Archives par mot-clé : Le Masque et la Plume

Le Masque, c’est fini

Je ne dirai pas que Le Masque et la Plume a formé mon goût du cinéma. ( À propos, faut-il écrire « a formé » ou « ont formé » ? On s’en fout ? Ah bon ! ) Je ne le dirai pas car ce goût était né dès ma douzième ou treizième année. Le Masque, car c’est comme cela que je vais le désigner dans la suite pour nous gagner du temps à tous, Le Masque, donc, a été créé en 1955, mais je ne l’ai découvert qu’un ou deux ans plus tard. J’ai déjà raconté, je crois, les circonstances dans lesquelles je l’écoutais à ses débuts. Je dis « je crois », mais je suis loin d’en être certain, ma mémoire me faisant défaut de plus en plus comme j’ai eu l’occasion de vous le dire, et cela plusieurs fois, j’en suis sûr. Mais si je dis « je crois », c’est aussi pour m’excuser par avance Continuer la lecture de Le Masque, c’est fini

The Square & Blade Runner- Critique aisée n°105

Critique aisée n°105
The Square
Ruben Östlund – 2017- 142 minutes
Claes Bang, Elisabeth Moss, Dominic West 

Même si je n’avais eu aucune intention d’aller voir The Square, l’incroyable séquence de trépignements hystériques et haineux que ce film a déclenché chez le critique Xavier Leherpeur lors de la dernière émission du Masque et la Plume m’en aurait donné envie.
J’ajouterai que l’agressivité continuelle dont il fait preuve, sous l’œil bienveillant de Jérôme Garcin, le meneur de jeu, à l’égard d’Eric Neuhoff, critique du Figaro, devient déplaisante. On peut remercier M. Neuhoff et l’admirer de s’abstenir de répliquer. Bien sûr, les joutes et même les engueulades entre participants à l’émission font partie de son intérêt, mais le niveau d’énervement et de méchanceté qu’atteint M. Leherpeur est devenu gênant.

Maintenant, s’il faut parler du film, je dirai que je l’ai trouvé Continuer la lecture de The Square & Blade Runner- Critique aisée n°105

Black Coal (Critique aisée 25)

Black coal ( de Diao Yi’nan)
Ours d’Or du Festival de Berlin.
Hier après-midi, en sortant de Black Coal, j’ai soudain regretté l’absence d’Eric Neuhoff à la dernière réunion des Masques et des Plumes qui m’avait envoyé séance de cinéma tenante voir cette incarnation du renouveau chinois du film noir. On avait cité Chandler, Hammet, Le Grand Sommeil, alors vous pensez!
Éric aurait certainement apporté un peu de raison à ce dithyrambe unanime.
De ce film à l’intrigue incompréhensible, aux dialogues languissants, et aux acteurs engourdis, je ne sauverai que quelques images, ( effectivement, comme l’a dit l’un des Masques, il y a à un moment un mur jaune du plus bel effet) ainsi que la seule surprise réussie du film, celle du feu d’artifice final.
Dans son intervention par ailleurs pleine de louanges, Alain Riou, membre sympathique et plein d’humour de ce club, a regretté que les distributeurs aient adopté pour ce film un titre anglais qui signifie « Charbon Froid ». Modestement, je voudrais lui rappeler que Black Coal ne signifie pas Charbon Froid mais Charbon Noir.
Encore que Charbon Froid eut été assez adapté à l’impression que m’a laissée ce film.