Archives de catégorie : Citations & Morceaux choisis

Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (32)

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Les enfants du marais
Jean Becker – 1999
Jacques Gamblin, André Dussolier, Michel Serrault, Jacques Villere
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Un film touchant et gai, à la gloire de l’amitié et des plaisirs simples. Les quatre acteurs cités ci-dessus sont tous éblouissants, mais j’ai un faible pour le personnage d’André Dussolier, naïf, oisif et gentil. Sa réplique préférée est : « Ah la la, mes amis ! Quelle aventure !»

Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (31)

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Breakfast at Tiffany’s
Blake Edwards – 1961
Audrey Hepburn, George Peppard

D’après un court roman de Truman Capote, le plus sophistiqué des écrivains New Yorkais, Blake Edwards, le plus doué des réalisateurs de comédies américaines, a réalisé un joli film avec en vedette Audrey Hepburn, la plus fragile des jeunes premières de l’époque. 

Regardez la scène d’ouverture que je vous propose. Le petit matin sur la Cinquième avenue, un taxi jaune s’arrête, une jeune femme en robe de soirée en descend et contemple la vitrine de la plus grande (à l’époque) bijouterie du monde. Sur la célèbre musique d’Henry Mancini, Moon river…

C’est beau, non ?
Ben alors, dites-le !

Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (30)

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Frankie and Johnny
Gary Marshall – 1991
Michelle Pfeiffer, Al Pacino

Il y a quelques jours, vous avez eu droit à une scène entre la serveuse et le cuisinier. Aujourd’hui, c’est la scène finale entre Pfeiffer et Pacino sur une musique de Debussy dans le petit matin new yorkais.
Mélancolique, tendre et drôle. Superbe.

 

La vérité scientifique

Morceau choisi

 La vérité scientifique s’établit entre gens de bonne compagnie. Elle vit grâce au crédit que les uns accordent aux autres et réciproquement. Et jusqu’à preuve du contraire. N’est-ce pas, Monsieur James ?

 (…) Prenons cet objet là-bas sur le mur. Pour vous et pour moi, c’est une horloge, et pourtant aucun de nous n’a vu le mécanisme caché qui fait que c’est bien une horloge. Nous acceptons cette idée comme vraie sans rien faire pour la vérifier. Que le témoignage des circonstances soit suffisant et nous marchons, sans avoir besoin du témoignage de nos yeux. Quoique n’ayant jamais vu le Japon, nous admettons tous qu’il existe parce que cela nous réussit d’y croire, tout ce que nous savons se mettant d’accord avec cette croyance sans que rien ne se jette à la traverse. De même, nous admettons que l’objet en question est une horloge. Dire que notre croyance est vérifiée, c’est dire Continuer la lecture de La vérité scientifique

Rendez-vous à cinq heures : Souvenir de cinéma (29)

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Frankie and Johnny
Gary Marshall – 1991
Michelle Pfeiffer, Al Pacino

 

Un film que j’ai vu 5, 6 ou 7 fois et qui me fait rire et me met la larme à l’oeil à chaque fois. 

Le couple Pfeiffer-Pacino, bien loin des excès de Scarface, est extraordinaire de vérité et de simplicité dans ce film où Elle, interprète une serveuse de diner à New York abimée par la vie, et Lui, sorti de prison, un cuisinier plein d’espoir. 

Formidable ! 

(Un autre jour, je vous donnerai la scène finale, sur fond de Clair de Lune de Debussy. C’est là que j’ai la larme à l’oeil)


https://www.youtube.com/watch?v=zmfGrMbQLpA

L’opinion commune

(…) Lorsque les conditions sont inégales et les hommes dissemblables, il y a quelques individus très-éclairés, très-savants, très-puissants par leur intelligence, et une multitude très-ignorante et fort bornée. Les gens qui vivent dans les temps d’aristocratie sont donc naturellement portés à prendre pour guide de leurs opinions la raison supérieure d’un homme ou d’une classe, tandis qu’ils sont peu disposés à reconnaître l’infaillibilité de la masse.

Le contraire arrive dans les siècles d’égalité.

À mesure que les citoyens deviennent plus égaux et plus semblables, le penchant de chacun à croire aveuglément un homme ou une certaine classe diminue. La disposition à en croire la masse augmente, et c’est de plus en plus l’opinion qui mène le monde.

Non seulement l’opinion commune est le seul guide Continuer la lecture de L’opinion commune

Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (28)

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Les Sept mercenaires
John Sturges – 1960
Yul Brynner, Steeve McQueen, Eli Wallach, etc, etc…

Brillant et fidèle remake des Sept samouraïs, le chef d’œuvre de Kurosawa.
Dans le film, parmi les sept mervenaires, seulement trois survivent au dernier combat. Dans la réalité, ils sont morts tous les sept. Triste nouvelle.

Regardez l’une des premières scènes du film, celle du cimetière. Vous y verrez apparaitre Steve McQueen dans son premier vrai grand rôle. Voyez comme, sans pratiquement rien faire, il efface la vedette de l’époque, Yul Brynner.

Cliquez sur le lien ci-dessous et voyez comme McQueen prend la lumière.

https://www.youtube.com/watch?v=6Q8-qZxe_y0

 He adored New York !

Morceau choisi

Qui parle le mieux de New York ?  Woody Allen, bien sûr !
Écoutez sa voix off en ouverture de son film Manhattan :

«Chapitre 1 : Il adorait New York. Il l’idolâtrait démesurément… » Non, ça ne va pas… « Il l’idéalisait démesurément. Pour lui, quelle que soit la saison, New York était une ville en noir et blanc qui palpitait au rythme des airs de  Gerschwin.» Euh, non. Recommençons… « Chapitre 1 : Il était aussi dur et romantique que la ville qu’il aimait. Derrière ses lunettes cerclées de noir, était lové le pouvoir sexuel d’un chat de la jungle. » Oh, j’adore ça ! « New York était sa ville, et le serait toujours. Sa vision de Manhattan était trop romantique, comme tout le reste. L’effervescence de la ville le faisait vibrer. New York regorgeait de belles femmes et de types qui semblaient connaître toutes les ficelles de la ville… » Ah ! Trop guimauve pour un homme de mon goût. Essayons quelque chose de plus profond : « Il adorait New York. »

Et maintenant, si vous cliquez sur le lien ci-dessous, vous devriez voir l’excellent trailer de ce merveilleux film:

https://youtu.be/JEoEGW4Hb9w