Sologne du Grand Meaulnes

 Il arriva chez nous un dimanche de novembre 1974 …

La Sologne imaginaire du Grand Meaulnes est entrée dans ma vie un dimanche d’automne et ne m’a plus jamais quitté. Ce pays longtemps rêvé, je l’ai bien connu et j’ai maintes fois parcouru jusqu’au soir tombé les allées sombres de ma Sologne. J’ai vu les étangs gelés couverts de brume et l’envol bruyant des canards sauvages, j’ai attendu immobile le passage des grands gibiers et je fus souvent récompensé, j’ai entendu geindre les grands arbres aux tempêtes de la mauvaise saison, je me suis perdu au plus profond des fourrés et j’ai enfoncé mes bottes, tel un gamin désobéissant, dans les chemins inondés de pluie. Je suis parti mille fois pour une aventure toujours différente où le changement de saisons et l’incessante variation de la lumière transforment à l’infini ce décor magique.

Partir seul dans la forêt et ne pas savoir quand je reviendrai, découvrir la couleur fauve des feuillages de l’automne, revoir le grand cerf indifférent sous les flocons de neige, fouler encore le tapis orangé de girolles odorantes, me laisser envahir par l’obscurité frémissante de plaintes inconnues, revenir fourbu de sensations sauvages et m’en reposer auprès du grand feu. Voilà ce qu’est la Sologne : la perception de l’inimaginable.

Lorenzo dell’Acqua

3 réflexions sur « Sologne du Grand Meaulnes »

  1. Jim et son alter ego Paddy
    Sont partis se faire voir ailleurs
    Au beau pays des Celtes d’ailleurs
    Par magie y parvient leur JDC cela dit.

  2. Le contraire de l’amour n’est pas la haine, c’est l’indifférence.
    Le contraire de l’art n’est pas la laideur, c’est l’indifférence.
    Le contraire de la foi n’est pas l’hérésie, c’est l’indifférence.
    Et le contraire de la vie n’est pas la mort, c’est l’indifférence.

  3. Complainte du Pauvre Lorenzoeuf

    Que sont mes amis devenus
    Que j’avais de si près lus et relus
    Et tant aimés
    Ils ont été trop clairsemés
    Je crois le vent les a ôtés

    Lariègeoise s’en est allée
    Et il ventait devant Bruno
    Avec le temps qu’arbre défeuille
    Quand il ne reste en branche que Jim
    Ou Paddy qui n’aille ailleurs

    Que sont mes commentateurs devenus
    Que j’avais de si près lus et relus
    Tous les matins
    Ils ont été trop clairsemés
    Je crois le vent les a ôtés
    Et le commentaire est au point mort

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