Rediffusion
Le principe d’Heisenberg ou « On n’est jamais sur de rien »
— Dis-donc, je viens d’en entendre une bonne. Y a un savant, un allemand, Wurtemberg je crois qu’il s’appelle, ou quelque chose comme ça, il a dit qu’en principe, c’est pas possible connaitre en même temps la vitesse et la position d’un truc qui se déplace un peu vite. Non mais, j’y crois pas ! C’qu’ils vont pas chercher quand même ! En tout cas, si c’est vrai, il faudra le dire aux flics ! Parce qu’ils arrêtent pas de m’envoyer du papier pour me dire que, j’sais plus quand, j’étais Porte de la Chapelle à 129 kilomètres-heure sur le Périphérique. Y doivent pas en avoir entendu parler, de Gutenberg ! Eh, garçon ! Un aut’ Calva, siouplait ! Tu r’veux un café ?
— Non, merci. Il s’appelle Heisenberg, Werner Heisenberg.
— Qui ça ?
— Eh bien, le savant dont tu parles. C’est un physicien : Heisenberg. Pas Gutenberg, ni Wurtemberg : Heisenberg.
— Ah bon …
— Et ce dont tu parles, c’est de son principe, le Principe d’Heisenberg. C’est de la science.
— Comme le Principe d’Archimède, alors ?
— C’est ça. On dit aussi Principe d’Indétermination ou Principe d’Incertitude.
— T’es certain ? Non, j’rigole ! Et c’est bien ça qu’y dit, Machinberg, qu’on peut pas savoir en même temps où on est et à quelle vitesse on va ?
— Si on veut, mais ça ne s’applique qu’à des particules.
— Des trucs tout petits alors ?
— C’est cela, de la taille de l’atome, ou plus Continuer la lecture de L’incertitude comme principe