Archives de catégorie : Thème imposé

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (66)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (66)

3/09/2020

Jeu de l’excipit

Voici le cinquième texte participant au jeu. 

On rappelle qu’ils s’agissait d’écrire un texte original se terminant obligatoirement par les lignes suivantes :

Par la fenêtre du salon, Sassi Manoon regarda les feux du yacht disparaitre dans la nuit. Un des policiers vint lui tenir compagnie.
— Voyez-vous, miss Manoon, dit-il au bout d’un instant, ce sont des jeunes gens comme ceux-là qui me donnent confiance en l’avenir.
— Pour moi aussi, dit Sassi Manoon, c’est la même chose.

 

SASSI MANOON 5

 

De bonne heure ce matin-là après avoir vidé la cave du foyer, plusieurs anciens élèves évoquèrent avec émotion le destin tragique de la belle Constance Bonacieux. L’un des plus brillants d’entre nous et l’une de nos plus belles plumes, Philippe Coutais, dont les initiales étaient aussi celles de notre prestigieuse école d’ingénieurs vénérant depuis deux siècles la mémoire de son illustre fondateur, Napoléon Bonaparte, souhaita rédiger une biographie en hommage à cette héroïne oubliée de l’Histoire de France.

Peu contrariants de nature mais doutant du bien-fondé de cette réhabilitation tardive, mes camarades et moi-même renonçâmes à en dissuader Continuer la lecture de RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (66)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (65)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (65)

1/09/2020

Jeu de l’excipit

Voici le quatrième texte participant au jeu. 

On rappelle qu’ils s’agissait d’écrire un texte original se terminant obligatoirement par les lignes suivantes :

Par la fenêtre du salon, Sassi Manoon regarda les feux du yacht disparaitre dans la nuit. Un des policiers vint lui tenir compagnie.
— Voyez-vous, miss Manoon, dit-il au bout d’un instant, ce sont des jeunes gens comme ceux-là qui me donnent confiance en l’avenir.
— Pour moi aussi, dit Sassi Manoon, c’est la même chose.

 

SASSI MANOON 4

La Belle Angèle

Vers la fin du mois de septembre 1960, sur l’une de ces rias typiques de la côte de la Cornouaille anglaise, la Helford River qui s’insinue dans les terres jusqu’à Gweek, remontait paresseusement un petit cotre breton, La Belle Angèle, profitant du flot et d’une légère brise de suroit. Ces rias de Cornouaille, ou creeks, expriment la beauté grandiose d’une nature ou s’entremêlent la mer, les collines verdoyantes et le ciel constamment changeant, magnifiée par l’apport de l’homme qui a su l’exploiter sans la dénaturer, en y ajoutant des petites taches blanches sur le paysage avec des moutons, en y implantant des belles maisons, cottages ou châteaux nichés au fond des vallées descendant vers le rivage, mais aussi quelques pubs auxquels on accède Continuer la lecture de RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (65)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (64)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (64)

30/08/2020

Jeu de l’excipit

Un cinquième texte « Sassi Manoon » vient de parvenir au JdC. Il n’est pas trop tard pour envoyer le vôtre. En attendant, voici le troisième.

On rappelle qu’ils s’agissait d’écrire un texte original se terminant obligatoirement par les lignes suivantes :

Par la fenêtre du salon, Sassi Manoon regarda les feux du yacht disparaitre dans la nuit. Un des policiers vint lui tenir compagnie.
— Voyez-vous, miss Manoon, dit-il au bout d’un instant, ce sont des jeunes gens comme ceux-là qui me donnent confiance en l’avenir.
— Pour moi aussi, dit Sassi Manoon, c’est la même chose.

 

SASSI MANOON 3

 

Sassi Manoon et le What’s Next ?

Depuis le porche de sa maison, Sassi Manoon observait le petit yacht qui se dirigeait droit vers l’appontement. Il naviguait plein Est, au moteur, lentement, ses voiles affalées sur le pont. Il semblait un peu trop bas sur l’eau et malgré l’absence totale de vent, il gitait fortement sur bâbord. Dans un quart d’heure, il serait au ponton. Sassi Manoon descendit Continuer la lecture de RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (64)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (63)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (63)

28/08/2020

Jeu de l’excipit

Voici le deuxième texte participant au jeu. 

On rappelle pqu’ils s’agissait d’écrire un texte original se terminant obligatoirement par les lignes suivantes :

Par la fenêtre du salon, Sassi Manoon regarda les feux du yacht disparaitre dans la nuit. Un des policiers vint lui tenir compagnie.
— Voyez-vous, miss Manoon, dit-il au bout d’un instant, ce sont des jeunes gens comme ceux-là qui me donnent confiance en l’avenir.
— Pour moi aussi, dit Sassi Manoon, c’est la même chose.

SASSI MANOON 2

La Princesse Manoon de Hohenzollern, celle dont les livres d’Histoire ont retenu le célèbre surnom de Sassi, était l’héritière d’une des plus grandes familles de la noblesse autrichienne. Ses parents, l’Archiduc François-Joseph et sa mère, la non moins célèbre Romy des Cahiers du Cinéma, l’autorisèrent Continuer la lecture de RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (63)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (62)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (62)

26/08/2020

ANTE SCRIPTUM : à défaut d’interdire la bêtise, ce qui parait être une mesure trop impopulaire pour être applicable, ne serait-il pas temps d’interdire le football ?

Jeu de l’excipit

premier concurrent 

A ce jour, le Journal des Coutheillas a reçu 4 textes répondant aux règles du jeu de l’excipit proposé.
Ces textes vont être publiés de façon anonyme dans le cadre des Rendez-vous à cinq heures à raison d’un texte tous les deux jours. Si d’autres textes devaient être reçus par la suite, ils seraient publiés à la suite dans le même cadre.
Pour éviter de froisser quelques susceptibilités et de flatter quelques ego, on ne demandera pas aux lecteurs de classer ces textes par ordre de préférence. On leur demandera seulement, quand le temps sera venu, d’en reconnaitre leurs auteurs dont la liste sera fournie également en temps utile.

On rappelle pour les retardataires qu’ils s’agissait d’écrire un texte original se terminant obligatoirement par les lignes suivantes :

Par la fenêtre du salon, Sassi Manoon regarda les feux du yacht disparaitre dans la nuit. Un des policiers vint lui tenir compagnie.
— Voyez-vous, miss Manoon, dit-il au bout d’un instant, ce sont des jeunes gens comme ceux-là qui me donnent confiance en l’avenir.
— Pour moi aussi, dit Sassi Manoon, c’est la même chose.

Voici donc le premier texte :

SASSI MANOON 1

Résumé

Bien sûr, Sassi avait perdu son mari dans l’affaire mais pas son honneur, et encore moins son avenir matériel, tous les deux intacts grâce à ces deux jeunes garçons. Personne ne saurait, et surtout pas la police, l’origine du drame : un adultère banal avec deux morts accidentelles, enfin presque.

Longtemps, Sassi Manoon ne s’était pas levée de bonne heure et son mari ne semblait guère s’en soucier. Ses affaires Continuer la lecture de RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (62)

Nighthawks, huit fois revisité

Nighthawks est probablement le tableau de plus célèbre d’Edward Hopper (1882-1967). Voici l’œuvre en question :

Les commentateurs s’accordent en général pour dire que Nighthawks est une représentation de la solitude et de l’aliénation de l’individu dans la société américaine.

*

NIGHTHAWKS 1

Pourtant cette interprétation est loin de faire l’unanimité chez les spécialistes et plus particulièrement chez les gardiens de musée, surtout depuis qu’un jeune chercheur de l’Université d’Hawal-Bumpil-On-The-Gange a retrouvé dans l’un des containers qui renfermaient les documents en instance de classement du Whitney Museum de New York une série d’études du maître qui mettent en évidence ses hésitations Continuer la lecture de Nighthawks, huit fois revisité

Du côté de chez soi

Après le « Longtemps, je me suis levé de bonne heure » publié le 23 avril dernier qui contait dans le détail ma vaine recherche d’un lever de soleil à l’Ouest, voici une nouvelle tentative de description de ma petite madeleine à moi (déjà publiée le 23 août 2014).

Longtemps, je me suis levé de bonne heure pour m’asseoir à ma table de travail, alors qu’un premier rayon de soleil hésitant venait poser sa tache de lumière tremblante et dorée sur le bois bruni du vieux meuble, entouré et comme écrasé par ces épaisses tentures et ces lourds rayonnages qui ployent sous la charge d’oeuvres que je n’ai pas créées, accablé par la perspective d’une morne journée d’un travail fastidieux que serait l’écriture de mes souvenirs de jeunesse, dont je savais par avance que je n’aurais pas la force de l’achever.

Vers le milieu de l’après-midi de l’une de ces journées où la chaleur humide succède à l’averse attendue et annonce déjà la lassitude qui ne manquera pas de me gagner lorsque viendra l’heure du gouter, je tressaillis soudain : une odeur, étrangère et connue tout à la fois, venait de parvenir à mon cerveau sans que je puisse déterminer la raison véritable de l’émotion qu’elle y provoquait. D’où venait-elle ? Que signifiait-elle ? Je respirai une nouvelle fois cet effluve si particulier sans y découvrir davantage que la première fois.

Je me tournai alors vers mon esprit et recherchai dans ses méandres ce que pouvait m’évoquer ce parfum encore léger, mais déjà obsédant. J’étais sur le point d’abandonner mon effort, poussé en cela par cette paresse naturelle de l’esprit quand il s’agit de Continuer la lecture de Du côté de chez soi

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (24)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (23)

8/06/2020

Cadavres exquis

(0)

Ils découvrirent les cadavres dans une tranchée, à l’extrême limite nord du quartier dépendant du commissariat. La compagnie du téléphone avait éventré la chaussée, la veille en début de matinée, afin de réparer des câbles souterrains. Les ouvriers avaient terminé leur travail à la tombée de la nuit, alors que la température était tombée en dessous de zéro. Ils avaient provisoirement recouvert le trou de planches et l’avaient encerclée de barrières équipées de feux clignotants afin Continuer la lecture de RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (24)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (23)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (23)

7/06/2020

Cadavres exquis

(0)

Ils découvrirent les cadavres dans une tranchée, à l’extrême limite nord du quartier dépendant du commissariat. La compagnie du téléphone avait éventré la chaussée, la veille en début de matinée, afin de réparer des câbles souterrains. Les ouvriers avaient terminé leur travail à la tombée de la nuit, alors que la température était tombée en dessous de zéro. Ils avaient provisoirement recouvert le trou de planches et l’avaient encerclée de barrières équipées de feux clignotants afin de tenir les voitures à distance de la longue et étroite tranchée. Quelqu’un avait Continuer la lecture de RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (23)

Masculin / Féminin

À part le ministre de la Santé, quand on parle du Coronavirus, tout le monde dit le COVID-19. Mais il y a quelques jours l’Académie Française vient de nous rappeler qu’il convient en fait de dire la COVID-19. Cette erreur durait depuis des mois et il était temps de la corriger.
Mais doit-on dire un ordinateur ou une ordinateur ? C’est une question qui se pose en effet à tous ceux pour qui la langue française n’est pas maternelle. Voyez plutôt :

La scène se passe dans une école quelque part au Royaume-Uni. Ou aux USA. Peu importe. On s’en fout.

En classe de français, le professeur explique à ses élèves que dans cette langue, les objets ont un genre (et non un sexe). Il poursuit :

— Par exemple, maison est féminin… on dit une maison.
— OK, disent les élèves, disciplinés.
— Par contre, crayon est masculin…on dit un crayon, continue le professeur.
— D’accord, disent les élèves, pas contrariants.
— Vous avez des questions ? demande le professeur
­— Oui, dit un élève, audacieux. Doit-on dire un ordinateur ou une ordinateur ?

Ravi de cette intéressante question, au lieu Continuer la lecture de Masculin / Féminin