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LES DERNIERS JOURS DE FACEBOOK
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La vraie raison de mon départ, c’est pour aujourd’hui. Mon départ aussi, d’ailleurs.

Oui, parce que dès ce soir, je m’en irai de Facebook, avec mon journal sous le bras, mon JOURNAL DES COUTHEILLAS. (Vous ai-je déjà dit que vous pourrez toujours le retrouver sur le site leblogdescoutheillas ?)

Si je m’en vais, c’est à cause du Président des Etats-Unis, et un peu aussi à cause du Brexit.

On sait aujourd’hui que ce ne sont pas les données de 50 millions d’abonnés qui ont été détournées, mais de 87 millions. On sait que ces détournements ont été effectués en 2014 et 2015 par Cambridge Analytica, société britannique engagée par Paul Manafort, alors directeur de la campagne présidentielle 2016 de Donald Trump, aujourd’hui objet de poursuites judiciaires sur 12 chefs d’inculpation (sans relation pour l’instant avec cette campagne).

On sait que ces données ont permis d’influencer les électeurs US et UK en leur disant, en des termes adaptés à leur personnalité : « ne votez pas pour Hillary » ou « votez pour le Brexit« . Compte tenu de la faiblesse des écarts dans les deux scrutins, on peut très raisonnablement penser que sans Cambridge Analytica, donc sans Facebook, les résultats auraient été inversés. Nous devons donc à Facebook l’actuelle présidence ubuesque et dangereuse des USA et la couteuse et pénible sortie de l’UK de l’Europe.

On sait que Mark Zuckerberg vient de déclarer devant une centaine de journalistes qu’il était désolé, que sa société n’avait pas prêté une attention suffisante à la sécurité, qu’il allait remédier à tout ça. Mais il a dit aussi qu’il demeurait l’homme le plus qualifié pour diriger Facebook.

On ne saura pas ce que le Parlement britannique pense de tout ça, parce que Zuckerberg a choisi de ne pas se rendre à son invitation. Mais on saura bientôt ce que le Congrès US en pense, car c’est aujourd’hui que le CEO de Facebook est auditionné.

Quoiqu’il puisse se passer tout à l’heure à Washington DC, ma décision est prise : je m’en vais.

A demain sur le JOURNAL DES COUTHEILLAS.

On va enfin pouvoir parler d’autres choses. De la rue de Rennes, par exemple.

CAR DEMAIN, CE SERA L’AVANT-DERNIER ÉPISODE

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