Rendez-vous à cinq heures : Jim fait le pont (9)

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Construire un pont, quelle bonne idée !
par Jim

Un Pont aux Ânes : le Vaccin Anticovid

L’expression Pont aux ânes (en latin pons asinorum) est une métaphore pour fustiger un refus imbécile ou inconditionnel de se rendre à l’évidence (par exemple, l’utilité du vaccin anticovid). Elle qualifie un raisonnement ou un ensemble de propositions (l’efficacité prouvée des vaccins pour chacun et pour l’immunisation collective) qui, quoique parfaitement explicités, restent incompris ou refusés obstinément de certaines personnes (les antivax).

Le vaccin anticovid est bien un pont aux ânes !

Explication : La métaphore remonte à la fin du XVIe siècle et à l’emploi de l’allégorie cicéronienne des ânes pour désigner les hommes stupides. La formule évoque l’analogie avec la situation d’un âne devant un pont à arche sans tablier horizontal : le centre du pont est donc plus haut que les parties qui sont situées sur chaque rive. L’âne s’interroge : il se croit devant une côte à gravir, mais il ne sait pas ce qu’il peut y avoir derrière cet obstacle sans réaliser qu’il n’en est pas un réellement puisqu’en fait le pont franchit le véritable obstacle qui est la rivière. Ce qui permet de franchir l’obstacle est pris pour l’obstacle lui-même. Pour un antivax, la covid n’est pas l’obstacle à enjamber, l’obstacle c’est le vaccin.

NB : “Jim fait le pont!” Faire le pont, voilà encore une expression bien française qui révèle le génie du français moyen* pour trouver un moyen qui lui permette en toutes circonstances d’enjamber un obstacle, par exemple le travail. Chaque début décembre, à peine le facteur parti après avoir fourguer son calendrier de l’année à venir, le français* et sa compagne* concentrent toute leur attention sur la colonne du mois de Mai. Ils étudient les possibilités de faire des ponts, mieux, si possible, un viaduc, un ouvrage d’art dont les piliers reposeront sur les nombreux jours fériés du mois et dont les arches enjamberont les jours ouvrés, ces jours de travail qui constituent le véritable obstacle à enjamber. S’élabore alors une stratégie incluant : des projets de destination, des tactiques de négociation avec le patron et avec les collègues, des possibilités d’arrêts-maladies et éventuellement l’ajout en dernier recours de quelques jours du capital RTT chèrement épargné. Dans l’exercice de cet art, le français n’est pas un âne, il y excelle même. Il ne perd pas de vue l’obstacle principal à franchir mais aussi tous les autres qui s’y rapportent. Son génie à profiter pleinement de ses congés-payés force l’admiration de nos voisins. « Glücklich wie Gott in Frankreich! : Heureux comme Dieu en France! ».

Sacrés Français, va !

* Français : terme inclusif, Français ou Françaises, compagnes ou compagnons. Moyen: caractérise cette capacité géniale du Français Moyen à moyenner.

Bientôt publié

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