Chateau-Thierry

C'est le programme minimum de l'été. Alors, on rediffuse :
To be or not to be
Ernst Lubitsch – 1942
Jack Benny, Carole Lombard
Désœuvré comme souvent et libre comme parfois et comme l’air, je passai l’autre jour devant ce qui, pour des générations d’étudiants, restera pour toujours le lieu intime où ils ont découvert l’art du cinéma, Le Champollion. J’ai déjà écrit sur cette salle et je ne vais pas vous refaire aujourd’hui le coup de la nostalgie, mais vous pouvez toujours retrouver l’article que je lui avais consacré en cliquant sur ce lien
https://www.leblogdescoutheillas.com/?p=9313
Donc, je passai devant le Champo. Il devait être 11h40, ou 45 à la rigueur, et la vitrine annonçait pour 12h10 To be or not to be ! Ça devait bien faire quelques années, au moins cinq ou six, que je n’avais pas revu To be or not to be. Alors, un petit tour devant la vitrine de La Compagnie pour passer le temps et hop, au Champollion !
Dans la salle, nous devons être cinq ou six. Si je suis le plus âgé, ça ne doit pas être de beaucoup. Quelques publicités, quelques annonces : La Strada, Buffet froid, Milou en mai… que du beau monde. La salle s’éteint. Continuer la lecture de To be or not to be : what is the question ?
Cliquez seulement sur le titre, une fois, sans oublier de mettre le son.
par Céleste Boursier-Mougenot – Collection Pinault – Paris
C'est le programme minimum de l'été. Alors, on rediffuse :
Cliquez sur le titre ci-dessous et vous verrez s’ils n’ont pas l’air con, ceux-là !
C’est le programme minimum de l’été.
Alors, on rediffuse :
Le Ministère de l’Administration des Ministères et de la Procrastination de la Réforme de l’Administration recherche plus ou moins activement à pourvoir les postes suivants:
revendeur de trous – vérifieur de certification – certifieur de vérifications – videur intersidéral – remplisseur de boîtes de nuit – entraineur de chaises de jardin – calculateur de π – démonteur d’océans – remonteur de moral – couvreur d’opprobre – corneur de pages – purificateur de cieux – décolleur d’avions – baratineur de beurre – débordeur de vases – avaleur de sable – accompagnateur de téléphérique – écraseur de champignon – intégrateur de zéro à l’infini et au-delà – additionneur de zéros – censeur des aiguilles d’une montre – Continuer la lecture de Offres d’emploi

C’est le programme minimum de l’été, alors, on rediffuse :
Avec le « Longtemps, je me suis couché de bonne heure » du petit Marcel, « C’était à Mégara… » est probablement l’incipit le plus connu de la littérature française. C’est celui du roman Salammbô de Gustave Flaubert.
Je ne vais pas disserter sur cette œuvre puissante et surtout pas tenter de la comparer à la Recherche du temps perdu. D’abord parce que ces deux romans sont incomparables, y compris entre eux. Ensuite parce que je ne suis carrément pas au niveau et, dans ces cas là, j’aime bien dire que je n’ai pas les outils.
Je voudrais simplement faire remarquer les différences qui existent pour moi entre ces deux magnifiques phrases d’entrée qui ne font d’ailleurs que refléter les différences fondamentales de nature entre les deux œuvres.
Avec l’incipit du petit Marcel, vous entrez dans son roman (on dirait aujourd’hui autofiction) par une petite porte, la fragile petite porte du fond du jardin de la maison de Combray, la délicate petite porte de la mémoire. La phrase est courte, simple et inattendue, surtout quand elle suit un titre aussi explicatif que « A la recherche du temps perdu ». Vous êtes tout de suite dans l’intimité du Narrateur qui, avec cette phrase d’introduction, commence à vous expliquer comment chaque soir il se couchait de bonne heure sans pouvoir s’endormir avant que sa mère ne vienne l’embrasser. Avec les trois mille pages qui suivent, vous saurez tout de lui.
Le grand Gustave ouvre Salammbô avec une phrase solennelle : « C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar« . On est au cinéma, l’hymne de la Twentieth Century Fox vient Continuer la lecture de Les débuts de Proust et de Flaubert
Il y a toujours à apprendre des Grecs, surtout des antiques.
Prenez Pisistrate par exemple. Athénien de bonne famille, il vécut de 600 à 527 avant J-C.
Maitre dans l’art d’exciter les passions populaires, il parvint à la Tyrannie en l’an 561 de la manière suivante : blessé accidentellement par son barbier, il se présente devant la foule le visage ensanglanté en prétendant qu’on vient de tenter de l’assassiner.
On le croit, il est pris en pitié et se voit accorder le droit de se faire accompagner partout d’une garde constituée de porte-matraques pour le protéger.
C’est avec cette garde qu’il s’empare de l’Acropole et se fait nommer tyran. Il le restera jusqu’à sa mort à l’âge de 73 ans. Continuer la lecture de Pisistrate