Message mensuel de septembre

Il y avait une chanson de Brassens qui disait « Le vingt-deux septembre, à présent je m’en fous ». Nous sommes le 22 septembre, alors…

J’écris des mots. Ça fait maintenant dix-sept ans que j’écris des mots, régulièrement, tout le temps, partout, le matin dans les cafés, l’après-midi dans les jardins, le soir chez moi… J’écris des petites chroniques d’humeur, des critiques de cinéma, de théâtre et de littérature ; j’écris des histoires courtes, quelques pages, des nouvelles, un peu plus longues, et même des romans, trois courts et deux de bonne longueur. J’ai même deux longs inachevés dans mes tiroirs. Depuis treize ans, je fais paraître tous ces écrits sous forme de feuilleton dans ce blog, Le Journal des Coutheillas.  Ensuite, ils paraissent en livre broché et en format Kindle chez Amazon. Pour y accéder, tapez seulement « Philippe Coutheillas » dans la case « recherche » d’Amazon.fr

Blind dinner
Un « Blind dinner », c’est un dîner un peu particulier dans lequel les invités ne se connaissent pas. Dans les beaux quartiers, c’est très à la mode. Renée, la maitresse de maison, trouve cela très chic et parfois follement drôle.  Mais ce soir là, quand on a commencé à parler d’un mystérieux virus venant de Chine, le diner a vite tourné au vinaigre.

LA MITRO et autres drôles d’histoires
C’est un recueil de nouvelles qui porte le titre de la première d’entre elles. Assez inspirée par Marcel Pagnol, il faut la lire avec l’accent. Les autres nouvelles revisitent aussi bien l’assassinat de Jules César que les jeux télévisés, les petits meurtres sans importance, l’effet papillon ou la manière d’accéder au Paradis.

 

Le Cujas (Histoire de Dashiell Stiller)
Paris 1935. Dashiell, jeune touriste Américain, prend une photographie de la terrasse d’un café du Boulevard St-Michel, le Cujas. Treize années plus tard, il est de retour à Paris pour rencontrer les huit personnages qui se trouvaient sur la photo. Il les fait parler sur leur vie, sur la façon dont ils ont vécu cette période troublée de la guerre, l’Occupation, la Résistance, la Collaboration, les Camps, la Libération… Mais pourquoi fait-il cela ? Pour écrire un roman ? Pour retrouver quelqu’un ? Pour expier un crime ? Pour retrouver sa propre histoire, l’histoire de Dashiell Stiller ?

Bonjour, Philippines (et autres rencontres)
Petit livre sans importance, recueil de récits de rencontres et d’aventures, graves ou anodines, que j’ai vécues un peu partout à travers le monde, à Manille et à Cagayan de Oro, à Téhéran et à Athènes, à Ouagadougou et Bobo-Diouasso, à Douala et à Bamako, au Brésil et en Ukraine, à Sumatra et dans la Vallée de la Mort. La plupart du temps, leur narration est véridique, mais parfois, j’avoue que je me suis laissé aller à les romancer un peu. Après tout, je ne serai pas le premier.

 

Histoire de Noël (et autres contes cruels)
Ce petit bouquin n’est pas destiné à être mis entre toutes les mains.

En effet, et contrairement à ce que pourrait laisser croire une interprétation trop rapide de son titre, il ne s’agit pas du tout, mais alors pas du tout, d’un recueil de belles histoires de Noël, dégoulinantes de bonté, de morale et de confiture.
Connaissez-vous la légende de la Mort à Samarcande ? Non ? C’est un beau et terrible poème persan du XIIème siècle dans lequel un Vizir qui vient de croiser la Mort dans une rue de Bagdad croit lui échapper en s’enfuyant à Samarcande alors que c’est justement là que, sans le savoir, il a rendez-vous ce soir avec elle.
Eh bien, pour la plupart, les nouvelles qui composent Histoire de Noël s’inspirent de cette fatalité ironique : c’est en croyant fuir son destin que l’homme s’y précipite.

 

Les disparus de la rue de Rennes
C’est la panique à la Mairie de Paris : alors qu’il procédait à un contrôle de routine, Roger Ratinet, agent municipal affecté à la vérification de la conformité des plaques de rue à la parité homme/femme a découvert que toute une section de la rue de Rennes avait disparu. Eh oui ! Disparu ! Comme ça, en plein Paris, sans qu’on puisse savoir ni quand, ni pourquoi, ni comment. Trois cents mètres de rue, une quarantaine d’immeubles ! Rien que ça ! Introuvables ! Ça fait désordre, non ? Bien sûr, il a fallu en informer Madame Hidalgo. « Comment ! Comment ! a explosé la Maire en furie. Plus de trois cents mètres de rue disparaissent en plein milieu de Saint Germain des Prés et personne n’est fichu de me dire où ils sont passés ! »
L’affaire est encore secrète, mais le scandale couve et, bientôt, la presse s’en mêle, et aussi Cottard, le chef de bureau jaloux de Roger Ratinet, et puis Yvonne, l’épouse de Roger Ratinet. Comme d’habitude, le Dir.Cab de la Maire, Hubert Lubherlu est dépassé.
Heureusement, Anne Hidalgo est solide ; en matière de scandale, elle en a vu d’autres. Mais survivra-t-elle à celui-ci ? Rien n’est moins sûr.

Les trois premières fois (et autres nouvelles optimistes)
Un soir dans un port, trois hommes attendent le départ de leur bateau. Pour passer le temps, ils racontent chacun une « première fois ». Un autre jour, un autre homme explique comment il faut se tenir dans la rue quand on porte un bouquet de fleurs. Un autre soir, un incident à la frontière syrienne va-t-il transformer en drame un beau week-end de tourisme. En fin d’après-midi, un homme écrit à coté de son chien qui dort. Un beau matin, un groupe d’enfants qui se rend au jardin du Luxembourg passe devant la terrasse d’un café ; des clients attablés les regardent passer ; leurs points de vue diffèrent. La peur de l’avion, ça se soigne.
Quatorze nouvelles, drôles ou émouvantes, quatorze textes ironiques ou sensibles, quatorze façons, réalistes ou poétiques, d’être optimiste.

Go West !
Il était une fois l’Amérique. Et la même fois, il était un jeune homme que l’Amérique faisait rêver. Le jeune homme et l’Amérique vécurent ensemble tout un été, l’été 62. Cette année-là, les accords d’Évian avaient mis fin à la guerre d’Algérie, Kennedy était entré dans sa deuxième année de Présidence des États-Unis et Marilyn Monroe avait encore quelques semaines à vivre. Moi, j’avais échappé à la guerre d’Algérie, John Fitzgerald Kennedy me fascinait et j’étais amoureux de Marilyn, et aussi de Patricia. Je n’avais pas encore vingt ans.

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11 réflexions sur « Message mensuel de septembre »

  1. 22 septembre ; c’est officiellement l’automne. Les calembours et les feuilles mortes se ramassent à la pelle.

  2. Si cette lectrice est une amie, il y a longtemps qu’elle aurait dû avoir un Coutheillas sur son bureau.

  3. Cessons un peu de jouer au plus fin.
    Même avec cette précision sibylline, je n’ai pu trouver ni le titre ni l’auteur de ce célèbre roman.
    Auteur fin 19eme, dandy ?
    Huysmans, Mirbeau, Loti ?
    Pas Proust quand même ?

  4. La tenancière de l’Hôtel Saint Georges à Loches dont les charmes ne laissent pas indifférent le narrateur se nomme Marguerite Bellepaire.

  5. Une amie, lectrice chez Gallimard, auprès de laquelle je me plaignais de l’absence de vrais romans de fiction dans les prix littéraires récents (Vuillard, Carrère, Mauvignier, Laffon par exemple) m’expliquait qu’aujourd’hui ils ne recevaient plus que ça : des récits de la vraie vie vaguement romancés à la sauce écolo de vacances. Elle en était la première affligée, comme NRCB.

  6. Il s’agit d’un roman courtois de la fin du XIX ème siècle dont le narrateur est un dandy parisien et dont certains passages ont malheureusement été censurés.

  7. C’est une tendance générale. Le roman tombe en désuétude. Autour de moi, on ne lit plus que de plaintives autobiographies dramatisées, des récits historiques revus et corrigés à la mode « vérité alternative », des faits divers prétextes d’enquêtes longues et brouillonnes, des essais sur la société, la démocratie, l’impérialisme, la culture physique et celle des vers à soie, la bonne utilisation du bicarbonate de soude… D’ailleurs, ce sont ces livres qui recueillent tous les prix littéraires. Frères Goncourt, réveillez-vous, ils sont devenus chiants, les jurys. Regardez ce qu’ils font à la littérature !

  8. Georges Sand peut-être, à cause de Loches et de son hôtel Saint Georges. Mais le dialogue présenté de semble pas du style de Georgette.

  9. Voyons, voyons ! Quel peut bien être ce célèbre roman qui a dégouté Lorenzo de la littérature de fiction ? Vu le texte, ça ne peut être Le Grand Meaulnes si cher à son cœur. Modiano, peut-être ? Mais si le quartier Saint Georges lui est familier, je ne vois pas Modiano perdu à Loches. Alors, quel est-il ce roman scélérat qui dégoûta Lorenzo de la vraie littérature ?

  10. C’est en lisant la première page de ce célèbre roman que j’ai enfin compris pourquoi les fictions aussi formidables soient-elles ne me concernaient plus.

    La scène se passe à la réception de l’Hôtel Saint Georges à Loches.

    – Bonsoir Madame. Je voudrais réserver une table pour le dîner.
    – Vous serez seul ?
    – A ma connaissance, oui. A moins qu’une jolie femme n’ait pas mieux à faire que de passer deux heures avec un vieux monsieur comme moi.

    Voilà à quoi servent les romans : à raconter ce qui n’arrivera jamais. Or ce qui arriverait demain serait trop tard et ce qui n’arrivera jamais n’est plus une préoccupation de mon âge.

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