3 réflexions sur « Douce France (12) »

  1. « (…) l’auteur sans lecteur est une plante sans eau…le lecteur privé de lignes dépérit tout autant. »
    A moins d’être coincé sous une avalanche, imprévoyant sur la planète Mars ou naufragé sur une ile déserte, la situation du lecteur sans lecture doit être assez rare.
    Ça me rappelle la question posée à Marylin :
    « Si vous deviez emporter un seul livre sur une ile déserte, qu’est-ce que ce serait ? »
    Marylin répondit :
    « Un marin tatoué »
    C’est peut-être une citation apocryphe, mais je pense que M.M. avait suffisamment d’esprit pour consentir à jouer les ravissantes idiotes et, de cette manière, satisfaire son public.

  2. Bizarre ce cliché clair obscur… où est ce?
    Pour rebondir sur les échanges d’hier, j’introduis une question tout aussi vertigineuse : pourquoi lit on ?
    L’auteur est poussé par une nécessité : celle d’expulser et de traduire en mots ses pensées;
    Mais le lecteur? Qui décrira jamais le plaisir de prendre un livre, de le feuilleter façon de le sentir, de mouler sa pensée dans celle de l’auteur ;de s’oublier dans cette gémellité intellectuelle
    Deux attractions complémentaires : l’auteur sans lecteur est une plante sans eau…le lecteur privé de lignes dépérit tout autant.
    La métaphore de la foudre est assez juste: c’est un coup de foudre la lecture;

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