Archives de catégorie : Critiques

T’as vu la gueule de Houellebecq ? Critique aisée 48

Soumission
Michel Houellebecq, Flammarion 2015, 300 pages, 21€

 Si les événements de Charlie, Montrouge, Vincennes, et Dammartin, en espérant que la liste s’arrête là, n’avaient pas eu lieu il y a quelques jours, voilà le titre que j’aurais donné à ma critique de Soumission, le dernier Houellebecq : T’as vu la gueule de Houellebecq ?

T’as vu la gueule de Houellebecq ?
Ç’aurait été une bonne accroche, déjà répandue et bien acceptée par le bon public dès avant la sortie officielle du livre. Honnêtement, en parlant de Houellebecq ces jours-ci, je veux dire avant Charlie, combien de personnes ne vous ont pas dit : « T’as vu la gueule de Houellebecq ? » Je suis prêt à parier que pas une seule ne s’est privée de faire cette remarque, en ces termes mêmes ou selon des variantes dépendant de l’âge, du sexe, de l’éducation, du quartier, ou même du moment de la journée.

T’as vu la gueule de Houellebecq ?
C’est vrai qu’il n’est pas beau Houellebecq. Déjà au départ, jeune ou pas encore vieux, il était plutôt petit, malingre et mal coiffé. Il ne faisait rien pour ressembler à Le Clezio. Continuer la lecture de T’as vu la gueule de Houellebecq ? Critique aisée 48

Si Guitry m’était conté (Critique aisée 46)

Si Guitry m’était conté   
Théâtre du Petit Montparnasse.

Désolé, mais je ne vais pas faire une bonne critique de ce spectacle. Je suis désolé parce que j’aime vraiment beaucoup Guitry (Sacha surtout, le père, je ne l’ai pas connu), et j’aime bien Jacques Seyres. Mais là, non, ça ne va pas.

Il y a deux ans, j’étais allé voir au Vieux Colombier  » Du côté de chez Proust  » par le même Jacques Seyres : des extraits de la Recherche du temps perdu dits pendant près de deux heures, sans une note, sans un trou, sans une hésitation par un comédien âgé, certes, mais charmant, léger et plein d’humour. En dehors de la performance du comédien seul en scène, c’était une excellente soirée, propre à mettre en évidence que la phrase proustienne n’est pas si compliquée que ça quand on l’écoute.

Aujourd’hui, Jacques Seyres a 86 ans, mais il a à peine perdu de sa légèreté. Pendant une heure et demie, il nous raconte, à la première personne, quelques moments de la vie de Sacha Guitry, sa naissance, sa première montée sur scène devant l’empereur Alexandre III, ses douze classes de sixième successives, son admiration pour son père, son amour de la femme et ses critiques des femmes, sa vision de la mort et d’autres choses encore.

Si l’on entend parfois la mélodie de Guitry, les phrases qui ressemblent à des alexandrins et les alexandrins qui ressemblent à une conversation, si on retrouve parfois l’esprit de Sacha (je ne supporte pas d’être malade, ça me rend malade; j’ai pris mon rhume en grippe…) tout cela reste bien léger.

Bien sûr, Guitry était léger, par opposition à lourd, pas léger comme creux, mais léger comme élégant, gai, léger quoi ! Mais il était brillant, et là, dans le choix des textes, on a la légèreté mais je n’ai pas trouvé le brillant. Plutôt qu’aller rechercher des petits morceaux dans les souvenirs de Guitry et les mettre bout à bout, peut-être aurait-il mieux valu choisir quelques tirades extraites de ses pièces (il en a écrit plus de cent, mais si, vous pouvez vérifier) et les lier les unes aux autres par ses traits d’esprit ( il en a eu des milliers, et j’en oublie).

Désolé.

Bloody Miami (Critique aisée 45)

Tom Wolfe aura bientôt 84 ans. A l’origine, plutôt journaliste-écrivain (L’étoffe des héros), il avait débarqué dans le roman avec fracas en publiant à 56 ans Le Bûcher des Vanités. Vendu à plus de 2.000.000 d’exemplaires, adapté très moyennement au cinéma par Brian de Palma, cet extraordinaire roman réaliste et débridé décrivait de façon violente, acide et drôle le monde de la finance new-yorkaise et le fonctionnement de la justice sous l’influence de la politique et de la presse.
Tom Wolfe vient de publier « Bloody Miami » ( en anglais « Back to Blood »).
Un peu moins noir que le « Bûcher », « Bloody Miami » est tout aussi acide, méchant et drôle. Très inventif dans le domaine des onomatopées et de la typographie, ce roman raconte une histoire où se mêlent et se démènent de façon désordonnée et souvent violente la police, la presse, la mairie, les communautés raciales de cubanos, noirs, WASP et haïtiens, sans oublier la mafia russe.
Pris dans l’essoreuse de faits divers à caractères racistes, d’une régate orgiaque, et d’une escroquerie aux faux tableaux, on suit, parfois essoufflé, les mésaventures de quelques personnages, dont le point commun est qu’ils sont (presque) tous animés par une forte volonté.
Nestor Camacho: flic Cubano, habitant de Hialeah, hyper musclé, naïf, gaffeur et fou amoureux de Magdalena.
Magdalena Otero, superbe Cubana, infirmière psychiatrique, maitresse de Nestor et de son patron psychiatre.
Norman Lewis, médecin psychiatre spécialiste de l’addiction à la pornographie, totalement tordu et addict lui-même.
Maurice Fleischmann, milliardaire et onaniste furieux, patient captif du Dr Lewis.
John Smith, jeune WASP journaliste frais émoulu de Yale, Tintin décalé dans l’univers tropical de la Floride et marécageux de la presse.
Dionisio Cruz, maire Cubano de Miami, fin politicien sans âme, soucieux seulement de maintenir le calme médiatique entre les communautés.
Cyrus Booker, géant noir et chef de la police, à qui Nestor et Dionisio causeront bien des soucis.
Sergei Koroliov, grand voyou princier, oligarque escroc et maffieux russe.
Et puis, il y a la ville, immense et surchauffée, dont cinquante pour cent des habitants sont d’immigration récente, avec ses quartiers comme Hialeah, où les femmes arrosent le petit carré de béton qui leur tient lieu de jardin, comme Star Island et Fisher Island avec accès limités aux milliardaires et ferry séparé pour le personnel, comme South Beach avec ses bâtiments Art Deco et son festival Art Basel Miami Beach, où l’on se bouscule à l’entrée pour pouvoir acheter dans les premières minutes une demi-douzaine de morceaux d’art contemporain pour une quinzaine de millions de dollars, comme Hallandale avec ses résidences pour déambulateurs d’aluminium et palmiers rachitiques.
Un peu moins réussi, selon moi, que le Bûcher des Vanités, ce livre se lit pourtant passionnément, en quelques heures. Bien qu’on ait parfois l’impression que l’auteur tire un peu à la ligne, on reste ébahi par la technique de Wolfe pour décrire les scènes d’action ( dans le Bûcher, l’arrivée du Golden boy au tribunal du Bronx; dans Bloody Miami, la scène de la traversée de Biscayne Bay dans le bateau de la police du port) dont on sort épuisé.
Cet auteur est si original et si maître de lui que, de cette histoire de sexe, de sang, d’argent, de faux art et de vraie drogue, de trafic d’influences et de manipulations médiatiques, il se sort avec une happy end presque morale.

BLOODY MIAMI
Tom Wolfe (2013)
820 pages
Pocket-Robert Laffont

Une collection de sales bêtes (Critique aisée 44)

Exposition Hyper Nature,  rue de Médicis

Depuis quelques semaines, une collection de sales bêtes s’affiche entre le Théâtre de l’Odéon et la place Edmond Rostand.
Des chenilles géantes multicolores grimpent aux grilles du Luxembourg, des araignées velues attendent leurs proies le long de la rue de Médicis et les caméléons, escargots, grenouilles, crapauds, scorpions et autres serpents rampent, sautent et copulent sur le trottoir. Tout ce qui grouille, bave, pique, urtique et mord est là. C’est l’Invasion des Insectes Géants, La Marabunta des Cloportes, La Malédiction des Aranéides ! C’est La Nuit des Hyménoptères, Le Crépuscule des Continuer la lecture de Une collection de sales bêtes (Critique aisée 44)

La danse du Diable Critique aisée (43)

La Danse du Diable
Philippe Caubère

Depuis trente ans, il fait l’artiste, seul sur scène, avec pour tout costume un pantalon, une chemise ouverte, une paire de mocassins, pas de chaussettes et, comme seuls accessoires, un chapeau, un large manteau et un demi plaid à carreaux.
Il n’y a aucun décor et, à part un tout petit banc dans un coin à droite et une chaise au fond, la scène est entièrement vide.
Souvent pieds nus, debout, ou accroupi, ou même vautré sur la scène, de face, de dos, léger, dansant, chuchotant, bégayant, hurlant, postillonnant, avec ou sans accent, Caubère joue tous les personnages et tous les objets (oui, il joue les objets).
Le spectacle dure un peu plus de 3 heures. Ce n’est ni un one-man-show, ni une série de sketches. C’est une histoire, celle de Ferdinand Faure, fils de bonne famille d’Aix en Provence, muni d’un père jamais là et d’une mère omniprésente, garçon peu enclin aux études, mais désireux de faire du théâtre.
Après une première demi-heure un peu lente, avec l’arrivée du jeune Robert, ami du héros, le spectateur plonge dans l’univers de Ferdinand et des personnages qui l’entourent.
Caubère se transforme instantanément en mère bourgeoise, en bonne espagnole communiste, en père absent, en adolescent introverti, en fille ingrate, en gamin marseillais, en une foule de fans de Johnny Halliday, en Johnny Halliday (il dit Holliday), en professeur de théâtre aixoise sinusitique, en acteur avignonesque, en machiniste éclairagiste, en De Gaulle impérial, en Mauriac sarcastique, en Malraux agité, en Sartre globuleux…
En un déclic, par un simple changement d’attitude et quelques bruits de bouche, il fait voir et entendre une Motoguzzi vrombissant sur la corniche, une foule en délire au Parc Borely ou un bimoteur décollant dans la neige. (Ces moments sont du pur délire, sans compter le retour du Prince Fedor Iliouchine à son château après vingt ans de bagne joué par un machino aux accents faubouriens.)
On est attendri parfois, on rit beaucoup, le public est heureux.
Philippe Caubère est à l’Athénée-Louis-Jouvet jusqu’au 7 décembre. Il part ensuite en tournée en province avec la Danse du Diable jusqu’au mois de mars 2015.

Walter Mitty, c’est moi ! (texte intégral)

Critique aisée 42-1

« Madame Bovary, c’est moi!« 

Ce qu’avait voulu dire Flaubert en lançant cette petite phrase, on ne le sait pas vraiment. Voulait-il confirmer par là qu’il avait écrit tout ça tout seul : Madame Bovary, c’est moi qui l’ai écrit tout seul ! Moins prosaïque et plus littéraire: on pourrait penser qu’il voulait expliquer que la personnalité d’Emma, son attitude devant la vie, son insatisfaction, ses déceptions, étaient le résultat de ce que lui, écrivain, avait vécu. Moins littéraire et plus psychologique: certains affirment qu’avec cet aphorisme, Flaubert avait voulu révéler la femme qui était en lui. Moins psychologique et plus people: à partir de cette petite phrase, d’autres ont même été jusqu’à insinuer que Gustave était une femme.

« Madame Bovary, c’est moi !  » Qu’est-ce que Flaubert avait bien voulu dire par là ? Hé bien, rien du tout. Parce qu’aux dernières nouvelles, il n’aurait jamais dit ni écrit cette phrase ! Que de dissertations, essais, articles, thèses, notes de bas de page et autres exposés deviennent désormais bons à jeter aux orties ! Au moins, ça fera de la place pour les choses sérieuses.

Donc, Flaubert a dit « Madame Bovary, c’est moi ! «  et personne n’a rien compris. Mais quand je dis: « Walter Mitty, c’est moi!« , vous comprenez très bien ce que je veux dire. Non ? Ah, bien sûr, si vous ne savez pas qui est Walter Mitty, pour vous, tout ça manque un peu d’intérêt.

Hé bien, voilà :
Walter Mitty est un héros littéraire (c’est à dessein que j’emploie ici le mot héros) qui n’est apparu qu’une seule fois, et très brièvement, dans la littérature nord américaine, plus précisément dans une courte nouvelle de Continuer la lecture de Walter Mitty, c’est moi ! (texte intégral)

Walter Mitty, c’est moi ! (3)

Critique aisée 42-3  (traduction de « The Secret Life of Walter Mitty »; voir notes ci-dessous)

Résumé des deux premiers épisodes : Après avoir successivement forcé un hydravion gigantesque  à travers un ouragan déchainé, accompagné sa femme chez le coiffeur, opéré à l’improviste un millionaire d’une obstréose compliquée d’un coreopsis, garé sa voiture dans la mauvaise file, Walter Mitty va poursuivre ses aventures avec l’achat d’une paire de caoutchoucs…

3
Ils sont tellement sûrs d’eux, pensa Walter Mitty en marchant le long de Main Street; ils pensent tout savoir. Une fois, il avait essayé d’enlever ses chaînes, à la sortie de New Milford, et il les avait entortillées autour des essieux. Il avait fallu que quelqu’un vienne avec une dépanneuse pour les démêler, un jeune garagiste, narquois. Depuis lors, Mrs Mitty l’obligeait à chaque fois à aller dans un garage pour faire enlever les chaines. La prochaine fois, pensa-t-il, je me mettrais le bras droit en écharpe : alors, ils ne se moqueront plus de moi. J’aurais le bras droit en écharpe et ils verront bien que je ne pourrais pas enlever les chaines moi-même. Il trébucha dans un paquet de neige fondue. « Caoutchoucs,  » se dit-il, et il commença à chercher Continuer la lecture de Walter Mitty, c’est moi ! (3)

Walter Mitty, c’est moi ! (2)

Critique aisée 42-2    (traduction de « The Secret Life of Walter Mitty »; voir notes ci-dessous)

Résumé du premier épisode : Après avoir opéré un rapprochement audacieux entre Walter Mitty et Emma Bovary, l’auteur de l’article traduit maintenant intégralement l’œuvre fondatrice du Mittysme. Le héros de James Thurber, Walter Mitty, navigue entre la réalité dans laquelle il fait des courses en ville avec une femme autoritaire et le rêve éveillé où il est le héros de situations hautement dramatiques.

2
« Avancez, mon vieux! » lança un policier alors que le feu changeait, et Mitty mit ses gants en hâte et fit hoqueter sa voiture vers l’avant. Pendant un temps, il conduisit sans but au long des rues, et puis il passa devant l’hôpital en se rendant au parking.

… « C’est le banquier millionnaire, Wellington McMillan, » dit la jolie infirmière. « Oui ?«  dit Walter Mitty en enlevant lentement ses gants. « Qui s’occupe du cas ? » « Le Dr. Renshaw et le Dr. Benbow, mais il y a ici deux spécialistes, le Dr. Remington de New York et le Dr. Pritchard-Mitford de Londres. Il est arrivé par avion.«  Une porte s’ouvrit au bout d’un long corridor froid et le Dr. Renshaw apparut. Il semblait décomposé et hagard. « Bonjour, Mitty,«  dit-il. “Nous avons un mal du diable avec McMillan, le banquier millionnaire et ami personnel de Roosevelt. Obstréose des voies ductales. J’aimerais que vous y jetiez un coup d’œil. » « Volontiers,«  dit Mitty.

Dans la salle d’opération, Continuer la lecture de Walter Mitty, c’est moi ! (2)

Walter Mitty, c’est moi ! (1)

Critique aisée 42-1

« Madame Bovary, c’est moi!« 

Ce qu’avait voulu dire Flaubert en lançant cette petite phrase, on ne le sait pas vraiment. Voulait-il confirmer par là qu’il avait écrit tout ça tout seul : Madame Bovary, c’est moi qui l’ai écrit tout seul ! Moins prosaïque et plus littéraire: on pourrait penser qu’il voulait expliquer que la personnalité d’Emma, son attitude devant la vie, son insatisfaction, ses déceptions, étaient le résultat de ce que lui, écrivain, avait vécu. Moins littéraire et plus psychologique: certains affirment qu’avec cet aphorisme, Flaubert avait voulu révéler la femme qui était en lui. Moins psychologique et plus people: à partir de cette petite phrase, d’autres ont même été jusqu’à insinuer que Gustave était une femme.

« Madame Bovary, c’est moi !  » Qu’est-ce que Flaubert avait bien voulu dire par là ? Hé bien, rien du tout. Parce qu’aux dernières nouvelles, il n’aurait jamais dit ni écrit cette phrase ! Que de dissertations, essais, articles, thèses, notes de bas de page et autres exposés deviennent désormais bons à jeter aux orties ! Au moins, ça fera de la place pour les choses sérieuses.

Donc, Flaubert a dit « Madame Bovary, c’est moi ! «  et personne n’a rien compris. Mais quand je dis: « Walter Mitty, c’est moi!« , vous comprenez très bien ce que je veux dire. Non ? Ah, bien sûr, si vous ne savez pas qui est Walter Mitty, pour vous, tout ça manque un peu d’intérêt.

Hé bien, voilà :
Walter Mitty est un héros littéraire (c’est à dessein que j’emploie ici le mot héros) qui n’est apparu qu’une seule fois, et très brièvement, dans la littérature nord américaine, plus précisément dans une courte nouvelle de Continuer la lecture de Walter Mitty, c’est moi ! (1)

Interstellar (Critique aisée 41)

Interstellar….Interminable
La séance dure 3h45 et le film à peine moins de 3 heures..
Rien que le fait de commencer par ce détail vous indique que ma critique ne va pas être vraiment élogieuse.
Que dire de ce film à part redire qu’il dure 169 minutes ?
     -que le scénario vous largue au bout d’une heure et demie dans des explications pseudo scientifiques assommantes sur la relativité du temps  la suite de l’aventure devenant incompréhensible, bien que très attendue car très conventionnelle dans ses rebondissements ?
     -que le commandant de bord, le meilleur de la NASA, le seul capable de conduire l’engin le plus sophistiqué du monde, est un retraité reconverti dans la culture du maïs depuis des années, mais qu’il n’a rien perdu de ses qualités de pilote, ni de son accent paysan.
     -que nous sommes maintenant habitués à ces effets spéciaux qui n’ont plus grand chose d’étonnant ?
     -que y en a marre qu’il y ait toujours un happy ending invraisemblable.
     -que la seule originalité du film consiste en ses robots, qui ressemblent à des armoires électroniques des années 70.
Si vous êtes amateur d’images  de voyages dans l’espace et d’accidents spectaculaires de vaisseaux spaciaux sur fond de vide étoilé, allez revoir Gravity (2013) dont les scènes d’action étaient bien mieux réussies avec un scénario  moins confus mais tout aussi invraisemblable.
Si vous êtes amateurs de dissertations prétentieuses sur l’origine de l’homme et sur son avenir, revoyez 2001-Odyssée de l’espace (1968), à peu près aussi ennuyeux, mais avec l’avantage de l’originalité.
Si vous voulez voir des robots rigolos, revoyez Planète Interdite (1956), tout simplement le meilleur, qu’on le prenne au premier ou au deuxième degré.
Mais n’allez pas voir Interstellar. C’est interminable.
Bon, je sais que, comme plus de 1 million de personnes à ce jour, vous irez quand même .
Mais vous aurez été prévenus.