{"id":7473,"date":"2016-12-25T08:08:35","date_gmt":"2016-12-25T06:08:35","guid":{"rendered":"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/?p=7473"},"modified":"2016-12-20T17:58:21","modified_gmt":"2016-12-20T15:58:21","slug":"incident-de-frontiere-chapitre-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=7473","title":{"rendered":"Incident de fronti\u00e8re &#8211; Chapitre 2"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/?p=7471\"><strong><em>Si vous voulez lire le chapitre 1, cliquez ici.<\/em><\/strong><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Sinon, voici son r\u00e9sum\u00e9 :<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><strong> <em>Mai 1970. En ce bref temps de paix au Proche-Orient, trois Fran\u00e7ais, Jean-Pierre, Fran\u00e7oise et Christian, deux Am\u00e9ricains, Bill et John, trois Am\u00e9ricaines, Tavia, Patricia et Anne et une Australienne, Jenelle, sont r\u00e9unis dans deux petites voitures pour un long weekend en Syrie.<\/em><\/strong><\/span><\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Chapitre 2<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jeudi dernier, en d\u00e9but d&rsquo;apr\u00e8s-midi, ils s&rsquo;\u00e9taient tous retrouv\u00e9s devant l&rsquo;h\u00f4tel Saint-Georges pour embarquer \u00e0 bord des deux modestes voitures de la Banque Mondiale. Pour rejoindre la route de Damas \u00e0 travers les banlieues de Beyrouth, ils avaient pu longer Tall ez Zaatar. Le camp palestinien \u00e9tait retourn\u00e9 au calme depuis quelques jours avec la lib\u00e9ration de Bachir Gemayel, le fils du d\u00e9put\u00e9 maronite de Beyrouth. \u00a0Le passage de la fronti\u00e8re s&rsquo;\u00e9tait effectu\u00e9 comme d\u2019habitude, dans la cohue et le d\u00e9sordre, mais sans difficult\u00e9 administrative particuli\u00e8re. En passant devant la grande cimenterie proche de Damas, Christian s&rsquo;\u00e9tait demand\u00e9 une nouvelle fois qui pouvait bien avoir eu cette id\u00e9e saugrenue de tenter de camoufler cette grande usine en la peignant en vert, jaune et marron, comme un vulgaire char d\u2019assaut.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Arriv\u00e9s \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel S\u00e9miramis, on ne retrouvait pas la r\u00e9servation qu&rsquo;ils avaient faite par T\u00e9lex, mais <!--more-->quelques livres syriennes suffirent au concierge pour la retrouver. Ils obtinrent quatre chambres. Les deux couples prirent les deux premi\u00e8res, les filles la troisi\u00e8me et les deux c\u00e9libataires, la derni\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s la visite de la mosqu\u00e9e des Omeyyades, pour laquelle les filles avaient eu \u00e0 rev\u00eatir un simple ch\u00e2le noir, ils avaient err\u00e9 dans les souks jusqu&rsquo;\u00e0 la fermeture des portes. Un diner de becfigues dans le jardin d&rsquo;un restaurant parcouru de petits canaux dans lesquelles courait rapidement une eau rafra\u00eechissante les avaient conduits jusque tard dans la nuit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le lendemain matin, ils avaient pris la route qui file presque tout droit vers le nord en suivant la voie ferr\u00e9e au milieu de la campagne clairsem\u00e9e. Tous les vingt kilom\u00e8tres, ils pouvaient apercevoir sur leur droite une petite gare \u00e0 la fran\u00e7aise, o\u00f9 l&rsquo;on n&rsquo;aurait pas \u00e9t\u00e9 \u00e9tonn\u00e9 de\u00a0lire \u00ab\u00a0Arriv\u00e9e\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0D\u00e9part\u00a0\u00bb au-dessus des deux portes traditionnelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils avaient pass\u00e9 Homs sans s&rsquo;arr\u00eater car ils voulaient arriver \u00e0 destination bien avant la nuit, mais un arr\u00eat \u00e0 Hama \u00e9tait devenu in\u00e9vitable. Il faisait de plus en plus chaud et les filles \u00e9taient fatigu\u00e9es de rouler sans arr\u00eat. On avait trouv\u00e9 une fraiche terrasse au bord de l\u2019Oronte. Ils avaient mang\u00e9 des brochettes en buvant de la limonade car, le vendredi, m\u00eame aux \u00e9trangers, on ne sert pas d&rsquo;alcool. Pendant ce temps, des enfants en chemise se laissaient soulever par les norias et plongeaient dans le fleuve du plus haut des grandes roues \u00e0 aubes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9laissant la citadelle, qu\u2019ils pourraient toujours visiter une autre fois, ils \u00e9taient repartis vers le Nord. Encore une cinquantaine de kilom\u00e8tres et ils atteindraient au but de leur voyage, Alep.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alep, Aleppo, une des plus vieilles villes du monde, plaque tournante mill\u00e9naire du commerce, citadelle de Saladin, prison des Crois\u00e9s, point de mire de l\u2019Orient Express, s\u00e9jour pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de Lawrence d\u2019Arabie\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils \u00e9taient arriv\u00e9s vers la fin de l&rsquo;apr\u00e8s-midi, et apr\u00e8s avoir pris leurs chambres \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Baron, ils \u00e9taient partis directement \u00e0 la citadelle, les souks \u00e9tant ferm\u00e9s jusqu&rsquo;au lendemain matin. L\u00e0, par petits groupes, ils avaient err\u00e9 sur les remparts, divagu\u00e9 au milieu des vestiges d\u00e9serts des mosqu\u00e9es, des palais et des thermes romains. Christian avait r\u00e9ussi \u00e0 se montrer dr\u00f4le et cultiv\u00e9 devant Patricia, mais il n&rsquo;avait pas pu la s\u00e9parer d&rsquo;Anne, qui les suivait partout comme un chaperon. En bermuda, ample chemise \u00e0 carreaux, chapeau de paille et sandales de marche, volubile et passionn\u00e9, le professeur Breed avait arpent\u00e9 le site en tous sens en prenant des notes et des photographies, entra\u00eenant derri\u00e8re lui les deux Ponti et l&rsquo;australienne, ravis. John et Tavia avaient pass\u00e9 la plupart du temps assis sur un cr\u00e9neau \u00e0 contempler la ville et les souks qui s&rsquo;\u00e9tendaient \u00e0 leurs pieds. Inspir\u00e9s par le spectacle, ils avaient parl\u00e9 de l\u2019histoire de l&rsquo;humanit\u00e9, de son avenir et de leur propre futur. Au coucher du soleil, fatigu\u00e9s, ils s&rsquo;\u00e9taient tous retrouv\u00e9s \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel. Un peu plus tard, dans la douceur de la nuit, \u00e0 la lumi\u00e8re de guirlandes \u00e9lectriques multicolores, ils d\u00eenaient sur la terrasse au-dessus de la rue, seuls clients du Baron pour ce soir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le diner fut agr\u00e9able. Le patron avait m\u00eame accept\u00e9 de leur servir de la bi\u00e8re. A la fin du repas, Christian tenta vainement d&rsquo;entra\u00eener Patricia dans une promenade nocturne dans la ville, mais finalement, tout le monde alla se coucher.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><strong>A SUIVRE&#8230;<\/strong><\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Chapitre 3 : dimanche prochain<\/em><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si vous voulez lire le chapitre 1, cliquez ici. Sinon, voici son r\u00e9sum\u00e9 : Mai 1970. 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