{"id":9302,"date":"2017-09-21T08:08:31","date_gmt":"2017-09-21T06:08:31","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=9302"},"modified":"2017-09-19T12:33:12","modified_gmt":"2017-09-19T10:33:12","slug":"quatre-heures-de-maths-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=9302","title":{"rendered":"Quatre heures de maths &#8211; 3\u00e8me partie"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Dans la classe de Piston B du Lyc\u00e9e Saint Louis, le vendredi matin, c&rsquo;est Maths. Quatre heures. Mais aujourd&rsquo;hui, il y a contr\u00f4le. Int\u00e9grales triples et d\u00e9riv\u00e9es secondes, le narrateur passe un sale moment. Il passe le temps comme il peut, tout en esp\u00e9rant le miracle ou la catastrophe qui fera annuler le contr\u00f4le.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je n&rsquo;ai aucun besoin d&rsquo;aller aux toilettes, mais je ne peux pas rester \u00e9ternellement l\u00e0 \u00e0 regarder des petites lettres violettes\u00a0incompr\u00e9hensibles ou des \u00e2neries grav\u00e9es\u00a0dans le bois. Il faut que je sorte, que je prenne l&rsquo;air. March\u00e8se me regarde sortir. Il n&rsquo;est pas dupe de la man\u0153uvre et, dans son regard, je crois voir une petite lueur de sympathie. Le salaud\u00a0!\u00a0<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-9606\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/IMG_4101-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/>Le grand couloir est d\u00e9sert, l&rsquo;immense cage d&rsquo;escalier aussi. Comme dans une cath\u00e9drale, on entend de lointains \u00e9chos de portes qui claquent, de\u00a0pas sonores ou de conversations tronqu\u00e9es, puis le silence. J&rsquo;ai soudain la sensation \u00e9trange d&rsquo;\u00eatre seul \u00e0 bord d&rsquo;un paquebot en perdition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le calme r\u00e8gne\u00a0dans\u00a0la cour d&rsquo;honneur.\u00a0Debout sous les marronniers,\u00a0la statue de Saint-Louis me regarde de son air triste et doux. Comme chaque ann\u00e9e au d\u00e9but d&rsquo;octobre, on l\u2019a peinte de la couleur de la prochaine promotion de l\u2019X, cette ann\u00e9e jaune. Les traces rouges de l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re peuvent encore se voir sur le bas de sa robe. Je m&rsquo;assieds contre son pi\u00e9destal et, dans l\u2019ombre de la statue, j&rsquo;allume une Gitane.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je n\u2019ai jamais voulu faire Maths, moi. Je ne l\u2019ai peut-\u00eatre jamais dit \u00e0 mes parents, mais en fait je n\u2019ai jamais voulu faire Maths. Je voulais faire Lettres, mais en seconde, je d\u00e9testais tellement mon professeur de fran\u00e7ais que j\u2019ai choisi la s\u00e9rie C, la meilleure comme on disait partout. Jusqu\u2019au bac, tout s\u2019est bien pass\u00e9, et d\u2019ailleurs, en maths, j\u2019\u00e9tais plut\u00f4t parmi les bons. Mais une fois arriv\u00e9 en Pr\u00e9pa \u00e0 Saint-Louis, \u00e7a n\u2019a plus \u00e9t\u00e9 du tout pareil. C\u2019est un miracle\u00a0que j\u2019aie r\u00e9ussi \u00e0 me maintenir jusque-l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le surveillant g\u00e9n\u00e9ral traverse la cour avec un inconnu. Il est trop occup\u00e9 pour me pr\u00eater attention, mais je r\u00e9alise que je ne peux pas rester l\u00e0 plus longtemps. Je reprends l\u2019escalier puis le grand couloir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand je rentre dans la classe, Fontaine n\u2019est plus \u00e0 sa place. Les mains dans le dos, la pipe \u00e0 la bouche, il est \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ma place vide, pench\u00e9 sur l\u2019\u00e9paule de March\u00e8se. Sans doute satisfait par ce qu\u2019il voit du travail de l\u2019un de ses meilleurs \u00e9l\u00e8ves, il reprend sa d\u00e9ambulation. Arriv\u00e9 au fond de la classe, il repart d\u2019une traite jusqu&rsquo;\u00e0 la chaire, consulte sa montre et annonce\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Messieurs, il vous reste une heure et trente-sept minutes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je me retourne une nouvelle fois. Je ne vois rien que des fronts sereins ou pliss\u00e9s par l&rsquo;effort, mais tous studieux. A part Machuel, qui a carr\u00e9ment pos\u00e9 son front sur le bureau, ses avant-bras sur les cuisses, et qui semble dormir, pas un qui regarde en l&rsquo;air, pas un qui s\u00e8che.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je suis seul au monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une heure et trente-sept minutes, cinq mille huit cent vingt secondes, cinq mille huit cent dix-neuf, cinq mille huit cent dix-huit, cinq mille huit&#8230;le visage de\u00a0Tavia appara\u00eet peu \u00e0 peu sur fond de copie blanche encadr\u00e9e de noir. On dirait un peu une photo de chez Harcourt. Tavia, am\u00e9ricaine,\u00a0grande, brune. Elle porte les cheveux courts, un chemisier blanc, une jupe pliss\u00e9e noire et des ballerines marron. C&rsquo;est lundi dernier que je l&rsquo;ai vue pour la premi\u00e8re fois.\u00a0Comme tous les lundis, je s\u00e9chais la cantine pour pouvoir prendre un peu de soleil avant le cours de physique qui ne commence qu&rsquo;\u00e0 trois heures. Je me promenais avec March\u00e8se du c\u00f4t\u00e9 du bassin du Luxembourg quand nous avons vu ces deux filles, visiblement \u00e9trang\u00e8res, renvers\u00e9es confortablement face au soleil sur deux chaises longues m\u00e9talliques, leurs jambes allong\u00e9es devant elles sur deux chaises droites. La pr\u00e9sence de deux jolies filles prenant le soleil \u00e0 cette heure au Luxembourg n&rsquo;\u00e9tait pas pour nous surprendre, mais le c\u00f4t\u00e9 \u00e9tonnant de la situation \u00e9tait qu&rsquo;il n&rsquo;y avait aucun gar\u00e7on autour. \u00c9tait-ce l&rsquo;approche de la fin du printemps et la douceur de la temp\u00e9rature, ou bien la solitude des jeunes filles et le fait que je ne sois pas seul, ou encore les deux grandes heures que nous avions encore devant nous ? Je me sentis rempli d&rsquo;une audace nouvelle qui me poussait \u00e0 tenter ce que je n&rsquo;avais jamais encore oser faire : draguer. Je dis \u00e0 March\u00e8se :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-On y va ! Dommage que la tienne soit moche !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette expression de regret n&rsquo;avait pas lieu d&rsquo;\u00eatre car, m\u00eame \u00e0 cette distance, on pouvait voir que les deux filles \u00e9taient loin d&rsquo;\u00eatre moches, mais la plaisanterie \u00e9tait traditionnelle et in\u00e9vitable entre soi-disant dragueurs. La plus petite \u00e9tait blonde. Je le sus plus tard, elle s&rsquo;appelait Monica. Gonfl\u00e9 \u00e0 bloc, mais un peu \u00e9mu quand m\u00eame, je fon\u00e7ais sur Monica et lui dit\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Hellooooo! Are you an actress ? Are you from Hollywood ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La pauvret\u00e9 de mon entr\u00e9e en mati\u00e8re r\u00e9v\u00e9lait bien mon inexp\u00e9rience dans le domaine de la drague et vouait certainement ma tentative \u00e0 un lamentable \u00e9chec.\u00a0Mais au lieu de m&rsquo;ignorer comme c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;usage pour une fille importun\u00e9e et de continuer sa conversation avec Tavia, elle rit l\u00e9g\u00e8rement et dit :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-No, I am not from Hollywood, I am dutch.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entra\u00een\u00e9 par je ne sais quel d\u00e9mon ordinaire, je continuai dans la vulgarit\u00e9 :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Arrghhh zooo ! You are from Germany ! Goute ! Goute !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne me reconnaissais pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-No, I\u2019am dutch. From Holland.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;aurais voulu me battre ! Quel cr\u00e9tin !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Heureusement March\u00e8se me sortit d&#8217;embarras en approchant deux chaises vides et en s&rsquo;adressant poliment en fran\u00e7ais aux deux jeunes filles :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Vous permettez ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;\u00e9tait gagn\u00e9, du moins pour le moment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ensuite, le cours de la conversation fut tel que Tavia sembla davantage s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 moi que Monica. Ne voulant pas contrarier le cours des choses, je me concentrais sur elle en retour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous appr\u00eemes qu&rsquo;elles \u00e9taient toutes deux inscrites \u00e0 l&rsquo;Alliance Fran\u00e7aise et qu&rsquo;elles \u00e9taient toutes deux au pair, l&rsquo;une avenue Mozart et l&rsquo;autre boulevard Raspail. Monica venait d\u2019Eindhoven et Tavia d&rsquo;Atlanta. Nous d\u00e9cid\u00e2mes de nous revoir le mercredi suivant, m\u00eame endroit, m\u00eame heure. Cela impliquait que nous s\u00e9chions la s\u00e9ance de sport au stade Charlety, mais \u00e7a, c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;enfance de l&rsquo;art.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tavia est une jolie fille. A vrai dire, je ne suis jamais sorti avec une aussi jolie fille. Elle est joyeuse, naturelle, na\u00efve et inculte. Elle est arriv\u00e9e \u00e0 Paris il y a seulement un mois et elle est ravie par tout ce qu&rsquo;elle d\u00e9couvre. J&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;\u00eatre pour elle un guide parfait. Je l&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 emmen\u00e9e voir le Pont des Arts et l&rsquo;\u00e9glise Saint-Germain des Pr\u00e9s. Nous avons pris un verre au bar de La Coupole et un caf\u00e9 aux Deux Magots. Je lui ai cit\u00e9 quelques-unes unes des c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s qui avaient fr\u00e9quent\u00e9 ces \u00e9tablissements. Parmi elles, elle ne connaissait qu&rsquo;Hemingway, mais elle avait vaguement entendu parler de Sartre qu&rsquo;elle savait communiste. Quand je lui montrai un ticket de m\u00e9tro en lui expliquant que c&rsquo;\u00e9tait \u00ab\u00a0<em>a ticket for the Underground<\/em>\u00ab\u00a0, elle crut que c&rsquo;\u00e9tait une carte de membre de l&rsquo;O.A.S. Elle ne fut d\u00e9tromp\u00e9e que deux jours plus tard lorsqu&rsquo;elle prit le m\u00e9tro pour la premi\u00e8re fois avec Monica. Demain, apr\u00e8s La Paillote, je l&#8217;emm\u00e8nerai au Champollion. On y donne \u00ab\u00a0La R\u00e8gle du Jeu\u00a0\u00bb sous-titr\u00e9e en anglais. Ensuite, on ira peut-\u00eatre au Slow Club ou au Whisky \u00e0 Gogo.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Je ramasserai les copies dans quarante-cinq minutes exactement. N&rsquo;oubliez pas de prendre le temps de vous relire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bon, c&rsquo;est foutu ! Quarante-cinq minutes ! M\u00eame si un \u00e9clair de g\u00e9nie me frappait maintenant, ce serait foutu quand m\u00eame. Z\u00e9ro. \u00c7a sera difficile \u00e0 remonter un z\u00e9ro, surtout \u00e0 cette \u00e9poque de l&rsquo;ann\u00e9e. \u00a0En plus, avec Tavia qui d\u00e9barque. Il n&rsquo;y a pas de place pour une am\u00e9ricaine de dix-neuf ans dans la vie d&rsquo;un Pr\u00e9pa. C\u2019est vrai qu\u2019un z\u00e9ro en maths, \u00e7a n\u2019a aucune influence sur les concours. Mais de toute fa\u00e7on, il est de plus en plus improbable que j\u2019int\u00e8gre cette ann\u00e9e dans une \u00e9cole d\u00e9cente, et si je veux \u00eatre admis \u00e0 redoubler dans cette pr\u00e9pa, il faudra faire oublier ce contr\u00f4le.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un grand bruit se produit dans la rang\u00e9e juste derri\u00e8re la mienne. C\u2019est Rajchman\u00a0qui vient de reculer son si\u00e8ge brutalement. Maintenant, il est assis raide sur sa chaise, la t\u00eate \u00e0 demi baiss\u00e9e, les \u00e9paules vout\u00e9es. Ses deux mains sont agripp\u00e9es au bord du si\u00e8ge, ses pieds sont pos\u00e9s bien \u00e0 plat sur le sol. Ses yeux sont grand ouverts avec une expression d\u2019affolement. Son visage est crisp\u00e9 et douloureux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-H\u00e9, Rajchman, qu\u2019est-ce que t\u2019as\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On dirait qu\u2019il fait un effort pour me r\u00e9pondre mais qu\u2019il n\u2019y arrive pas. Les \u00e9l\u00e8ves autour de nous ont lev\u00e9 le nez de leur copie et commencent \u00e0 s\u2019agiter.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Qu\u2019est-ce qu\u2019il se passe l\u00e0-bas\u00a0? demande Fontaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-C\u2019est Rajchman, il ne va pas bien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-J\u2019arrive. Les autres, restez \u00e0 vos places\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fontaine descend l&rsquo;all\u00e9e entre les pupitres et me demande\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Qu\u2019est-ce qu\u2019il a, votre ami\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Je ne sais pas. Il est tout raide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Alors, Monsieur Rajchman, \u00e7a ne va pas\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En posant la question, Fontaine lui a pos\u00e9 la\u00a0main sur le dos\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Bon sang, il est dur comme du bois et il tremble. Vous et March\u00e8se, accompagnez-le \u00e0 l\u2019infirmerie. Vite\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous essayons de le faire lever, mais c\u2019est impossible. Ses membres sont raidis et nous n\u2019arrivons pas \u00e0 lui faire l\u00e2cher sa prise sur le si\u00e8ge. Fontaine nous dit\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Transportez-le sur sa chaise jusque l\u00e0-bas. \u00c7a ira\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Pas de probl\u00e8me, dit le grand March\u00e8se. Il n\u2019est pas bien lourd, Rajchman.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ensuite, je me suis laiss\u00e9 porter par les \u00e9v\u00e8nements. Nous sommes arriv\u00e9s \u00e0 l\u2019infirmerie. Ils ont ouvert de force la bouche de Rajchman et lui ont mis une sorte de b\u00e2ton entre les dents. Ils ont appel\u00e9 Police-Secours et nous ont dit de retourner en classe. J\u2019ai dit non, je pr\u00e9f\u00e8re rester avec lui. Ils ont dit si vous voulez\u2026 March\u00e8se a dit faut que j\u2019y aille, maintenant, y a contr\u00f4le. J\u2019ai dit vas-y, moi je reste, arrange-toi pour planquer ma copie. Il a dit d\u2019accord. J\u2019\u00e9tais sauv\u00e9. Provisoirement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous n\u2019avons jamais revu Rajchman, mais le lendemain, j\u2019emmenais Tavia \u00e0 La Paillote.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><strong>Fin<\/strong><\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">ET DEMAIN, UN PEU DE MARK TWAIN<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans la classe de Piston B du Lyc\u00e9e Saint Louis, le vendredi matin, c&rsquo;est Maths. Quatre heures. Mais aujourd&rsquo;hui, il y a contr\u00f4le. Int\u00e9grales triples et d\u00e9riv\u00e9es secondes, le narrateur passe un sale moment. Il passe le temps comme il peut, tout en esp\u00e9rant le miracle ou la catastrophe qui fera annuler le contr\u00f4le. 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