Archives de catégorie : Récit

Le canard : 3-Couac, couac, couac !

Résumé des chapitres précédents : notre héros craignait de s’ennuyer dans cette belle maison d’Eygalières, mais voilà qu’il doit repousser à lui tout seul l’invasion d’une flottille japonaise déguisée en escadre de canards.

3 – Couac, couac, couac 
Le canard de tête a pris un air offusqué mais il garde toute sa dignité. Il modifie légèrement son cap et reprend sa progression vers le rivage, aussitôt suivi par les autres canards. Une deuxième bombe explose cette fois-ci au beau milieu de l’escadre. Les trois canards les plus proches de l’impact s’envolent en protestant.

— Ils font décoller leurs chasseurs !

Ils se reposent aussitôt quelques mètres plus loin. Les autres s’écartent en nageant. Le bombardement s’intensifie. C’est maintenant une pluie de Continuer la lecture de Le canard : 3-Couac, couac, couac ! →

Le canard : 2-L’escadre

Résumé du chapitre précédent : pour un garçon de onze ans, passer les derniers jours de l’été chez sa tante, à Eygalières, dans une trop grande et trop belle maison, c’est plus des vacances.

2 – L’escadre
Il a déjeuné dans la cuisine en tête à tête avec sa tante. Son nouveau mari est à Paris pour ses affaires. Pendant le repas, elle lui a posé deux ou trois questions sur ses vacances, sur sa future école. Elle n’a pas écouté les réponses. Elle lui a déclaré avec componction que bien travailler à l’école, c’était important. Et puis elle a annoncé qu’elle devait aller à Saint-Rémy pour faire des courses. Elle a chargé quelques paniers artisanaux dans la Méhari et puis elle lui a dit qu’elle en avait pour deux heures : qu’il aille jouer dans le jardin, qu’il aille voir les canards, qu’il ne fasse pas de bêtises. La petite camionnette beige a soulevé un peu de poussière dans l’allée, puis elle a disparu derrière les mimosas, sa capote noire flottant au vent.

Maintenant, il est seul. Il rentre dans la maison, monte un escalier, visite une chambre, et puis une autre. Tout y est net et ordonné. Il avance comme dans Continuer la lecture de Le canard : 2-L’escadre →

Le canard : 1-La maison d’Eygalières

Cette aventure, presque véridique et déjà publiée il y a quelques années, m’a été racontée par Thomas à qui je la dédie à nouveau.

1- La maison d’Eygallières
C’est presque l’automne. Dans quelques jours, ce sera la rentrée des classes. Après deux mois de plage, de palangrotte et de piscine, de cocas, de copains et de vélo, après quantités de marchés sous les platanes, de longues et tièdes soirées volées à l’attention des parents, de parties de Monopoly et de gin rummy, de films pour grandes personnes, de chocolats glacés aux terrasses du port, après des semaines de soleil, de chaleur et d’odeurs, ce sera bientôt Paris et la fin des vacances.
Mais avant, il ira passer quelques jours chez sa tante. Quand il dit qu’il n’a pas envie, qu’il aimerait mieux rester là, on lui répond que ce n’est pas possible, qu’il faut bien rendre la maison, que ce ne sera pas long et puis que c’est comme ça. On lui dit aussi qu’Eygalières, ce n’est pas bien loin — moins de deux heures de voiture — que la maison est très belle, avec un grand terrain, qu’il y sera libre pour faire du vélo, que le calme de la campagne, ça lui fera du bien après toutes ces semaines d’excitation du bord de mer, enfin des tas de trucs de ce genre. Il n’empêche qu’il éprouve une sourde angoisse à l’idée de passer quelques jours seul avec sa tante et son nouveau mari. Ce n’est pas qu’il ne l’aime pas, sa tante, mais il ne s’est jamais senti à l’aise avec cette femme encore jeune, élégante, sophistiquée et spirituelle, mais aussi toujours tendue, souvent sarcastique, jamais en repos.

La maison d’Eygalières ou, plus exactement, la propriété d’Eygalières est très belle, tout à fait digne d’un reportage du Figaro Magazine. C’est un mas. Il est parfait. La bâtisse, longue, basse et irrégulière est couverte de vignes vierges, de glycines, de volets bleu charrette et de grosses pierres apparentes. Les nombreux décrochements des façades ménagent des petites niches, des coins sombres, des points d’eau. En certains endroits, le toit de vieilles tuiles canal descend presque jusqu’au sol. Le jardin qui s’étend devant la maison dégage la même impression de perfection : trois oliviers bien plus que centenaires, une allée sinueuse sous les mimosas géants, une pelouse de taille modeste. Trois grands pins parasol font de l’ombre sur le toit. Il n’y a pas de piscine, c’est de mauvais goût, vulgaire même. A une vingtaine de mètres devant la maison, il y a un étang, bien net, bien propre avec, flottant au large, un petit abri pour les canards et au fond, un bouquet de roseaux laissés à l’abandon. Au delà, il y a un grand champ d’oliviers et la crête gris clair des Alpilles.

Pour entrer dans la maison, on passe d’abord sous une voûte sombre et fraîche avant d’arriver devant une solide porte en chêne au milieu de laquelle pend un marteau en forme de tête de diablotin. Au-delà de la porte ouverte, la voûte se prolonge un peu, tout aussi sombre, pour déboucher bientôt sur une entrée éclatante de blancheur. Une commode rustique provençale, un miroir soleil encadré de bois peint, une applique en tôles colorées figurant un bouquet de fleurs, un bouquet de roseaux dans une jarre posée sur le sol. A droite, la cuisine ; une longue table étroite au centre de la pièce, des bottes d’oignons et de fleurs séchées qui pendent des poutres du plafond, des placards aux portes peintes à la main, des fenêtres à petits carreaux à moitié occultés par les progrès de la vigne vierge. Aucune machine moderne n’est en vue. En face, en contrebas de deux marches, le salon ; couleurs chaudes, natures mortes, canapés en tissu, châles jetés en travers ici et là, lourde table basse ; Nouvel Observateur, Télérama, biographies d’artistes régionaux : Van Gogh, Cézanne, Zola, Mistral. Daudet n’est pas là. Un voisin pourtant. Sans doute pas membre du club.

Quand, il est arrivé tout à l’heure, il n’a pas vu les chaudes couleurs des murs, ni le subtil contraste que font les joyeux bouquets de fleurs avec les meubles sombres, ni les corbeilles d’osier débordant de fruits frais, ni les plats de céramique peinte remplies de figues, de noix et d’amandes. Il n’a pas vu tout ça. Il a onze ans et ça ne l’intéresse pas. D’ailleurs il le connaît déjà, ce genre de décor. Mais ce qui l’a frappé, c’est l’absence de bruit dans cette maison sans animal ni enfant. C’est l’ordre et la discipline impeccables qui règnent entre les objets. C’est l’odeur de cire, la pénombre, le silence, le calme. L’Ennui.

ET DEMAIN, LA SUITE : L’ESCADRE

Le bout du tunnel

J’ai déjà publiée ici cette histoire vraie il y a plus de trois ans. Vous l’avez peut-être oubliée. Moi, je n’y parviens pas. 

Il s’appelait François.
C’était un grand garçon blond et un peu bouclé. Il faisait penser à ces jeunes scouts des illustrations que l’on trouvait autrefois dans les livres la collection Signes de Piste. Les moins de soixante ans ne doivent pas connaître. François était doux et réservé, fin et cultivé. Il était d’un milieu modeste et d’une certaine élégance naturelle. De temps en temps, il pouvait aussi s’adonner avec finesse au sarcasme et à l’ironie. Occupés chacun de notre côté à beaucoup d’autres choses que nos études, nous nous étions peu fréquentés sur les bancs de l’Ecole. C’est surtout pendant les périodes de préparation militaire, que nous passions régulièrement dans un camp de la Marne, que nous avions pu nous connaître un peu mieux. Nous nous retrouvions souvent côte à côte au fond de la baraque réservée aux conférences où nous subissions les exposés sur « la progression du commando en zone hostile » ou sur « les méthodes de protection en cas d’attaque nucléaire« . En effet dans ces années-là, nous vivions dans les remous de deux événements qui venaient de s’achever : la guerre d’Algérie et la crise de Cuba. Renversés sur nos inconfortables chaises d’école, engoncés dans nos lourdes capotes militaires, nous luttions contre le froid et l’ennui en relevant leurs revers jusqu’aux yeux. Ainsi caparaçonné, à travers les bords de nos calots rabattus sur les oreilles, nous entendions sourdement un sous-officier blasé nous expliquer qu’un trou réglementaire creusé dans la terre et recouvert d’une toile de tente réglementaire suffirait à nous protéger des effets d’une bombe atomique tactique. J’entends encore la voix de François, sortant de dessous son lourd manteau : Continuer la lecture de Le bout du tunnel →

Un personnage de roman

Jean ! Jean est mort depuis longtemps. Comme il a beaucoup vécu en Afrique, dans les colonies comme on disait encore au début des années soixante, je ne l’ai pas vraiment connu. Mais vers la fin, vers sa fin, je l’ai fréquenté un peu plus. Je me suis fait une idée, incomplète, imprécise, fausse peut-être même, de sa personnalité. J’espère que ça ne va pas le déranger que je parle de lui ici. Mais, si par hasard il l’apprenait, je suis certain qu’il comprendrait ce que j’essaie de faire : reconstituer sa personnalité à partir d’images anciennes. Avec son humour, sa bonne humeur, sa générosité et l’affection dont je suis sûr qu’il me portait, il comprendrait.

Jean était grand. D’après les photos de famille, dans ses jeunes années, il était plutôt élancé. La maturité, les aventures et l’âge l’ont rendu à peine un peu plus lourd, juste un peu plus impressionnant.

Jean était grand et brun. Il portait le cheveu long, pas à la mode des années hippies, pas sur les épaules, non, long juste de quoi avoir une mèche sur le front.

Jean était grand, brun et beau garçon. C’est ce qu’on disait Continuer la lecture de Un personnage de roman →

Mes rencontres du troisième type

Selon la classification de Hyneck, on désigne sous le nom de rencontres du troisième type celles au cours desquelles le témoin voit un ovni et ses occupants, ou seulement les occupants d’un ovni sans ce dernier.

 *

Un matin, à Ramatuelle, sur le chemin des douaniers qui fait le tour du Cap du Pinet, désert à cette heure, j’ai rencontré Brigitte Bardot. Elle était accompagnée par cinq ou six chiens de races hétéroclites et incertaines. Moi, j’étais seul avec mon Labrador à pedigree certifié. Nous ne nous sommes pas salués.

*

Un autre jour, j’ai rencontré un inspecteur de la Brigade de Recherche et d’Intervention. Il m’a raconté qu’au cours d’une tentative d’arrestation de Jacques Mesrine menée sous les ordres du Commissaire Broussard, une balle du gangster avait traversé son blouson en cuir de chez MacDouglas. L’Administration avait refusé de lui rembourser le vêtement, arguant du fait que ce n’était pas une tenue de travail adaptée à une arrestation risquée. Quelques mois plus tard, avec son blouson rapiécé, mon inspecteur participait Porte de Clignancourt à l’élimination définitive de l’ennemi public n°1 de l’époque. Lui-même s’en était tiré sans une égratignure, alors que Mesrine, non. Il y a une justice, quand même.

*

Une nuit, en Amérique, dans le salon Air France d’un aéroport, je me suis assis en face de l’acteur Dany Glover. Il ne m’a pas reconnu.

*

Peu de temps après, rue des Francs-Bourgeois, j’ai croisé Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. Je ne les ai pas reconnus non plus.

*

Bien avant que je ne la rencontre sur le chemin des douaniers, j’avais déjà eu l’occasion d’apercevoir Brigitte Bardot. C’était par un matin de septembre. Le soleil venait de se lever en arrière-plan d’un Riva qui glissait doucement en contre-jour vers la côte, tandis qu’un couple, debout derrière le pare-brise, attendait que le bateau atteigne la plage de Pampelonne. La femme portait un pantalon de cuir noir et une large chemise blanche à jabot. Par-dessus un smoking noir, l’homme portait une cape noire à doublure rouge flottant au léger vent de la course. Dissimulé derrière les ajoncs qui bordaient la plage, je reconnus immédiatement Brigitte et son amant de l’époque. La beauté de cette femme, l’élégance de l’homme qui l’accompagnait, le calme de la mer dans le petit-jour, le luxueux ronronnement feutré du huit-cylindres au ralenti, le tableau était parfait, splendide, émouvant tellement c’était beau. Je crois bien que j’écrasai une larme. Quand la proue heurta enfin le sable, j’entendis une voix masculine qui disait : « Putain de bordel de merde, j’ai failli me casser la gueule ! « 

*

La première fois que j’ai rencontré Kristin Scott-Thomas, c’était dans l’ascenseur. À l’époque, elle et moi, nous habitions le même immeuble. Impressionné par sa célébrité naissante, subjugué par son charme, j’osais à peine lui parler et tout ce que j’appris d’elle ce jour-là, c’est qu’elle habitait au troisième étage. Je n’en appris pas davantage quand je la rencontrai à nouveau le surlendemain. Mais quand l’occasion suivante se présenta, j’étais prêt et, tout en lui maintenant ouverte la porte de l’ascenseur , je lui dis élégamment :
—Quel beau rôle que celui de la productrice de télévision dans le film Un jour sans fin.
—Tout à fait d’accord avec vous, me répondit-elle avec un gentil sourire, et je trouve qu’Andie MacDowell l’a parfaitement interprété. »
Au moins, nous avions engagé la conversation.

*

Un jour, je fus invité par le Prince Rainier à chasser sur les terres de son château de Marchais. Son épouse, la princesse Grace, et sa fille cadette, la princesse Stéphanie qui avait alors onze ans, nous accompagnèrent toute la matinée et déjeunèrent ensuite avec nous. Je me rappelle que ce jour-là, je tuai trois faisans et qu’à table, je repris deux fois de la blanquette.

Nouvelles du jour 

De Santiago du Chili :
Contrairement à ce qui a été annoncé, ce n’est pas la pharmacie Lopez, mais la pharmacie Gomez qui sera de garde dimanche prochain.

***

Les lapins de garenne

Ce texte a déjà été publié, mais chaque fois que revient la période de chasse, je ne peux m’empêcher d’y penser. 

Chronique des années quarante

2 – Les lapins de garenne

C’était en septembre. Vers la fin du mois. Je me souviens qu’il faisait beau.

Ils ont sauté dans le vide. Tous les trois. L’un après l’autre.

Quand Vercors est entré en trombe dans ma chambre en dérapant de ses quatre pattes sur le parquet, quand, à la fin de sa glissade, il a percuté la boite en carton dans laquelle ils habitaient depuis trois jours, ils ont fui vers la fenêtre grande ouverte. Pendant que le chien se rétablissait sur ses pattes, ils ont gravi la petite marche qui menait au balcon. Vercors les y a poursuivis, la gueule au ras du sol. Quand ils sont arrivés au bout, ils ont sauté dans le vide, tous les trois, l’un après l’autre. Le chien s’est arrêté en percutant la balustrade. Et moi qui l’avais suivi, je les ai regardés tomber du cinquième étage, tous les trois, l’un après l’autre. L’espace d’un instant, j’ai espéré qu’ils tomberaient sur le vélum de la boutique de Monsieur Martini. Mais l’élan que leur avait donné leur course les a propulsés au-delà de la toile tendue. Ils sont tombés tous les trois sur le trottoir, devant la confiserie.

Monsieur Martini avait dû les voir tomber car il est apparu de dessous la toile et s’est mis à regarder en l’air. Il m’a vu. Il a écarté un peu les bras et les a laissé retomber d’un air d’impuissance.

Le voyage du petit Christian à Rome – 4ème et dernière partie

Cliquez si vous voulez sur la PREMIÈRE PARTIE 

Cliquez si vous voulez sur la DEUXIÈME PARTIE

Cliquez si vous voulez sur la TROISIÈME PARTIE

Le voyage du petit Christian à Rome

Quatrième et dernière partie

On a failli se battre !

Un soir, il y a eu un drame ! Francis, il a fait une colère terrible au restaurant chez Mario parce qu’il a dit que ça, c’était pas des vrais antipasti et qu’il aimait pas qu’on le prenne pour un touriste breton et qu’il voulait qu’on lui amène le patron enchaîné. Comme il était tout rouge et qu’il suait à grosses gouttes (alors qu’il n’avait encore rien bu), on n’était pas tranquille du tout et on ne savait plus où se mettre. Michèle faisait semblant de chercher ses lentilles sous la table, Anne M. en rajoutait un peu et disait à Francis « Vas-y, casse lui la gueule qu’on rigole un peu », Christian et Laurent, qui ne sont pas doués pour la bagarre, les trouvaient très bons les antipasti bien qu’ils ressemblaient à de banals fayots, Richard, que plus personne ne surveillait, mangeait Continuer la lecture de Le voyage du petit Christian à Rome – 4ème et dernière partie →

Vue du pont

Couleur Café n°30

Vue du pont
Café Beaurepaire
1 rue de la Bûcherie
13 mai 2019

Ça fait déjà presque un mois que la nef de Notre-Dame a brûlé et je ne suis toujours pas allé voir le désastre. La peur du choc peut-être. Mais en tant que vieux parisien et voisin, il va bien falloir que je lui rende visite. Je lui dois bien ça. J’y vais.

Pour éviter la trompeuse vue de face des tours apparemment intactes, j’opère un large mouvement tournant par la place de l’Hôtel de Ville, puis par le pont Louis Philippe et le pont Saint-Louis. Je passe rapidement le long des grilles du square Jean XXIII dont les arbres ne permettent pas de voir la catastrophe dans toute son ampleur. Le pont de l’Archevêché offre une vue bien dégagée sur le flanc de la cathédrale. La première impression, c’est qu’elle est toujours là, et dans un premier temps, la disparition de la flèche se remarque à peine. Mais tout de suite après, c’est l’absence de toiture qui saisit, et puis les échafaudages tordus et calcinés, et puis les pierres noircies, et puis les flèches des grues. On a beau l’avoir vue à la télévision, Notre-Dame, à tous les instants de l’incendie, sous toutes les coutures, brûlant des flammes de l’enfer, fumant sous les lances des pompiers, refroidissant sous le regard des drones, la voir ainsi, en vrai, grandeur nature, sans couverture, ça en fiche un coup, on a l’impression de la voir frissonner sous le vent mauvais de ce fichu mois de mai.

Le pont de l’Archevêché n’a jamais porté autant de monde. En colère — mais contre qui, grands dieux ? — je m’insinue entre les touristes, m’excusant à peine de faire irruption dans leur photo-souvenir. « Laissez-moi passer, nom de Dieu, je suis de la famille ! » Tout là-haut, embarqués dans des nacelles qui oscillent doucement au bout de bras télescopiques vertigineux, des petits Playmobils casqués de blanc et vêtus de Continuer la lecture de Vue du pont →

Le voyage du petit Christian à Rome – 3ème partie

Cliquez si vous voulez sur la PREMIÈRE PARTIE 

Cliquez si vous voulez sur la DEUXIÈME PARTIE

Le voyage du petit Christian à Rome

Troisième partie

Livia

A notre arrivée à Rome, on a compris que la nouvelle maîtresse ce n’était pas une rigolote. D’abord, le premier jour, quand elle nous a vu arriver avec nos chouettes déguisements, des gilets pare-balles kakis avec des poches partout pour les garçons et des foulards à fleurs de toutes les couleurs pour les filles, elle nous a dit : « Je vous préviens, je veux bien faire guide touristique mais pas gardienne de troupeaux !». Du coup, les casquettes, on n’a pas osé les mettre sinon, je crois bien que Livia aurait pris le premier avion pour rentrer à Paris. A table, on ne pouvait même pas manger ce dont on avait envie. C’est vrai aussi que Richard, il était un peu agaçant parce qu’il voulait toujours quelque chose qui n’existait pas sur le menu et Livia, elle voulait lui faire comprendre que ce n’était pas possible et alors on perdait beaucoup de temps et quand Continuer la lecture de Le voyage du petit Christian à Rome – 3ème partie →