{"id":9469,"date":"2017-10-21T08:08:52","date_gmt":"2017-10-21T06:08:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=9469"},"modified":"2017-10-17T08:24:01","modified_gmt":"2017-10-17T06:24:01","slug":"hhh-nyc-usa-10","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=9469","title":{"rendered":"HHH, NYC, USA (10) &#8211; Ricardo Huelva"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>10-Ricardo Huelva<\/strong><\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-9545\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/Ricardo-Huelva-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/Ricardo-Huelva-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/Ricardo-Huelva.jpg 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #0000ff;\"><em>&lt;&lt;\u2026\u00e7a y est, \u00e7a va \u00eatre mon tour\u2026&gt;&gt;<\/em><\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ricardo Huelva est n\u00e9 en 1965 \u00e0 Bauta, un faubourg de La Havane. Jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de quinze ans, il a v\u00e9cu l\u00e0, entre ses parents et ses deux s\u0153urs cadettes, Maria et Helena. Ce fut une vie plut\u00f4t tranquille et joyeuse, vie d\u2019enfant, puis d\u2019adolescent, faite d\u2019\u00e9cole, de cat\u00e9chisme, de football, de copains, de soleil, de nuits sur la plage, de guitares et de filles, mais aussi\u00a0de pauvret\u00e9. Quelques ann\u00e9es avant la r\u00e9volution, le grand-p\u00e8re de Ricardo avait ouvert un commerce de chaussures. Au d\u00e9but des ann\u00e9es cinquante, les affaires avaient plut\u00f4t bien march\u00e9 et le commer\u00e7ant avait commenc\u00e9 \u00e0 faire construire une grande maison au bord de la mer pour y loger toute sa famille. Mais les troubles de la r\u00e9volution avaient arr\u00eat\u00e9 le chantier et l\u2019effondrement de l\u2019\u00e9conomie qui avait suivi l\u2019arriv\u00e9e au pouvoir de Fidel Castro avait d\u00e9finitivement ruin\u00e9 le marchand de chaussures. A partir de ce moment, le grand-p\u00e8re de Ricardo n\u2019avait plus cach\u00e9 ni sa haine envers le Lider Massimo ni son peu de go\u00fbt <!--more-->pour le paradis communiste qu\u2019il leur promettait pour demain. Cette attitude de bourgeois obstin\u00e9 lui avait valu un interrogatoire vigoureux qui avait dur\u00e9 cinq p\u00e9nibles jours. Apr\u00e8s cela, il avait \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9 dans ses foyers et class\u00e9, lui et sa famille, dans la cat\u00e9gorie des \u00abcontre-r\u00e9volutionnaires irr\u00e9cup\u00e9rables\u00bb. Si, par la suite, on l\u2019avait laiss\u00e9 \u00e0 peu pr\u00e8s tranquille, on lui\u00a0avait interdit, \u00e0 lui et \u00e0 ses fils,\u00a0l\u2019acc\u00e8s au seul emploi qui leur aurait permis de sortir de la presque mis\u00e8re dans laquelle ils se d\u00e9battaient chaque jour, un poste de fonctionnaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La marque infamante que les Huelva portaient encore vingt ans plus tard finit quand m\u00eame par leur apporter un avantage. Lorsqu\u2019en 1980 Castro avait d\u00e9cid\u00e9 d\u2019organiser l\u2019exode vers les\u00a0Etats Unis\u00a0de cent cinquante mille cubains irr\u00e9cup\u00e9rables, la famille Huelva avait \u00e9t\u00e9 parmi les premi\u00e8res \u00e0 embarquer pour la Floride au port de Mariel. Elle fut accueillie en grandes pompes par la ville de Miami. Elle lui attribua une maison parmi les milliers identiques qu&rsquo;elle avait construites \u00e0 Hialeah pour accueillir et, si possible, contenir cette vague immense d\u2019immigration. Grace aux lois sp\u00e9ciales applicables aux seuls \u00e9migr\u00e9s cubains, Ricardo avait obtenu sans difficult\u00e9 la nationalit\u00e9 am\u00e9ricaine ainsi qu\u2019une bourse d\u2019\u00e9tudes. Il avait choisi de devenir\u00a0ing\u00e9nieur en m\u00e9canique. A partir de ce moment, il avait tout fait pour oublier son pays d\u2019origine et sa condition de Cubano. Il avait commenc\u00e9 par quitter la Floride pour monter vers le Nord, l\u00e0 o\u00f9 on ne risque pas de rencontrer un \u00e9migr\u00e9 au coin de chaque bloc. Il avait aussi chang\u00e9 son nom pour celui de Dick Hullby. Dick n\u2019avait pas tard\u00e9 \u00e0 trouver du travail \u00e0 Detroit. Peu de temps apr\u00e8s, lors d\u2019une partie de bowling avec des amis de l\u2019usine, il avait rencontr\u00e9 celle qui, dans le mois qui suivit,\u00a0devait devenir sa femme. Elle s\u2019appelait Maria comme sa s\u0153ur et, comme sa s\u0153ur, elle \u00e9tait Cubana. Elle \u00e9tait belle comme le jour et n\u2019\u00e9prouvait aucune g\u00eane \u00e0 \u00e9voquer ses origines cubaines. Elle avait une bonne situation \u00e0 Manhattan dans une agence de publicit\u00e9 sur Madison. Quelques semaines apr\u00e8s leur rencontre, elle avait emmen\u00e9 Ricardo \u00e0 New York. Le mois suivant, il entrait comme d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 commercial chez Anderson Laboratories, d\u2019o\u00f9 HHH le d\u00e9baucha cinq ans plus tard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n\u2019a pas remis les pieds \u00e0 Hialeah depuis quinze ans. Il est maintenant Sales Manager pour la r\u00e9gion Central-South-America. Il habite Brooklyn, sa femme attend un troisi\u00e8me enfant, et ils viennent de d\u00e9cider qu\u2019elle allait s\u2019arr\u00eater de travailler. Elle est en vacances dans sa famille avec les enfants du c\u00f4t\u00e9 de Fort Lauderdale, d\u2019o\u00f9 Ricardo est rentr\u00e9 hier soir, uniquement pour assister \u00e0 cette r\u00e9union.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Weissberg continue :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Dis-moi donc, Rrricarrrdo Rrrouelba ! Pourquoi tu te fais appeler Hullby ? Hein ? Pourquoi ? T\u2019as honte de tes origines ? C\u2019est vrai que Dick, c\u2019est plus chic. Et tu crois que tu trompes ton monde avec \u00e7a ? Tu crois qu\u2019on va oublier que t\u2019es arriv\u00e9 de Cuba tout mouill\u00e9 sur une poubelle flottante ? Mon pauvre vieux ! Mais jamais personne n\u2019oubliera \u00e7a. Surtout pas ceux-l\u00e0, les Dickinson, les Fagan, les Dunbar, les Huge, les WASP, les \u00ab\u00a0pure americans\u00a0\u00bb, les passagers du Mayflower. Pour eux, tu seras toujours un bronz\u00e9, un wetback, un Cubano qui profite du fric de l\u2019Oncle Sam. Jamais tu ne seras l\u2019un d\u2019entre eux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sous le coup de la vexation, Ricardo ne peut s\u2019emp\u00eacher de r\u00e9pondre :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Et \u00e7a, il en sait quelque chose, hein, le sale petit juif de Brooklyn\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Oh, mais c\u2019est qu\u2019il a du r\u00e9pondant, l\u2019immigr\u00e9\u00a0! Allez, le m\u00e9cano, va plut\u00f4t garer ma Porsche ! dit Harry en lui lan\u00e7ant ses cl\u00e9s \u00e0 travers la table.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Martinoni n\u2019y tient plus\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014C\u2019est intol\u00e9rable\u00a0! Mais qu\u2019est-ce que fout la S\u00e9curit\u00e9\u00a0? Maintenant, \u00e7a suffit, Harry\u00a0! Je te somme de sortir de cette salle imm\u00e9diatement, ou je te sors moi-m\u00eame\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Ho, le Rital, la ferme\u00a0! T\u2019es pas de taille\u00a0! Toi, c\u2019est pas le fric de l\u2019Oncle Sam qui t\u2019int\u00e9resse. Ce serait pas plut\u00f4t celui de Papa Gallagher, ton cher beau-p\u00e8re\u00a0? Fais attention, vieux camarade, il pourrait bien durer plus longtemps que tu ne crois, le vieux tyran. T\u2019as int\u00e9r\u00eat \u00e0 \u00eatre tr\u00e8s tr\u00e8s gentil avec sa fille, sinon elle pourrait bien divorcer avant d\u2019\u00eatre orpheline, ta poule aux \u0153ufs d\u2019or\u00a0! Erlina\u00a0! Entre nous, on n\u2019a pas id\u00e9e de s\u2019appeler Erlina. Bon\u00a0! Assis, le gigolo\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Ecoute, Harry, vraiment, je trouve que tu exag\u00e8res\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est Dunbar qui vient d\u2019intervenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Tiens, voil\u00e0 le ch\u00f4meur qui s\u2019en m\u00eale\u00a0! Quoi\u00a0? Tu le savais pas\u00a0? Tiens, j\u2019aurais cru. En tout cas, tu le sauras surement tout \u00e0 l\u2019heure. T\u2019as bien rendez-vous avec G.H.\u00a0? Bon, ben, t\u2019es vir\u00e9 mon gars\u00a0! T\u2019es mauvais, alors t\u2019es vir\u00e9\u00a0! C\u2019est comme \u00e7a\u00a0: quand t\u2019es mauvais et que tu es pas actionnaire, t\u2019es vir\u00e9\u00a0! Automatique\u00a0! Ecoute, c\u2019est normal, non\u00a0? T\u2019es plus au niveau, mon vieux. Tu n\u2019arr\u00eates pas de d\u00e9gringoler depuis un an. Alors, t\u2019es vir\u00e9. Tu as droit \u00e0 une jolie boite en carton. Tu pourras y mettre toutes tes affaires personnelles\u00a0: ton saumon empaill\u00e9 qui dit bonjour quand on passe devant, ta photo avec le vieux Huge, ton stylo Montblanc et la photo de ta femme. A propos, tu nous avais pas dit qu\u2019elle se barrait, ta femme\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tandis que Dunbar s\u2019effondre sur son fauteuil en se prenant la t\u00eate dans les mains, Mary Dickinson s\u2019indigne\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014C\u2019est odieux, c\u2019est insupportable\u00a0! G.H., pour l\u2019amour de Dieu, faites quelque chose !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014N\u2019en faites rien, G.H. Cette garce est en train de quitter le navire. Vous ne saviez pas\u00a0? Elle a pratiquement sign\u00e9 avec Anderson pour Londres. Elle doit avoir une coquine, l\u00e0-bas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Little Bob se l\u00e8ve \u00e0 nouveau de son fauteuil\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Vraiment, Harry, tu n\u2019es pas un gentleman. Je vais \u00eatre oblig\u00e9 de te\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Harry l\u2019interrompt en imitant la voix de Geronimo Huge\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Robert, je pense qu\u2019il serait pr\u00e9f\u00e9rable que vous restiez assis \u00e0 votre place.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis, revenant \u00e0 sa voix habituelle\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Ouais, grand cr\u00e9tin, il serait pr\u00e9f\u00e9rable. Au lieu de voler au secours de Miss Europe-Afrique, tu ferais mieux de t\u2019occuper de ta femme. Ah ! Parce que \u00e7a ne va pas, mon vieux, \u00e7a ne va pas du tout. \u00c7a fait trois semaines qu\u2019elle couche avec Cosby. H\u00e9 oui ! Surprise, surprise ! C\u2019est une question de couleur probablement ; \u00e0 moins que ce ne soit autre chose. En tous cas, elle couche, mon vieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En se relevant brutalement, Cosby renverse son fauteuil qui vient cogner bruyamment la baie vitr\u00e9e derri\u00e8re lui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Monsieur Cosby, s\u2019il vous plait, murmure G.H.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Mais enfin, G.H., c\u2019est insupportable\u00a0! proteste Cosby<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais Harry Weissberg reprend aussit\u00f4t la direction des \u00e9v\u00e8nements :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Dis donc, Cosby ! T\u2019en veux aussi, toi ? Toi l\u2019homme de couleur comme on aimerait en voir plus souvent, le mod\u00e8le d\u2019int\u00e9gration raciale, le passager de l\u2019ascenseur social ? Tu veux que je te d\u00e9gonfle un peu ? Tu veux que j\u2019explique comment tu l\u2019as pay\u00e9, ton pi\u00e8ge \u00e0 filles d\u00e9capotable ? Tu veux que je parle de tes combines avec le patron de l\u2019usine de Greenfield ? Que je raconte comment il pr\u00e9l\u00e8ve de l\u2019h\u00e9ro\u00efne de son labo sans que \u00e7a se voie ? Comment il te la refile chaque fois que tu vas dans le nord ? Ou bien comment tu la fourgues \u00e0 tes petits cousins du Bronx, tu sais, ceux qui alimentent Manhattan nord, apr\u00e8s avoir pr\u00e9lev\u00e9 ta consommation personnelle ? Alors, David, tu veux vraiment ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme un somnambule, Cosby redresse son fauteuil et se rassied, tandis que son voisin de table rassemble ses affaires et se l\u00e8ve. Harry lui adresse un large sourire :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Aaaah\u00a0! Major Fagan ! Vous n\u2019allez pas nous quitter comme \u00e7a ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014\u00c9coutez, G.H., dit Christopher en s\u2019adressant \u00e0 Geronimo, je ne vois pas l\u2019utilit\u00e9 de prolonger cette r\u00e9union tant que cet individu sera l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais Huge reste impassible sur sa chaise et Weissberg reprend la main :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Major Fagan ! Vous ne voyez pas l\u2019utilit\u00e9 ? Vous voulez parier que vous allez bient\u00f4t la voir, l\u2019utilit\u00e9 ? Combien vous pariez ? Mille dollars, dix mille, cent mille dollars ? Encore un peu plus ? Allez, vous pouvez bien allez jusqu\u2019\u00e0 cinq cent mille. Allez, cinq cent mille dollars ! Adjug\u00e9 ! Vous pouvez vous le permettre, non\u00a0? C\u2019est bien la somme que vous avez touch\u00e9e du labo Anderson pour leur avoir pass\u00e9 tous les d\u00e9tails du programme Cardiocor. Remarquez que c\u2019est pas cher pay\u00e9 ! Dix ann\u00e9es de recherches de la Compagnie pour cinq cent mille dollars, c\u2019est donn\u00e9. Vous auriez pu obtenir largement plus. Alors, vous la voyez maintenant, l\u2019utilit\u00e9 ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La salle de r\u00e9union est maintenant plong\u00e9e dans un grand silence. Plus personne ne bouge, plus personne ne respire. Le temps s\u2019est arr\u00eat\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et puis, Geronimo se l\u00e8ve, contourne la table, et vient se placer derri\u00e8re le si\u00e8ge de Martinoni.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><em>La suite et la fin apr\u00e8s-demain 23 octobre<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">ET DEMAIN, LE ROSTAND, LA TERRASSE LA PLUS LITTERAIRE DE PARIS<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>10-Ricardo Huelva &lt;&lt;\u2026\u00e7a y est, \u00e7a va \u00eatre mon tour\u2026&gt;&gt; Ricardo Huelva est n\u00e9 en 1965 \u00e0 Bauta, un faubourg de La Havane. Jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de quinze ans, il a v\u00e9cu l\u00e0, entre ses parents et ses deux s\u0153urs cadettes, Maria et Helena. 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