Chapitre 8 – Georges Cambremer
Première partie
Bonjour Monsieur Stiller, asseyez-vous je vous prie. Une première question, si vous le permettez : préférez-vous que nous ayons cette conversation en français ou en anglais ?
…
Tant mieux. Je vois que vous êtes très familier de notre langue. En français, donc. Vous savez que Bob Dunbarr ne tarit pas d’éloges sur vous ? Excellente famille, brillante université, ami de la France, journaliste, écrivain. Je n’ai donc pas hésité une seconde pour vous accorder cet entretien, ceci, je dois dire, malgré un emploi du temps plutôt chargé ces derniers temps. Vous n’ignorez pas que nous sommes au bord d’une crise ministérielle… Oui, c’est assez fréquent par ici. Alors, les réunions à tout instant, les conversations de couloir, les convocations à l’Assemblée Nationale, dans les ministères ou même à l’Élysée, tout cela prend un temps fou.
…
Non, je vous remercie, mais à vrai dire demain ou la semaine prochaine, je serai tout aussi occupé qu’aujourd’hui. Cet après-midi, je crois pouvoir disposer de toute une heure. Alors, je vous écoute…
Viviane, mon petit, apportez-nous donc deux cafés, voulez-vous ? Veillez aussi à ce que l’on ne nous dérange pas. Je vous remercie. Donc, cher Monsieur Stiller, que puis-je faire pour vous ? Continuer la lecture de Le Cujas (38)
4-5 : Demande d’instructions
En effet, depuis plus d’un an, il vivait en concubinage avec une jeune femme originaire du bas quartier de Plaka. Celle-ci, une dénommée Sabrina, est bien connue dans son quartier pour sa vie dissolue et ses nombreux amants. Mystère s’ajoutant au mystère, la jeune Sabrina n’a pas été vue depuis la disparition de son amant.