Archives de catégorie : Critiques

Rogue One – A Star Wars story (Critique aisée 86)

Rogue One – A Star Wars story

Je vous le dis tout net : ne vous déplacez pas, ça ne vaut pas le coup. Ça ne mérite même pas une critique circonstanciée, mais tout juste un avis : à éviter.

Les trois premiers épisodes de Star Wars avaient révolutionné le genre en créant un style et une légende.

Les trois épisodes suivants avaient terriblement endommagé cette image avec ce délire d’armées innombrables et cette caricature de l’esprit chevaleresque. Enfin, le septième avait esquissé un net virage pour revenir dans la pure ligne de la légende, avec surtout le retour ( et la mort ) de Han Solo.

Ce huitième épisode prend aussi le parti de se rapprocher des trois premiers, en se plaçant chronologiquement avant l’épisode IV qui, comme chacun sait, fut le premier publié (comme je sais que de toute façon vous irez le voir, je ne vous en dis pas plus pour ne pas briser le suspense, d’ailleurs inexistant.) Mais ni le cœur, ni l’esprit, ni la surprise n’y sont.

Histoire laborieuse et sans originalité, personnages incohérents et incompréhensibles, actions sans surprises, images déjà vues…

L’Empire contre-attaque allez plutôt revoir.

 

Sully (Critique aisée 85)

Sully
Clint Eastwood – 2016
Tom Hanks

Le 15 janvier 2009, le vol US Airways 1549 décolle de l’aéroport de La Guardia à destination de Charlotte avec 155 personnes à bord. A peine à quelques centaines de mètres d’altitude, il percute un vol d’oiseaux qui détruit ses deux réacteurs. En quelques secondes, le commandant de bord Chesley (Sully) Sullenberger juge qu’il ne pourra rejoindre aucune piste proche et décide d’amerrir sur l’Hudson River. Il passe au-dessus du Washington Bridge et pose son A32O sur la rivière le long de l’ile de Manhattan. Les 155 passagers et membres d’équipage seront évacués par Continuer la lecture de Sully (Critique aisée 85)

Piéton, où est ta victoire? 3ème partie (Critique aisée 84)

 Mardi, 17 heures, le temps est gris mais plutôt doux.

Sur le quai du Louvre, la circulation automobile est prise en masse depuis environ une heure. quai-du-louvreLes clients des cafés, des marchands de graine et des bouquinistes s’asphyxient, tandis que les automobilistes, résignés, écoutent Laurent Ruquier et Pierre Bénichou échanger leurs propos scatologiques habituels.

Depuis un mois environ, la voie sur berge Georges Pompidou est définitivement fermée à la circulation et de l’état de purgatoire, le quai du Louvre et ses affluents sont passés à l’état d’enfer. Mais la Mairie de Paris nous a rassuré en nous resservant la vieille théorie de l’évaporation. Selon cette théorie, quand on rend plus difficile la circulation sur un axe routier, une partie du trafic ne manque pas de s’évaporer, c’est-à-dire de disparaître, réduisant d’autant les embarras de circulation. Comparer la circulation à une casserole d’eau qui bout, c’est une belle métaphore, mais qui ne parle qu’aux esprits simples. En effet, si on la file un tant soit peu, c’est à dire que l’on regarde ce qui se passe si on continue à chauffer l’eau de la casserole, on constate qu’elle continue inexorablement de s’évaporer jusqu’à disparition complète. On sait ce qui se passe si on continue à chauffer une casserole sans eau : en général, ce n’est pas beau à voir. Mais poursuivons la métaphore : selon les lois de la thermodynamique, et plus particulièrement en vertu du principe de Watt, l’eau évaporée viendra se condenser immanquablement sur les parties plus froides du réseau. Autrement dit, et c’est ce que l’on peut constater actuellement, une partie du trafic s’est déplacée (évaporation – condensation) sur le Boulevard Saint-Germain, qui en ce mardi vers 17 heures se prenait en masse à son tour. bd-st-germainLa prochaine étape, en cours de réalisation, consistera en un déplacement du trafic actuel du quai du Louvre et du Boulevard Saint-Germain sur le Boulevard Montparnasse, puis sur le Périphérique, puis sur la Francilienne.

Quand toute l’eau du réseau routier intra-muros se sera évaporée, on pourra enfin faire du vélo, de la trottinette et du beach-volley dans les rues, à moins que Paris ne soit mort avant, de soif, pour poursuivre la métaphore.voie-pompidou-1

Et pendant ce temps-là, les promeneurs gambadent voie-pompidou-2sur la voie Pompidou libérée.

J’en ai bien compté quatorze …

Facebook, le circuit fermé (Critique aisée 83)

Depuis maintenant trois ans que j’écris des critiques de tout, y compris de n’importe quoi – celle-ci est la 83ème – je me suis aperçu qu’il était beaucoup plus difficile de pondre une critique favorable qu’une critique critique.
Mais l’honnêteté intellectuelle de base qui m’a toujours empêché de jouer au Loto et d’entrer en politique, m’impose aujourd’hui de faire la louange d’un article de presse.
Le titre de cet article : Facebook, faux ami de la démocratie
Ses auteurs : Messieurs Delcambre et Picard.
Sur une pleine double page, ils présentent une analyse du fonctionnement algorithmique – et non une analyse de l’algorithme lui-même, qui demeure bien sûr ultrasecret – qui, bien que Fb s’en défende, conduit ses utilisateurs à une pensée en circuit fermé.
Autrement dit, tout d’abord, et sans même que l’algorithme ait à intervenir, l’utilisateur de Fb ne voit que les sujets créés ou relayés par ses « amis Fb ». Bien qu’il soit prouvé que ce cercle d’amis FB est toujours plus hétéroclite que celui des amis véritables (ceux que ledit titulaire fréquente socialement dans la vraie vie), il n’en demeure pas moins que ce cercle des amis Fb constitue un filtre qui ne laisse pas passer des informations qui seraient contraires au sens de leur poil. L’information que l’utilisateur Fb reçoit ainsi est donc biaisée, au sens du biais cognitif de Bacon. (Francis Bacon est avec Shakespeare, Woodehouse et Churchill, l’anglais auquel je me réfère le plus volontiers). L’information ainsi filtrée par ses amis Fb ne fait que conforter l’opinion préalable de l’utilisateur. Ce système, on le voit bien, favorise l’extraordinaire développement du complotisme, de l’extrémisme et, pour tout dire, de la bêtise que nous constatons chaque jour.
Mais il n’y a pas que ça.
A cette Carte-Ecran-Radar (néologisme issu de la théorie Ravault de la communication) qui ne laisse passer que ce qui va dans votre sens, s’ajoute les effets de l’algorithme que Fb applique pour sélectionner à son tour ce qu’il pense que vous aimerez voir.
Ledit algorithme, qu’un esprit facétieux a désigné sous le nom de Big Browser, analyse en permanence ce que vous avez vu venant de vos amis Fb, ce que vous avez liké (aimé), ce que vous avez posté (publié) vous-même, et il en déduit en temps réel votre profile (personnalité) : conservateur, progressiste, libéral, socialiste, complotiste, philatéliste, ésotériste, créationniste, sioniste… (you name it, you have it).
Vous êtes à présent fiché de telle sorte que, en plus des publications de vos amis Fb, vous recevrez dorénavant des publications venant de l’extérieur de votre cercle, mais jugées conformes à votre « profile ».
Autrement dit, ayant abandonné la lecture de la presse depuis longtemps, conforté chaque jour dans vos certitudes de la veille, vous n’aurez jamais l’occasion de vous confronter avec des opinions différentes des vôtres : vous êtes foutu.
Excellent article.
Cela m’est d’autant plus difficile à dire qu’il est paru dans l’édition du 3 novembre 2016 d’un journal que j’accuse régulièrement de manipulation de l’information, Le Monde.
Mais ça, c’est mon côté complotiste.

Le Patrimoine aux grilles du jardin (Critique aisée 82)

Critique aisée n°82

Le Patrimoine aux grilles du jardin

Je vous écris de la terrasse du Rostand.

À l’heure où j’écris cette quatre-vingt deuxième « Critique Aisée », le soleil se faufile entre les nuages derrière les marronniers du Luxembourg. Dans une vingtaine de minutes, il va commencer à faire frais. Assis sur ma chaise en osier tressé jaune, je peux apercevoir quelques-unes des nouvelles photographies exposées le long de la rue de Médicis.

A plusieurs reprises, j’ai critiqué la présence de ces grands placards que l’on accroche de temps en temps aux grilles du Luxembourg le long de la rue de Médicis.

Je trouve en particulier qu’elles empêchent d’admirer le jardin, dans la mesure où, lorsque l’on passe sur le trottoir, on regarde les photos et on ne voit plus les arbres, la fontaine, les promeneurs. On contemple un paysage du Tibet, un visage de Colombie, une rivière de Chine, et l’on ne voit plus les visages distordus des joggers, les jambes bronzées des filles, ou l’air fatigué des touristes. J’avais été jusqu’à suggérer qu’au lieu de toutes ces images exotiques, on expose Continuer la lecture de Le Patrimoine aux grilles du jardin (Critique aisée 82)

Les nouvelles américaines (Critique aisée 81)

Critique aisée n°81

Les nouvelles américaines 

Je crois bien que c’est pour la dernière fête des pères qu’on m’a offert 20+1 NOUVELLES (Albin Michel, collection Terres d’Amérique). Je suis resté plusieurs semaines à hésiter devant ce pavé de 620 pages. Pour moi dont les livres offerts s’empilent à peine entamés sur ma table de nuit, moi qui ne lis pratiquement plus que des valeurs sûres et classiques, qui refuse la plus petite aventure littéraire, qui n’ai plus le temps de lire, occupé que je suis à remplir chaque jour ce Journal des Danaïdes, pour moi, 20+1 NOUVELLES, c’était vraiment beaucoup. Et puis, un vendredi de cet été, il pleuvait, c’était juillet et la campagne, et j’ai ouvert le volume au hasard vers le milieu, et voilà.

Quand je lis Houellebecq, chaque fois que je peux, Proust, un petit bout chaque semaine, ou Maupassant, ou Sagan, ou Flaubert, deux fois par an, quand je lis Vialatte, presque chaque jour, ou Céline ou Camus, tous les dix ans, quand je lis l’un de ces auteurs, je déguste, j’apprécie, j’admire. Il m’arrive même maintenant de disséquer. J’admire, mais je ne me dis pas : « J’aurais voulu écrire cela ». Ce n’est pas parce que cette perfection m’est inatteignable. Elle l’est, c’est certain, mais ce n’est pas pour cela que je n’ai pas envie d’avoir écrit Madame Bovary ou Bonjour tristesse (Tout à fait entre nous, c’est faux : j’adorerais avoir écrit Bonjour tristesse, mais Continuer la lecture de Les nouvelles américaines (Critique aisée 81)

Les sept mercenaires (Critique aisée 80)

Critique aisée n°80
Les sept mercenaires
Antoine Fuqua – 2016
Denzel Washington, Ethan Hawke

Tout d’abord, il y eut Akira Kurosawa qui, d’après un scénario qu’il avait écrit lui même, nous donna en 1954 « Les sept samouraïs ».

Dans une ambiance médiévale, japonaise et extrêmement boueuse, un village de pauvres paysans, mis à chaque saison en coupe réglée par une bande de brigands, veut se défendre en engageant des mercenaires, en l’occurrence des samouraïs en mal de seigneur. Outre le prologue, le film comporte quatre parties principales : la rencontre des paysans et du premier samouraï et la sélection de ses six compagnons, la préparation du village et des villageois à la prochaine venue des brigands, la première bataille victorieuse, et enfin la trahison d’un villageois au profit des brigands suivie aussitôt du retour des samouraïs et de la victoire finale. D’une première version de plus de trois heures, le film a été réduit à deux heures et demie pour des raisons d’exportation. Ce film est un des meilleurs films d’action de l’histoire du cinema et il connut un très grand succès tant auprès de la critique que du public. Violent sans excès, avec des pointes d’humour et de poésie de temps en temps, le film était porté par quelques excellents acteurs dont le favori de Kurosawa, Toshiro Mifume.

En 1960, le metteur en scène américain John Sturges reprend le film de Kurosawa. Il le transpose dans un univers fin dix-neuvième siècle, mexicain et poussiéreux et le nomme « The magnificent seven » traduit par « Les sept mercenaires ». Sturges raccourcit la durée d’une trentaine de minutes, mais il conserve l’histoire, les personnages, le découpage et même quelques répliques. Il supprime la pluie et la boue et la remplace par le soleil et la poussière, il ajoute quelques chevaux et se permet quelques très belles scènes comme la chevauchée des brigands à l’attaque du village ou la fête des paysans. Il faut admettre que, pour l’acteur principal, Sturges n’avait pas choisi le meilleur du moment : Yul Brynner. Mais son jeu raide et figé colle assez bien avec le personnage du chef des samouraïs. Par contre il est entouré d’acteurs débutants ou presque, McQueen, Bronson, Coburn, impressionnants et d’acteurs confirmés ou presque, excellents, Vaughn, Wallach…, même Hortz Buchholz, agaçant au début, ne s’en tirait pas mal vers la fin. Ajoutez à cela une musique d’Elmer Bernstein, qui donne envie de chevaucher en sautant des clôtures. Wikipedia dit que Kurosawa était très satisfait du remake de son film. Je le comprends.

Et maintenant, c’est un autre américain, Antoine Fuqua, qui s’y colle. Il place le film dans un autre lieu, il conserve la même époque, presque la même histoire, presque les mêmes personnages, presque … presque…

Mais c’est raté. Il a pourtant choisi deux très bons acteurs américains, Denzel Washington et Ethan Hawke. Mais on ne peut pas dire que Denzel soit à son aise (D’ailleurs, il commence à m’énerver, Denzel, à ne plus tourner que des âneries ). On en viendrait à regretter Yul Brynner. Ethan Hawke s’efforce de faire le dur torturé par la peur, mais ça ne colle pas. Les autres acteurs sont inexistants, aussi bien mercenaires que villageois, des archétypes juste bon à tirer beaucoup de coups de revolver. Il y a même le personnage ridiculement incongru d’une jeune et jolie veuve qui vient faire le coup de feu en profond décolleté. A aucun moment on ne s’attache aux personnages, ne serait-ce qu’à un seul d’entre eux. Qu’ils meurent ou pas, on s’en fout. Les scènes de sélection des mercenaires, essentielles chez Kurosawa et Sturges, sont bâclées, en particulier celle du duel du lanceur de couteau. (La même scène dirigée par Sturges et jouée par James Coburn était un chef d’œuvre de tension et de simplicité).

Les paysages sont quelconques, l’humour inexistant et la musique tonitruante, ponctuée d’énormes coups de percussion sans objet ni raison.

Il y a beaucoup de mouvements de grue, vers le haut, vers le bas, sur le côté, mais pas d’ampleur ou d’élan dans les mouvements. Il y a aussi énormément d’impacts de balles et de flèches (assez bien faits ceux-là, je dois dire), beaucoup de corps qui tombent, de cheval, de chariots, de toitures, de clochers…(mais là, c’est normal, c’est un western)

Au total, un remake inutile, un western sans envolée, une histoire sans émotion.

Ah, si ! Une émotion ! Au début du générique de fin, surgit la magnifique musique du western de 1960, la musique de Bernstein. On est ému, parce que, un instant, on croit que le film de Sturges va commencer.

Ah ! J’oubliais : je dois ici remercier le gérant du cinema UGC Odéon qui, malgré une panne de billetterie électronique, m’a permis d’assister gratuitement à la séance de 13heures de ce film.
C’est déjà ça.

Piéton, où est ta victoire ? 2ème partie (Critique aisée 79)


Piéton, où est ta victoire ?

Deuxième partie : La fermeture des voies sur berge

Dans la première partie de cet essai que nous avons publiée hier, après avoir dressé un constat impressionnant de précision du passé et du présent de la piétonisation des voies urbaines, l’auteur a dessiné les grandes lignes du futur peu souhaitable que cette idéologie, si elle devait être appliquée plus avant, nous réserve.

Après ces généralités nécessaires pour une bonne compréhension du phénomène, dans cette deuxième partie, l’auteur s’attaque avec vigueur et talent au sujet particulier de la fermeture de la voie sur berge rive droite à Paris, dont on rappelle qu’elle a été votée hier par une municipalité inconsciente.

2-La fermeture de la voie sur berge rive droite à Paris est un truc idiot.

Si, comme on l’a vu hier, la piétonisation des centres villes est un truc dangereux, la fermeture de la voie sur berge est un truc idiot.

Tout d’abord, entendons-nous : le long de la Seine, il y a les quais et les berges, les quais en haut, les berges en bas. Sur les quais, il y a les commerces, les cafés à terrasse, les restaurants, les théâtres, les musées et les arbres. Il y a les piétons, les voitures, les taxis, les camions, les motos, les bus et les vélos. On y circule, et piétons et automobiles se trouvent au niveau des autres rues et des ponts, ce qui leur permet de changer facilement de quartier.

Sur les berges, quand elles ont été viabilisées, il y a des voitures, beaucoup de voitures, des milliers de voitures, des camions, des taxis, des motos et pas de piéton. Essentiellement, c’est la voie Georges Pompidou, un brave type celui-là, créée Continuer la lecture de Piéton, où est ta victoire ? 2ème partie (Critique aisée 79)

Piéton, où est ta victoire ? 1ère partie (Critique aisée 78)

Piéton, où est ta victoire ?

Le vote de la fermeture définitive du tunnel de la voie Georges Pompidou est prévu pour aujourd’hui. Son résultat est acquis d’avance. Voila pourquoi la Rédaction a bousculé son programme d’édition pour publier ce matin et demain un texte en deux parties sur cette question.

Première partie : La piétonisation

Il n’y a pas si longtemps, je vous avais parlé de mon impression de l’aménagement piétonnier de la partie de la voie sur berge rive gauche qui a été interdite à la circulation. J’avais pris toutes les précautions oratoires pour que mon billet d’humeur ne soit pas considéré comme une critique bornée de la piétonisation des voies de circulation.

Mais ledit billet était paru en pleine polémique sur le projet fermeture définitive des voies sur berge rive droite. Alors, selon la théorie reconnue du biais cognitif de Bacon, et selon la théorie contestée de la carte-écran-radar de Ravault, certains ont cru y lire une dénonciation de ma part de la décision de la mairie de Paris de procéder à cette fermeture. Erreur, qui exceptionnellement confirme la théorie Ravault contre laquelle je lutte depuis des années (mais autant lutter contre les vagues éternelles du fond du Bassin d’Arcachon), erreur qui tient sans doute à une lecture trop rapide, ou bien à une lecture biaisée par les sentiments du lecteur, ou bien erreur due à une transpiration irrésistible des véritables sentiments de l’auteur à travers un texte qui se voulait purement esthétique et politiquement correct.

Après cette introduction alambiquée, vous vous demandez sans doute : « Mais que pense-t-il donc de la fermeture des voies sur berge rive droite à Paris, et même de la piétonisation des voies de circulation en général ?  » Ou bien vous en foutez-vous Continuer la lecture de Piéton, où est ta victoire ? 1ère partie (Critique aisée 78)

Reculer pour mieux reculer (Critique aisée n°77)

Aujourd’hui, parait le 944ème numéro du JdC. En créant de quotidien, je m’étais promis de ne jamais aborder les questions politiques, tout au moins directement. J’ai tenu ma promesse, jusqu’à ce matin où je viens de publier une « Chronique pessimiste » à propos du Brexit. Le pli, que certains qualifieront sans doute de faux pli, étant maintenant pris, je vous en livre une deuxième, sous forme de « Critique aisée », sur un sujet purement domestique cette fois-ci. J’espère que ça s’arrêtera là.
Mais c’est pas sûr.

Critique aisée n° 77

Je vais vous raconter une histoire, une vraie, aussi vraie que celle d’Hemingway et Fitzgerald de l’autre jour, mais pas drôle. Elle vous fera peut-être penser à des événements actuels. Et je ne parle pas du Brexit. A vous de voir.

A cette époque, je résidais au Liban, et plus précisément, rue Hamra à Beyrouth. Le président de la République du Liban était Charles Hélou et le gouvernement résultait d’un habile compromis Continuer la lecture de Reculer pour mieux reculer (Critique aisée n°77)