de choses, beaucoup d’émotion, et aussi quelques bêtises, et parfois un peu de postures et d’affectation. Mais ces bêtises, ces postures, tout ça, c’est excusable. On les mettra sur le compte de la colère, de l’exaltation, de la douleur.

La vie va reprendre. Dimanche soir, dans Paris, des gens se rassemblaient Place de la République pour déposer des fleurs et des bougies, d’autres remplissaient les terrasses des cafés. Lundi, ils ont recommencé. La vie a déjà repris.

Dimanche matin, il faisait beau, beau comme jamais. Pour clore son émission sur France Culture, Philippe Meyer a sobrement dit la fin de ce poème d’Aragon (Maintenant que la jeunesse) :

Il fait beau comme jamais
Un temps à rire et à courir
Un temps à ne pas mourir
Un temps à craindre le pire
Il fait beau comme jamais.

 

 

2 réflexions au sujet de « Trois jours… »

  1. Qu’il fasse beau, c’est encourageant, haut les coeurs et tout ça..
    Mais une telle situation me met en colère, et je pense plutôt à
    « Aux armes citoyens,
    Formez vos bataillons!
    Marchons, marchons,
    Qu’un sang impur (celui des djihadistes)
    Abreuve nos sillons »

    Ou encore, de Joan Baez:
    « We shall overcome some day »

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