{"id":7497,"date":"2017-03-05T08:08:22","date_gmt":"2017-03-05T06:08:22","guid":{"rendered":"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/?p=7497"},"modified":"2017-03-12T19:15:48","modified_gmt":"2017-03-12T17:15:48","slug":"incident-de-frontiere-chapitre-12","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=7497","title":{"rendered":"Incident de fronti\u00e8re &#8211; Chapitre 12"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong><em>Tous les chapitres pr\u00e9c\u00e9dents sont l\u00e0 . Il suffit de cliquer dessus :<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<strong><a href=\"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/?p=7471\">Chapitre 1<\/a>\u00a0 \u00a0 \u00a0<a href=\"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/?p=7473\">Chapitre 2<\/a>\u00a0 \u00a0 \u00a0<a href=\"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/?p=7475\">Chapitre 3<\/a>\u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0<a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=7477\">Chapitre 4<\/a>\u00a0 \u00a0 <a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=7481\">Chapitre 5<\/a>\u00a0 \u00a0<a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=7481\">Chapitre 6<\/a>\u00a0 \u00a0 \u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=7483\">Chapitre 7<\/a>\u00a0 \u00a0 \u00a0<a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=7485\">Chapitre 8<\/a>\u00a0 \u00a0 \u00a0 <a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=7487\">Chapitre 9<\/a>\u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0<a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=7489\">Chapitre 10<\/a>\u00a0 \u00a0<a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=7491\">Chapitre 11<\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong><em>Mais vous avez aussi le r\u00e9sum\u00e9 des chapitres pr\u00e9c\u00e9dents :<\/em><\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><strong> <em>Mai 1970. En ce bref temps de paix au Proche-Orient, trois Fran\u00e7ais, Jean-Pierre, Fran\u00e7oise et Christian, deux Am\u00e9ricains, Bill et John, trois Am\u00e9ricaines, Tavia, Patricia et Anne et une Australienne, Jenelle, sont r\u00e9unis dans deux petites voitures pour un long weekend en Syrie. Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 deux jours \u00e0 Alep, alors qu&rsquo;ils rentraient vers Beyrouth, ils ont \u00e9t\u00e9 retenus \u00e0 la fronti\u00e8re. En effet, Patricia et Anne, soup\u00e7onn\u00e9es de faire de l&rsquo;espionnage parce qu&rsquo;elles photographiaient un b\u00e2timent et une jeep militaires, sont rest\u00e9es enferm\u00e9es dans le poste pendant plus d&rsquo;une heure, tandis que leurs compagnons de voyage se rongeait d&rsquo;inqui\u00e9tude. Finalement, tout ce que voulait l&rsquo;officier syrien, c&rsquo;\u00e9tait discuter gentiment de New York avec deux am\u00e9ricaines, jeunes et jolie. C&rsquo;est tout.<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Chapitre 12<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils sont arriv\u00e9s \u00e0 Tripoli un peu apr\u00e8s 8 heures. Jean-Pierre les a conduits directement devant Chez Temporel, un restaurant du bord de mer, un peu \u00e0 l\u2019\u00e9cart du port. Il connaissait la patronne et il savait que l\u00e0, Anne et Patricia pourraient trouver de l\u2019assistance si elles en avaient besoin. Dans sa voiture, plus personne n\u2019avait dit un mot depuis la fin de sa col\u00e8re. Ce lourd silence avait laiss\u00e9 renaitre l\u2019angoisse qui les \u00e9treignait tous quant au sort des deux prisonni\u00e8res. Mais quand ils ont vu les sourires des quatre jeunes femmes qui sortaient de la voiture de Christian, ils ont compris qu\u2019ils n\u2019avaient rien compris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les r\u00e9actions ont \u00e9t\u00e9 diverses : Fran\u00e7oise a \u00e9clat\u00e9 en sanglots sur l\u2019\u00e9paule de son mari. Bill a explos\u00e9 d\u2019un \u00e9norme rire et s&rsquo;est pr\u00e9cipit\u00e9 sur Anne et Patricia pour les prendre dans ses bras et les entrainer dans un tourbillon d\u00e9sordonn\u00e9. Tavia s\u2019est jet\u00e9e dans ceux de John en pleurant, comme si c\u2019\u00e9tait elle qui avait v\u00e9cu l\u2019aventure. Jean-Pierre est rest\u00e9 immobile, appuy\u00e9 contre sa voiture, <!--more-->tenant sa femme serr\u00e9e contre lui. Il regardait par-dessus son \u00e9paule le groupe qui se congratulait.\u00a0Christian regardait Jean-Pierre avec un sourire ironique comme si tout cela n&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 qu\u2019une bonne blague. Jenelle observait tout le monde en souriant gentiment. Elle pensait quand m\u00eame que ce gentil idiot de Christian avait \u00e9t\u00e9 le seul \u00e0 tenter quelque chose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils d\u00een\u00e8rent joyeusement chez Temporel de mezz\u00e9s et de brochettes de mouton. Anne d\u00fb raconter plusieurs fois leur histoire. Patricia qui subissait maintenant le contrecoup de ses \u00e9motions restait silencieuse. Pourtant, lorsque Bill et John commenc\u00e8rent \u00e0 \u00e9changer des plaisanteries sur l&rsquo;officier syrien, elle r\u00e9agit vivement :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Taisez-vous ! Ce lieutenant est un type bien. Si nous \u00e9tions tomb\u00e9s sur un autre officier, nous serions tous dans une prison \u00e0 Homs, et Dieu sait ce qui nous serait arriv\u00e9 avant, \u00e0 Anne et \u00e0 moi !\u00a0J&rsquo;aurais aim\u00e9 que tous les hommes que j&rsquo;ai rencontr\u00e9s dans ma vie soit aussi bien \u00e9lev\u00e9s, aussi galants que lui. Cet arabe, comme vous dites avec cet accent de sup\u00e9riorit\u00e9, cet arabe a pris des risques pour nous prot\u00e9ger et nous laisser partir librement. J&rsquo;esp\u00e8re du fond du c\u0153ur qu&rsquo;il n&rsquo;aura pas d&rsquo;ennuis pour \u00e7a. Et si un jour, j&rsquo;apprends qu&rsquo;il a pu rejoindre son cousin, je jure que j&rsquo;irai le voir \u00e0 Hell&rsquo;s Kitchen ! Je le jure\u00a0! Alors, vous deux, &#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle ne put terminer sa phrase et fondit en larmes. Anne passa son bras autour des \u00e9paules de Patricia en lui parlant doucement \u00e0 l&rsquo;oreille. Les autres plong\u00e8rent leur nez dans leur assiette. Puis les conversations reprirent lentement. Ils parl\u00e8rent des souks d&rsquo;Alep, du d\u00e9jeuner de Hama, et d&rsquo;autres choses anodines, mais la g\u00eane s&rsquo;\u00e9tait install\u00e9e entre eux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Pierre posa avec ostentation sa serviette sur la table.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Bon ! dit-il en repoussant bruyamment sa chaise sur le sol carrel\u00e9, il va falloir rentrer. Avec les embouteillages, nous ne serons s\u00fbrement pas \u00e0 Beyrouth avant minuit et le bureau ouvre \u00e0 7 heures demain matin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bill et John tent\u00e8rent de payer l&rsquo;addition pour remercier les Fran\u00e7ais pour ce merveilleux voyage, mais Christian et Jean-Pierre refus\u00e8rent, pr\u00e9textant qu&rsquo;il restait suffisamment d&rsquo;argent dans la cagnotte qu&rsquo;ils avaient constitu\u00e9e en partant de Beyrouth. Il n&rsquo;y avait pas de raison de changer le syst\u00e8me.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils arriv\u00e8rent devant le Saint-Georges encore plus tard que pr\u00e9vu, car ils avaient d\u00fb s&rsquo;arr\u00eater \u00e0 deux reprises pour laisser passer des convois militaires qui montaient vers le Nord. Ils se s\u00e9par\u00e8rent sur de vagues promesses de restaurants, de plages et m\u00eame d&rsquo;autres week-ends touristiques, mais on voyait bien que personne n&rsquo;y croyait vraiment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les mois qui suivirent, ils ne se revirent pratiquement pas. Patricia repartit pour Washington une semaine apr\u00e8s leur aventure. Bill quitta Beyrouth presque aussit\u00f4t pour s&rsquo;installer \u00e0 Amman. Il voulait y r\u00e9diger tout un chapitre sur le site de Petra. Bien s\u00fbr, Jean-Pierre et Christian se voyaient tous les jours au bureau, mais la mission de Christian touchait \u00e0 sa fin tandis que celle de Jean-Pierre devait durer encore au moins trois mois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jenelle et Christian se rencontr\u00e8rent un soir sur la terrasse d&rsquo;un assureur italien qui donnait une grande f\u00eate pour l&rsquo;anniversaire de sa femme libanaise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Christian \u00e9tait appuy\u00e9 sur la balustrade de la terrasse. Il agitait doucement un verre de vodka-lime pour en faire tinter les gla\u00e7ons. Du haut du dix-huiti\u00e8me \u00e9tage, il contemplait les lumi\u00e8res du port et des innombrables bateaux qui attendaient leur tour pour entrer dans la rade. La mer brillait sous la lune. Derri\u00e8re lui, la montagne \u00e9tincelait de tous ses petits villages diss\u00e9min\u00e9s dans l&rsquo;obscurit\u00e9. Un Boeing de la Syrian Arab Airlines, tous phares allum\u00e9s, passait juste au-dessus de l&rsquo;immeuble en direction de l&rsquo;a\u00e9roport tout proche. Le bruit puissant des quatre r\u00e9acteurs fit trembler les verres vides qui attendaient sur une table m\u00e9tallique, puis il s&rsquo;att\u00e9nua et disparut. Les sons lointains de la ville reprirent le dessus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Hello, \u00ab\u00a0Christiane\u00a0\u00bb, mon joli Fran\u00e7ais ! Comment \u00eates-vous aujourd&rsquo;hui ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jenelle avait l&rsquo;air d&rsquo;avoir un peu bu, mais pas trop, juste assez pour \u00eatre gaie et entreprenante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Ah, Jenelle, comment vas-tu ? Alors, toujours \u00e0 Beyrouth ? Qu&rsquo;est-ce que tu deviens ? Viens, on va s&rsquo;assoir par l\u00e0&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La voir faisait vraiment plaisir \u00e0 Christian et Jenelle s\u2019en aper\u00e7ut imm\u00e9diatement. Ils pass\u00e8rent la soir\u00e9e puis la nuit ensemble.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au matin, elle lui annon\u00e7a qu&rsquo;elle partait le lendemain pour T\u00e9h\u00e9ran. Des amis lui avaient donn\u00e9 l&rsquo;adresse d&rsquo;une famille de m\u00e9decins. Leur fille \u00e9tait l&rsquo;une des secr\u00e9taires de la famille du Shah. Ils habitaient un immense appartement dans le quartier nord de la ville et ils poss\u00e9daient une grande villa sur les bords de la Caspienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; La bonne soci\u00e9t\u00e9, quoi ! Ils m\u2019invitent pour aussi longtemps que je veux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Eh bien, tant mieux pour toi, dit Christian, un peu amer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Oh, mon petit Christiane, tu vas pas faire la gueule \u00e0 moi ? \u00a0Prends-moi pour d\u00e9jeuner plut\u00f4t ! C&rsquo;est comme \u00e7a on dit, non ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Non, c&rsquo;est pas comme \u00e7a on dit, r\u00e9pondit Christian en riant. On dit : Emm\u00e8ne-moi plut\u00f4t d\u00e9jeuner !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong><span style=\"color: #0000ff;\">A SUIVRE&#8230;dimanche prochain : dernier chapitre\u00a0<\/span><\/strong><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tous les chapitres pr\u00e9c\u00e9dents sont l\u00e0 . Il suffit de cliquer dessus : \u00a0Chapitre 1\u00a0 \u00a0 \u00a0Chapitre 2\u00a0 \u00a0 \u00a0Chapitre 3\u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0Chapitre 4\u00a0 \u00a0 Chapitre 5\u00a0 \u00a0Chapitre 6\u00a0 \u00a0 \u00a0 Chapitre 7\u00a0 \u00a0 \u00a0Chapitre 8\u00a0 \u00a0 \u00a0 Chapitre 9\u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0Chapitre 10\u00a0 \u00a0Chapitre 11 Mais vous avez aussi le r\u00e9sum\u00e9 des chapitres pr\u00e9c\u00e9dents : &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=7497\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Incident de fronti\u00e8re &#8211; Chapitre 12<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":true,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[13,2],"tags":[21],"class_list":["post-7497","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-fiction","category-textes","tag-philippe"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7497","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7497"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7497\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7497"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7497"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7497"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}