Archives mensuelles : juin 2022

Top gun : Maverick – Critique aisée n°232

temps de lecture : 4 minutes 

Critique aisée n°232

Top Gun : Maverick
Joseph Kosinski – 2022
Tom Cruise…

Quand on m’a dit que ‘Top Gun, Maverick’ sortait le même jour à Paris et à Cannes, j’étais comme un gamin. Il fallait absolument que je vois ça, ce jour-là, maintenant, tout de suite. Caprice d’adolescent, urgence absolue, rien ne devait pouvoir s’y opposer.

Quand j’avais vu le premier Top Gun, c’était au milieu des années 80. Je n’avais plus quinze ans depuis longtemps. Pourtant, j’aimais encore et j’aime toujours ces scènes de porte-avions…
…l’étrave du gigantesque navire déchire la mer dans la lumière orange du Continuer la lecture de Top gun : Maverick – Critique aisée n°232

Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (35)

La page de 16h47 est ouverte…

Un jour de pluie à New york
Woody Allen – 2019
Timothée Chalamet, Elle Fanning

Excellente comédie légère et sophistiquée new-yorkaise ayant reçu aux USA comme en France d’excellentes critiques. Voici un court extrait de ce que j’écrivais dans ma Critique aisée de septembre 2019 :

« J’aime la pluie à condition que ce soit en ville, j’y aime l’automne aussi, j’aime les chansons de Bing Crosby et la musique d’Oscar Peterson, et aussi celle des piano-bar, j’aime les voix-off à la Truffaut, j’aime les dialogues brillants et désabusés, j’aime Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (35)

C’était un jour qu’était pas fait comme les autres

temps de lecture : 20 minutes 

Deuxième chance :
Voici le texte intégral de ce qui a été publié ici en 4 épisodes entre les 19 et 22 mai dernier. 

1

C’était un jour qu’était pas fait comme les autres. Je l’avais bien senti dès le début, moi, qu’il était pas fait comme les autres, ce jour. D’abord, quand je m’étais réveillé, y avait pas cette odeur habituelle de soupe aux poireaux. C’est mon voisin du dessous, Grospied. Il se fait une soupe aux poireaux tous les matins avant de partir bosser, cet emmerdeur. Ça empeste la cour et la cage d’escalier et ça rentre chez moi par les fissures du plancher. Je pourrais lui dire à Grospied qu’il pourrait se faire du café à la place de la soupe aux poireaux, et que ça serait mieux pour tout le monde, mais depuis qu’il est arrivé dans l’immeuble, il y a six ans, je lui ai pas dit un mot. Lui non plus, d’ailleurs. Ben oui, quoi ! Avec les voisins, vaut mieux pas être trop intime, sans ça ils deviennent vite envahissants.

Bref ! Ça sentait pas le poireau, c’était bizarre, mais bon ! Comme d’habitude, je m’étais fait mes sardines grillées et je les avais fait passer avec une bonne tasse de chocolat chaud. Quoi ? Qu’est-ce qu’y a ? Chacun fait comme y veut, non ? Moi, c’est comme ça tous les matins : chocolat chaud et sardines grillées. Dans l’immeuble, personne s’est jamais plaint. Manquerait plus que ça ! Après, je me suis habillé, j’ai enjambé l’enveloppe qui traînait sur le palier — probable que c’était encore une facture — et je suis parti au boulot. J’y pensais pas plus que ça à l’absence de poireaux. Je me disais comme ça : bon, ce matin, y a pas de poireaux ! Eh ben, tant mieux ! Peut-être même qu’il est mort, Grospied ! Avec un peu de chance…

Et puis deux minutes plus tard, y a un type Continuer la lecture de C’était un jour qu’était pas fait comme les autres