Archives de catégorie : Citations & Morceaux choisis

Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (27)

La page de 16h47 est ouverte…

La nuit américaine
François Truffaut – 1973
Jaqueline Bisset, jean-Pierre Léaud, Jean  Pierre Aumont

Du cinéma dans le cinéma ; pour moi le meilleur Truffaut avec les 400 coups.
Une leçon de mise en scène, le métier de réalisateur vu du côté artisanal, un Jean-Pierre Léaud sympathique et bon comédien comme il ne le fut jamais plus, un Jean-Pierre Aumont mature et rayonnant, une Jacqueline Bisset absolument magnifique.Oscar 1974 du meilleur film étranger.

Vous avez droit à deux extraits :

https://www.youtube.com/watch?v=9cAJd82SB00

https://www.youtube.com/watch?v=1HCs2yaP-c4

Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (26)

La page de 16h47 est ouverte…

Midnight Cowboy
John Schlesinger-1969
Dustin Hoffman, Jon Voight

Dustin Hoffman a 32 ans. Il sort tout juste de son premier grand rôle dans Le Lauréat.
Jon Voight, 31 ans,  trouve le sien dans le personnage de Joe Buck
Le film remporte 3 oscars (film, réalisateur, scénario)

Regardez ce mélange de petits extraits sur fond de cette Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (26)

Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (25)

La page de 16h47 est ouverte…

The Man Who Shot Liberty Valence
John Ford – 1962
John Wayne, James Stewart, Lee Marvin

Film parfait, sobre et mélancolique, teinté parfois d’humour. Entre ces deux monstres sacrés qu’étaient John Wayne et James Stewart, à 38 ans, Lee Marvin apparait enfin comme un acteur exceptionnel et démarre sa vraie carrière.

Non mais, regardez un peu cette scène !
« That’s my steack, Valence ! »
Et pour cela, ciquez sur le lien ci-dessous :

https://youtu.be/mejzuQ9kVbs

 

 

 

East Side, West Side

Le projet nait en 1947, si près de la fin de la seconde guerre mondiale. Un ami de Jerome Robbins prépare une scène de Roméo et Juliette pour un cours de théâtre. Il demande aux chorégraphe s’il serait possible de moderniser l’histoire de Shakespeare. Robbins est séduit par l’idée. Il en parle à Leonard Bernstein et tous deux sentent qui il y a là quelque chose. Il conçoivent la première version d’un spectacle musical qu’ils intitule dans un premier temps East Side Story. Maria est juive, et Tony un italien catholique de Greenwich Village. Comme souvent, le projet demeure en suspens quelques années. Quand ils le reprennent en 1955, ils décident de transposer le conflit religieux en conflit racial. Entre-temps, il y eut des oppositions, des pressions, une probable certitude dans l’esprit de Robbins et de Bernstein que l’opposition juifs–catholiques était trop explosive dans ces années-là, dans ces quartiers-là, Lower East Side, Little Italy. Le projet East Side devint donc West Side et l’antagonisme, Portoricains contre Américains Blancs. Après tout, il y a des tenements aussi dans le West End, et de la misère. Les immigrants portoricains sont si nombreux que le quartier de San Juan Hill porte le nom même de la capitale portoricaine. Le spectacle — on peut difficilement parler de comédie musicale, plutôt de tragédie musicale — amorce sa tournée le 18 août 1p57 à Washington. il s’installe au Winter Garden de Broadway le 26 septembre. C’est un triomphe. Les salles sont Continuer la lecture de East Side, West Side

Restez chez vous !

Morceaux choisis

Voici pour commencer un court extrait du très léger et tout dernier livre de Philippe Delerm : New York sans New York.

« Il y a eu une époque où pouvoir se targuer d’un périple lointain vous conférait un prestige. Aujourd’hui, même un mot aussi miraculeux que Taj Mahal a perdu son pouvoir poétique. Tout le monde imagine à l’avance ces queues dans les aéroports et ces longs retards humiliants, ces désœuvrements peu gratifiants, ce désir entravé, essoufflé, teint brouillé, posture avachie, tee-shirt de fraîcheur matinale devenu avant même le départ relâché, douteux, uniforme ennuyeux des riches pauvres»

Si je publie cette chose, ce n’est pas que je la trouve particulièrement réussie sur le plan littéraire, c’est parce qu’elle contribue à me conforter dans mon opinion sur le tourisme et les voyages.
Mais je n’ai pas attendu de lire le New York sans New York.de Delerm avant-hier soir pour avoir les voyages touristiques et le tourisme en horreur. Je pense que ça m’est venu très vite, très tôt dans ma désormais longue existence. C’était sans doute une tendance naturelle que n’a pas manqué de renforcer l’expérience acquise au cours des ans et la lecture des grands anciens.

Ah ! les Grands Anciens ! Par exemple, tenez ! Louis-Ferdinand Céline, lapidaire :

Le voyage, un petit vertige pour couillons…

 et Samuel Beckett qui confirme :

 On ne voyage pas pour le plaisir. On est con, mais pas à ce point-là !

 Car il ne peut y avoir de satisfaction véritable dans le tourisme, et Cesare Continuer la lecture de Restez chez vous !

Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (24)

La page de 16h47 est ouverte…

Shane (l’Homme des vallées perdues)
George Stevens – 1953
Alan Ladd, Van Heflin, Jack Palance

Film magique que j’ai vu quand j’avais 10 ans. Le petit garçon sous la table, c’est moi !
Un duel final, devenu un archétype du genre, un modèle d’intensité et de sobriété, bien loin des gros plans appuyés de Sergio Leone et des éclaboussures de sang de Quentin Tarentino.
Remarquable Jack Palance, dont le personnage étiré et froid a servi de modèle à plus d’un, dont Morris, dessinateur de Lucky Luke pour son personnage de Phil Defer.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir ce duel fondateur devenu mythique :

https://youtu.be/