Luxe, calme et volupté (Couleur café n°32)

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Couleur café n°32

Luxe, calme et volupté

La Rose de France
24 Place Dauphine, Paris 1er

Aujourd’hui, ce matin, mon café, c’est La Rose de France. Joli nom.
Place Dauphine. Il est neuf heures et demi et le soleil vient de passer au-dessus du Palais de Justice. Il fait beau, il fait frais. Sur la place en triangle, on a ratissé le sable encore humide de la pluie de cette nuit. Au fond, deux gendarmes débonnaires et armés, jambes écartées, manches courtes, avant-bras croisés sur leur mitraillette, se détachent sur la façade blanche du Palais. Ils sont là pour surveiller la partie de boules que deux couples viennent d’entamer en riant sous les jeunes arbres. Les galeries d’art et les restaurants qui bordent la place sont encore fermés, mais quatre cafés ont déjà installé leurs parasols. Leurs premiers clients achèvent leur petit déjeuner. Moi, je commence le mien ; café allongé, tartine…
Ici, tout n’est qu’ordre et beauté et le ciel, par-dessus les toits, est si bleu, si calme ; une paisible rumeur nous vient de la ville ; le vie est là, simple et…
— La note, s’il vous plait…
…. 11,10€… Un café allongé : 7,60 ; une tartine : 3,50 ; total : 11,10€… pas d’erreur.
— Combien, le café express, s’il vous plait ?
— 3,60, monsieur.
— Donc un café à 3,60 additionné d’un peu d’eau chaude, ça fait 7,60€
— Ah ben merde alors !

1 réflexion sur «  Luxe, calme et volupté (Couleur café n°32) »

  1. Toute occasion peut servir de leçon de choses. Cette fois, dans le cadre idyllique de la place Dauphine, au cœur de Paris et du plus huppé de ses terrains de pétanque (merci, cela m’a “rappelé” les quelques parties “mémorables” que j’y ai faites il y a longtemps), il s’agira d’une leçon d’économie qui s’impose: la pénurie d’une matière première impose par simple exercice de la spéculation à tous les niveaux une augmentation du prix de celle-ci. L’eau est venue à manquer cet été et la cascade de son prix jusqu’au bistrot en a fait exploser le prix, soit 7,60 – 3,60 = 4,00 € pour 10cl environ, donc 40€ pour un litre ou encore 40.000 € pour un m3. Le grand économiste Achille Talon, l’égal des plus grands, Keynes, Galbraith, Samuelson ou Milton Friedman, a parfaitement expliqué ces mécanismes économiques dans son célèbre ouvrage “La planète de sanzunron”. Désolé pour toi mon cher Philippe, la loi du marché s’impose.

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