Brèves de mon comptoir (14)

ATTENTION : Aujourd’hui, cette brève est une tartine.

Mais c’est Dimanche !

7/11 : À propos d’Eric Zemmour

C’est vrai que ce n’est pas bien d’attaquer les gens sur leur physique, mais parfois, comment y résister ?

Eric Zemmour, polémiste d’extrême droite

Nosferatu, Comte Dracula, vampire des Carpathes

Ça fait peur, non ?

6/11 : A propos d’Anne Hidalgo

C’est vrai que, quand on est un gentleman, pas plus qu’on n’attaque les gens sur leur physique, on ne tire sur une ambulance. Mais quand même, souvent, ça fait plaisir. Donc : 

1- Apres avoir juré, lors de sa campagne aux dernières Municipales de Paris, que jamais, au grand jamais, elle ne se présenterait aux prochaines Présidentielles, on sait aujourd’hui ce qu’il en est des promesses d’Anne Hidalgo. On aurait pu s’en douter, car c’est bien naturel, quandon a réussi si parfaitement à bloquer, enlaidir et ruiner la capitale, que de vouloir passer à l’étape suivante, ou plutôt à l’étage au dessus  en s’attaquant au pays tout entier.

2- Sa gestion autoritaire (dictatoriale ?) de la politique urbaine, notamment dans le domaine de la circulation (lutte idéologique contre l’automobile assimilée à la fachosphère) et de l’esthétique (ne pas figer la ville dans le formol-(sic)) lui permet, avec le soutien et peut-être même le pilotage des Verts exacerbés, de réaliser des modifications désastreuses et probablement définitives de la ville, qui aujourd’hui fait penser de plus en plus à celles des années 60 d’au delà du rideau de fer, avec leurs larges prospects déserts et leurs ornements issus d’un art contemporain officiel. 

3- En même temps que Paris se couvre de chantiers, de feux et de panneaux de circulation provisoires, de barrières en béton et de  de signalisations au sol anarchiques, la ville se couvre de détritus, tandis que mêmes les autobus et les taxis ne peuvent plus avancer. 

4- Les mesures de pollution, les enquêtes de satisfaction et les comptages de circulation sont trafiqués pour convaincre s’il en était besoin le bobo-écolo-hidalgo-parisien de l’acquisition de la liberté par la bicyclette (Fahrrad macht frei) et de la joie par la trottinette (Freude am Roller) et tant pis pour ceux qui n’aiment pas ça. 

5 – Jusqu’ici cachée par les conséquences des mesures sanitaires anti-COVID, la transformation de Paris est désormais évidente : de la ville active, foisonnante et passionnante qu’elle fut, Paris devient le royaume du tourisme de masse, des centaures aux heures fixes, moitié-vélo/moitié-actifs, et des porteurs Deliveroo aux trajets hystériques et suicidaires.

Bon, vous me direz, tout ça donne de Notre-Drame de Paris plutôt l’image d’un char soviétique T34 que d’une ambulance. Mais attendez un peu :  la voilà, l’ambulance.

Anne Hidalgo

Adoubée à reculons par un P.S. dépeuplé, Anne Hidalgo mène sa campagne présidentielle sans l’aide des écolos qui ont leur propre candidat. On se demande alors quel est cet ennemi caché au sein du Parti Socialiste qui lui a conseillé les thèmes majeurs qu’elle a abordés jusqu’ici : 

 

  • Doublement du salaire des professeurs dont même les intéressés savent que c’est impossible. 
  • Faire en sorte que les usagers — dans son monde, on ne dit pas client — des trains achètent leurs billets non plus à des machines mais à de vraies personnes, car discuter le bout de gras à travers un hygiaphone de la SNCF est une évidemment une préoccupation majeure de l’électeur standard.   
  • Réduire la vitesse sur autoroute à 110 km/heure, parce que ça, c’est une réforme fondamentale qui marquerait une Présidence.

Pour l’instant, c’est tout ce qu’on peut retenir de son programme. Attendons la suite. 

En attendant, demandons nous aussi qui peut bien lui susurrer les petites phrases qu’elle croit assassines ou définitives et qu’elle lâche de temps en temps, par exemple quand elle traite de Guignol un futur adversaire, aussi déplaisant soit-il (voir ci-dessus), ou lorsqu’elle déclare que le PS est en état de mort cérébrale. Il est vrai que la formule est jolie, utilisée par E.Macron à propos de l’OTAN. Mais contrairement à l’OTAN qui ne dispose pas de moyen de rétorsion, le Parti Socialiste, financier de sa campagne, pourrait bien se réveiller et laisser tomber la candidate si les sondages ne se décident pas à décoller. 

Et puis le summum… Mais enfin ! Qui lui a conseillé d’aller se faire adouber par François Hollande ? C’est tellement idiot que ce doit être de sa propre initiative. Il se trouve que l’ermite de Tulle en a marre de son ermitage, et qu’il voudrait bien renouveler avec Hidalgo le coup dont il a bénéficié autrefois avec Strauss-Kahn : se présenter en pis aller, faute de mieux, comme candidat du dernier recours quand le PS aura laissé tomber Hidalgo. Il est donc vraisemblable que l’ancien président aura plutôt tendance à lui savonner la planche qu’à la laisser grimper sur ses épaules de nain politique. D’ailleurs, on se souvient qu’il y a quelques années, il avait dit d’elle qu’il était « sidéré par sa bêtise et sa violence ». Mais bof ! Finalement, elle n’a pas grand chose à craindre de l’influence de François Hollande, l’homme que ses anciens électeurs détestent aujourd’hui et qui fait rigoler tous les autres depuis longtemps. 

Bon, de toute façon, elle n’ira pas bien loin, comme vous le démontrera le texte qui paraîtra ici demain matin. 

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