Archives de catégorie : Citations & Morceaux choisis

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (77)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (77)

29/09/2020

Fred Astaire
Cyd Charisse

L’autre jour, je parlais de l’élégance de Fred Astaire. Quand elle est associée à celle de Cyd Charissse dans une séquence comme celle-ci, elle me laisse sans voix. A chaque fois.

Voici une scène de The Band Wagon (Tous en scène), film tourné par Vicente Minelli un an après Chantons sous la pluie. Ça se passe à Central Park.

Silence, ça tourne.

Dancing in the dark

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (76)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (76)

27/09/2020

Gene Kelly
Donald O’Connor

Pour ce film, Chantons sous la pluie, réalisé en 1952 par Gene Kelly et Stanley Donen, il est permis d’hésiter entre la Nostalgie, célébrée très régulièrement ici, et la joie de vivre.

Chantons sous la pluie, c’’est la reine incontestable des comédies musicales.

Bien sûr, il y a les spectacles grandioses de Busby Berkeley et ses centaines de danseuses en robe du soir et danseurs en habit filmés à la verticale, il y a les élégances incomparables de Fred Astaire, génie de la danse en couple, les rêves de Vicente Minelli, mais aucun autre ‘musical’ que Chantons sous la pluie, ne réussit à réunir la technique individuelle de la danse, la chorégraphie, la comédie, la parodie, la satyre et finalement la joie de vivre.

Comme vous connaissez par coeur le numéro qui donne son titre au film, je vais plutôt vous proposer ce soir celui de la leçon de diction, peut-être le plus gai et le plus énergique du film.

Entrent en scène Gene Kelly et Donald O’Connor. Regardez, écoutez « Moses supposes his toes are roses ». Mais avant faites de la place dans votre salon parce que, mon vieux, ça va danser.

La leçon de diction

Legrandin ou « Comment éviter de rendre service »

Cette scène est extraite de « Du côté de chez Swann ». Elle met en scène Monsieur Legrandin, ingénieur, poète au langage fleuri, qui au premier abord impressionne fortement le narrateur. Mais un peu plus tard, il se rendra compte, dans une autre scène, que Monsieur Legrandin est un snob de la plus belle espèce, et dans celle-ci, qu’il est prêt à tout dire pour éviter d’avoir à introduire quelqu’un auprès de sa sœur, qui a épousé un petit noble de la région de Balbec.
Cet extrait est pour moi absolument exemplaire de la façon dont le petit Marcel décrit l’hypocrisie de ses personnages.
Quand la scène commence, Legrandin, qui est en train de décrire les beautés de la Côte d’Opale, prononce le nom de Balbec, station balnéaire où doit bientôt se rendre le narrateur en vacances.

— (…) De Balbec surtout, où déjà des hôtels se construisent, superposés au sol antique et charmant qu’ils n’altèrent pas, quel délice d’excursionner à deux pas dans ces régions primitives et si belles

— Ah! est-ce que vous connaissez quelqu’un à Balbec? dit mon père. Justement ce petit-là doit y aller passer deux mois avec sa grand’mère et peut-être avec ma femme.

Legrandin pris au dépourvu par cette question à un moment où ses yeux étaient fixés sur mon père, ne put les détourner, mais les attachant de seconde Continuer la lecture de Legrandin ou « Comment éviter de rendre service »

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (75)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (75)

24/09/2020

Juliette Gréco

Elle est morte hier, la grande Juliette. Je me souviens que mon père en était amoureux, que ma grand soeur chantait ses chansons, et que je chante toujours à mes petits enfants sa « Fourmi », celle qui a dix-huit mètres avec un chapeau sur la tête. J’ai choisi cette chanson créée par elle en 1967 ; elle avait alors quarante ans

Déshabillez-moi

Mais si vous préférez Saint Germain des Prés, en duo avec l’auteur, Guy Béart, vous pouvez cliquer dessus :

Il n’y a plus d’après à Saint-Germain des Prés

Walter Mitty, c’est moi !

J’ai une tendresse toute particulière pour cette nouvelle de James Thurber, « La vie secrète de Walter Mitty », et ceci pour deux raisons.
La première, c’est qu’elle incarne pour moi le modèle de la nouvelle humoristique, avec son humanisme et ses chutes à répétition. La seconde raison, c’est que Walter Mitty, c’est moi. 

Critique aisée 42-1 (déjà publiée le 24 novembre 2014)

« Madame Bovary, c’est moi!« 

Ce qu’avait voulu dire Flaubert en lançant cette petite phrase, on ne le sait pas vraiment. Voulait-il confirmer par là qu’il avait écrit tout ça tout seul : Madame Bovary, c’est moi qui l’ai écrit tout seul ! Moins prosaïque et plus littéraire: on pourrait penser qu’il voulait expliquer que la personnalité d’Emma, son attitude devant la vie, son insatisfaction, ses déceptions, étaient le résultat de ce que lui, écrivain, avait vécu. Moins littéraire et plus psychologique: certains affirment qu’avec cet aphorisme, Flaubert avait voulu révéler la femme qui était en lui. Moins psychologique et plus people: à partir de cette petite phrase, d’autres ont même été jusqu’à insinuer que Gustave était une femme.

« Madame Bovary, c’est moi !  » Qu’est-ce que Flaubert avait bien voulu dire par là ? Hé bien, rien du tout. Parce qu’aux dernières nouvelles, Continuer la lecture de Walter Mitty, c’est moi !

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (74)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (74)

21/09/2020

Django Reinhardt
Stéphane Grappelli

Remontons un peu plus en arrière dans le temps en écoutant Django Reinhardt et Stéphane Grappelli en 1945. C’est court, mais c’est bon, et si vous ne battez pas la mesure au bout de vingt secondes, c’est que vous êtes sourd. Ah ! Le temps du Quintet Hot Club de France !

Ils jouent un standard que je connais par coeur mais dont je n’ai pas pu retrouver le titre. Ah ! Mémoire !

STANDARD

Bientôt publié

23 Sep, 07:47 Walter Mitty, c’est moi !
23 Sep, 16:47 RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (75)

Les Valseuses

Les Valseuses
Bertrand Blier – Roman -1972

Avant d’être un film, le film à succès de 1974, Les Valseuses, c’était un roman, probablement le premier, peut-être le seul roman de Bertrand Blier. Paru en 1972, je ne sais plus s’il avait eu du succès, mais moi, je sais qu’à moi, il avait flanqué une sacrée claque.  Liberté complète de langage, affranchissement total des codes de la morale qu’elle soit bourgeoise, ouvrière ou féministe, absence de référence à quoi que ce soit de connu (sauf à Céline, peut-être), pas un cliché, pas une fadaise, pas une formule toute faite, rien que de l’original.

 Voici les premières lignes :

On est des cons.
On a commencé par piquer une bagnole, comme ça, juste histoire de faire un tour, parce qu’on savait pas quoi faire. Le samedi on sait jamais quoi faire. Le dimanche non plus d’ailleurs. Le cinéma ça nous emmerde, les filles sont connes et puis faut du blé, et on n’en a pas. Une 21 à injection, toute neuve, est garée dans une rue déserte : on pouvait pas laisser passer ça : le moteur était encore tiède.
Une 21 à injection, toute neuve, et garée dans une rue déserte : on pouvait pas laisser passer ça. Et plutôt pute, comme berline. Je pose la main sur le capot : le moteur était encore tiède. (…)

Et maintenant les dernières lignes. La DS21 où Pierrot, Jean-Claude, Jeanne et Marie-Ange  filaient heureux vers on ne sait pas trop quoi vient de s’écraser contre un platane :

(…) Ils me passent, un par un, les clichés : je me découvre arqué, entre les cuisses de Jeanne, et j’avoue que Continuer la lecture de Les Valseuses

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (73)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (73)

17/09/2020

QUEEN

On va un peu abandonner la chanson française nostalgique pour donner dans le spectaculaire, le professionnel, le magique. Personnellement c’est ce numéro (Concert à Wembley-1986) qui m’a fait découvrir ce groupe et son chanteur Freddy Mercury. J’espère que vous apprécierez l’énergie contenue dans cette incroyable performance.

Mettez le son à donf et écoutez un peu ça !

A kind of magic

 

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (72)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (72)

15/09/2020

Abbott et Costello

Évidemment, pour apprécier ce sketch de 1953, il va vous falloir réviser à la fois votre anglais et vos règles du baseball. Mais quand vous aurez fait ça, vous verrez, c’est le sketch le plus dingue jamais vu. Je ne me lasse pas de l’écouter.

Pour vous donner un indice, le sketch joue avec les noms étranges des joueurs des trois bases :
Pour la première base, le nom du joueur est WHO
Pour la deuxième, le nom est WHAT
Et pour la troisième, le nom est IDUNNO (I don’t know)

WHO’S ON FIRST