8 réflexions sur « PARIS XV »

  1. Nos points de vue divergent parce que toi tu ramènes tout à son utilisation matérielle alors que moi je ne pense qu’à ses qualités artistiques.
    PS : c’est d’une mauvaise foi indigne et j’en conviens.

  2. Non ! Ce qui est une hérésie c’est d’avoir ouvert la Résidence des Rois de France au public. Avant la pyramide, au moins, il n’y avait à l’intérieur que les fonctionnaires, serviteurs de l’État, et, à la place de la pyramide, un grand parking pour leurs voitures. C’était quand mêle plus convenable !

  3. Quelle que soit sa valeur artistique, c’est, selon moi, une hérésie absolue d’avoir mis la Pyramide de Peï au milieu de la Résidence des Rois de France.

  4. Pour moi, pour pouvoir se permettre être « gratuite », l’architecture ne peut être que « monumentale », comme le futur et si élégant arc de triomphe envisagé pour le 250ème anniversaire de la Déclaration d’Indépendance, la colonne de Trajan, la tour Eiffel, la pyramide de Kheops, les colonnes de Buren (encore que sur le plan architectural, cela fasse plutot inachevé, ou en cours de destruction). Ces réalisations n’ont d’autre utilité que symbolique ou artistique (encore que… Buren !?) et chacun peut juger de leur valeur artistique avec son cochon de gout.
    Au contraire, la pyramide du Louvre a une fonction : couvrir un espace public tout en laissant passer la lumière naturelle. Je ne vois pas le non-sens pratique consistant à avoir un parapluie pyramidal plutôt que demi-sphérique. Sur le plan artistique, mon cochon de gout me dit que c’est plutôt réussi.

  5. L’architecture est un des Arts.
    En ce sens, elle a parfaitement le droit d’être gratuite et non utilitaire.
    La pyramide de Peï est aussi un non sens pratique
    Pire encore, les colonnes de Buren.

  6. Dans je ne sais plus quel article, j’ai déjà dit que l’architecture que j’appelle, moi, expressionniste — celle qui veut signifier quelque chose — est souvent détestable.
    C’est comme cela que j’appelle l’architecture qui conçoit le bâtiment non à partir de la fonction qu’il devra remplir — abriter des logements, des bureaux, un hopital, une usine, un musée…— mais à partir de sa forme, celle qui sera perçue de l’extérieur ou même, comble du ridicule, de l’image que donnera son plan-masse.
    L’architecte non m’as-tu-vu conçoit et construit un bâtiment adapté à son usage et en fonction de certaines contraintes techniques, la résistance du matériaux, la portance du sol, la force du vent, les secousses sismiques.
    Je me souviens d’un bâtiment à Tunis, un hôtel je crois, qui étai bâti comme un épais triangle (isocèle, forcément) posé sur la pointe : du dernier étage au premier, la surface de plancher diminuait à chaque étage, le premier reposant sur une sorte de pilier central. Cette disposition n’avait d’autre intérêt que d’épater le badaud. Le sol de Tunis n’étant pas très résistant, il avait fallu construire d’énormes fondations, pieux très profonds, pour supporter l’aberration. Cela avait couté très cher, mais le client et le piéton de Tunis étaient épatés.
    Pour ce qui est de la pyramide, ou plutot Tour Triangle, compte tenu de la qualité du sol parisien, on ne voit pas la nécessité de donner à ce bâtiment une assise plus grande que nécessaire. C’est donc purement la forme qui est recherchée, comme pour les tours Duo en un autre point du Périphérique. Les pyramides égyptiennes sont peut-être un exploit technique vieux de 5000 ans et c’est en cela qu’elles sont admirables, mais on ne peut pas dire que ce sont des modèles de grâce, d’élégance et de légèreté.
    On cherche l’intérêt de renouveler l’exploit des Égyptiens antiques avec les moyens techniques d’aujourd’hui. Avec sa silhouette à la Kheops, la tour Triangle n’en a ni la gloire ni l’interet car construite sans prouesse ni même difficulté technique.
    Enorme, lourde, écrasante, le projet avait été repoussé par le Conseil de Paris, et c’est mon amie Cruella qui, arrivée au pouvoir, l’a imposée, confirmant ainsi ses différences de gouts avec les miens.

  7. Ben moi, je la trouve magnifique la tour pyramidale de la Porte de Versailles. Sincèrement. Une splendeur qui a même fait se retourner Ramsès II dans sa momie.

  8. Je sais que j’ai déjà dit beaucoup de mal de cet ignoble bâtiment qui dépare le Bd Montparnasse et déshonore son architecte, mais chaque fois que je passe devant, une fureur incontrôlable me reprend. Et pourtant, je ne crois pas qu’Annie Dingo y soit pour quelque chose. C’est pas comme pour la tour pyramidale du côté du Périphérique Sud !

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