Princesse palatine : 6- Les noyés de Suède

Si vous ne savez plus très bien qui était la princesse palatine (1) , reportez-vous à la note de bas de page. Sinon, lisez directement cet extrait de sa correspondance.

11 septembre 1721
Paris

En Suède, on prétend que les noyés ne sont pas réellement morts ; lorsqu’on en retire de l’eau, on les met dans une barrique, dans une chambre bien chauffée, et on roule la barrique en tous sens jusqu’à ce que le noyé ait rendu, par haut et par bas, toute l’eau qui est entrée dans son corps. Quand il s’en est délivré et qu’il a été réchauffé, il revient à lui ; mais il faut qu’aucun de ses parents ne se trouve parmi les assistants, autrement il ne peut guérir. Si un de ses parents vient à entrer dans la chambre, le sang coule par le nez, les oreilles et la bouche du patient. Des personnes qui ont vu tout cela me l’ont assuré.

Note
Lorsqu’elle arrive d’Allemagne à la Cour de Louis XIV en 1672 en tant qu’épouse du frère du Roi, Elisabeth-Charlotte du Palatinat a 20 ans. Par son mariage, cette princesse palatine devient Madame, duchesse d’Orléans. Voici le portrait qu’en faisait Saint-Simon :
« Madame tenait beaucoup plus de l’homme que de la femme ; elle était forte, courageuse, Allemande au dernier point, franche, droite, bonne, bienfaisante, noble et grande en toutes ses manières ; petite au dernier point sur tout ce qui regardait ce qui lui était dû : elle était sauvage, toujours enfermée à écrire, dure, rude, se prenant aisément d’aversion ; nulle complaisance, nul tour dans l’esprit, quoiqu’elle ne manquât pas d’esprit ; la figure et le rustre d’un Suisse; capable avec cela, d’une amitié tendre et inviolable. »

 

ET DEMAIN, LA CAMPAGNE ? J’ADORE !

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