RUE DES MARTYRS
ou
FAIRE DU VÉLO AVEC UN BON COPAIN LE DIMANCHE MATIN
EN PLEIN HIVER
ET AUTRES PLAISIRS MAJUSCULES
Le souvenir du réveil difficile par un dimanche lugubre de février est déjà loin. Le bol de café vite avalé en grelottant dans la cuisine pendant que madame et les enfants rêvent au fond de leurs lits, l’habillage fastidieux avec ces multiples couches de vêtements qui vous font ressembler plus à une poupée russe qu’à un champion du monde sur piste, la paire de gants indispensables à la survie qui demeure introuvable, le bonnet grotesque que vous a imposé votre épouse faute d’en trouver un plus adapté, le vélo grinçant que vous poussez délicatement dans l’entrée de l’immeuble pour ne pas réveiller les gens normaux, la gifle de la bise qui vous arrache vos dernières illusions, tout cela n’est rien en comparaison de ce qui vous attend ce matin-là où vous avez relevé le défi, vous allez faire du vélo avec un bon copain. Vous vous demandez d’ailleurs en escaladant votre engin quelle est la définition exacte d’un bon copain. Il vous faudra trouver une réponse à cette question cruciale avant de prendre tout nouvel engagement susceptible de grever vos rares moments de repos. Vous n’imaginiez pas non plus que le dimanche le thermomètre affichait cinq degrés de moins que les autres jours de la semaine. De toute façon, Continuer la lecture de Rue des martyrs

Quand je dis « horreurs », je ne veux pas parler du Sacré-Coeur de Montmartre ni de l’Institut Imagine du Boulevard Montparnasse
, non, je veux parler des horreurs récentes, celles que nous devons à notre Maire, toujours détestée mais toujours élue, celle dont je croyais bien avoir réglé le compte en révélant ses dictatoriales méthodes et ses perfides intentions dans mon explosif essai : « L’interminable et lamentable histoire des disparus de la rue de Rennes ». Hélas, cet ouvrage, pourtant remarquable ne serait-ce que par le sérieux de ses recherches, n’a pas rencontré le succès escompté, que ce soit auprès de la presse mainstream ou spécialisée, toujours à la botte du pouvoir en place, auprès des éditeurs pusillanimes et terrorisés par les éventuelles représailles d’une administration totalitaire, ou auprès du public (quoique les trois personnes qui l’avaient lu en entier m’aient déclaré spontanément que « ouais, c’était rigolo ».)