{"id":7166,"date":"2016-10-08T07:07:41","date_gmt":"2016-10-08T05:07:41","guid":{"rendered":"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/?p=7166"},"modified":"2016-10-26T15:08:29","modified_gmt":"2016-10-26T13:08:29","slug":"les-sept-mercenaires-critique-aisee-80","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=7166","title":{"rendered":"Les sept mercenaires (Critique ais\u00e9e 80)"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Critique ais\u00e9e n\u00b080<\/em><\/span><\/div>\n<div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><strong>Les sept mercenaires<\/strong><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><em>Antoine Fuqua &#8211; 2016<\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><em>Denzel Washington, Ethan Hawke<\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout d&rsquo;abord, il y eut Akira Kurosawa qui, d&rsquo;apr\u00e8s un sc\u00e9nario qu&rsquo;il avait \u00e9crit lui m\u00eame, nous donna en 1954 \u00ab\u00a0Les sept samoura\u00efs\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans une ambiance m\u00e9di\u00e9vale, japonaise et extr\u00eamement boueuse, un village de pauvres paysans, mis \u00e0 chaque saison en coupe r\u00e9gl\u00e9e par une bande de brigands, veut se d\u00e9fendre en engageant des mercenaires, en l&rsquo;occurrence des samoura\u00efs en mal de seigneur. Outre le prologue, le film comporte quatre parties principales : la rencontre des paysans et du premier samoura\u00ef et la s\u00e9lection de ses six compagnons, la pr\u00e9paration du village et des villageois \u00e0 la prochaine venue des brigands, la premi\u00e8re bataille victorieuse, et enfin la trahison d&rsquo;un villageois au profit des brigands suivie aussit\u00f4t du retour des samoura\u00efs et de la victoire finale. D&rsquo;une premi\u00e8re version de plus de trois heures, le film a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit \u00e0 deux heures et demie pour des raisons d&rsquo;exportation. Ce film est un des meilleurs films d&rsquo;action de l&rsquo;histoire du cinema et il connut un tr\u00e8s grand succ\u00e8s tant aupr\u00e8s de la critique que du public. Violent sans exc\u00e8s, avec des pointes d&rsquo;humour et de po\u00e9sie de temps en temps, le film \u00e9tait port\u00e9 par quelques excellents acteurs dont le favori de Kurosawa, Toshiro Mifume.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1960, le metteur en sc\u00e8ne am\u00e9ricain John Sturges reprend le film de Kurosawa. Il le transpose dans un univers fin dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle, mexicain et poussi\u00e9reux et le nomme \u00ab\u00a0The magnificent seven\u00a0\u00bb traduit par \u00ab\u00a0Les sept mercenaires\u00a0\u00bb. Sturges raccourcit la dur\u00e9e d&rsquo;une trentaine de minutes, mais il conserve l&rsquo;histoire, les personnages, le d\u00e9coupage et m\u00eame quelques r\u00e9pliques. Il supprime la pluie et la boue et la remplace par le soleil et la poussi\u00e8re, il ajoute quelques chevaux et se permet quelques tr\u00e8s belles sc\u00e8nes comme la chevauch\u00e9e des brigands \u00e0 l&rsquo;attaque du village ou la f\u00eate des paysans. Il faut admettre que, pour l&rsquo;acteur principal, Sturges n&rsquo;avait pas choisi le meilleur du moment : Yul Brynner. Mais son jeu raide et fig\u00e9 colle assez bien avec le personnage du chef des samoura\u00efs. Par contre il est entour\u00e9 d&rsquo;acteurs d\u00e9butants ou presque, McQueen, Bronson, Coburn, impressionnants et d&rsquo;acteurs confirm\u00e9s ou presque, excellents, Vaughn, Wallach&#8230;, m\u00eame Hortz Buchholz, aga\u00e7ant au d\u00e9but, ne s&rsquo;en tirait pas mal vers la fin. Ajoutez \u00e0 cela une musique d&rsquo;Elmer Bernstein, qui donne envie de chevaucher en sautant des cl\u00f4tures. Wikipedia dit que Kurosawa \u00e9tait tr\u00e8s satisfait du remake de son film. Je le comprends.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et maintenant, c&rsquo;est un autre am\u00e9ricain, Antoine Fuqua, qui s&rsquo;y colle. Il place le film dans un autre lieu, il conserve la m\u00eame \u00e9poque, presque la m\u00eame histoire, presque les m\u00eames personnages, presque &#8230; presque&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais c&rsquo;est rat\u00e9. Il a pourtant choisi deux tr\u00e8s bons acteurs am\u00e9ricains, Denzel Washington et Ethan Hawke. Mais on ne peut pas dire que Denzel soit \u00e0 son aise (D&rsquo;ailleurs, il commence \u00e0 m&rsquo;\u00e9nerver, Denzel, \u00e0 ne plus tourner que des \u00e2neries ). On en viendrait \u00e0 regretter Yul Brynner. Ethan Hawke s&rsquo;efforce de faire le dur tortur\u00e9 par la peur, mais \u00e7a ne colle pas. Les autres acteurs sont inexistants, aussi bien mercenaires que villageois, des arch\u00e9types juste bon \u00e0 tirer beaucoup de coups de revolver. Il y a m\u00eame le personnage ridiculement incongru d&rsquo;une jeune et jolie veuve qui vient faire le coup de feu en profond d\u00e9collet\u00e9. A aucun moment on ne s&rsquo;attache aux personnages, ne serait-ce qu&rsquo;\u00e0 un seul d&rsquo;entre eux. Qu&rsquo;ils meurent ou pas, on s&rsquo;en fout. Les sc\u00e8nes de s\u00e9lection des mercenaires, essentielles chez Kurosawa et Sturges, sont b\u00e2cl\u00e9es, en particulier celle du duel du lanceur de couteau. (La m\u00eame sc\u00e8ne dirig\u00e9e par Sturges et jou\u00e9e par James Coburn \u00e9tait un chef d&rsquo;\u0153uvre de tension et de simplicit\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les paysages sont quelconques, l&rsquo;humour inexistant et la musique tonitruante, ponctu\u00e9e d&rsquo;\u00e9normes coups de percussion sans objet ni raison.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a beaucoup de mouvements de grue, vers le haut, vers le bas, sur le c\u00f4t\u00e9, mais pas d&rsquo;ampleur ou d&rsquo;\u00e9lan dans les mouvements. Il y a aussi \u00e9norm\u00e9ment d&rsquo;impacts de balles et de fl\u00e8ches (assez bien faits ceux-l\u00e0, je dois dire), beaucoup de corps qui tombent, de cheval, de chariots, de toitures, de clochers&#8230;(mais l\u00e0, c&rsquo;est normal, c&rsquo;est un western)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au total, un remake inutile, un western sans envol\u00e9e, une histoire sans \u00e9motion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ah, si ! Une \u00e9motion ! Au d\u00e9but du g\u00e9n\u00e9rique de fin, surgit la magnifique musique du western de 1960, la musique de Bernstein. On est \u00e9mu, parce que, un instant, on croit que le film de Sturges va commencer.<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Ah ! J&rsquo;oubliais : je dois ici remercier le g\u00e9rant du cinema UGC Od\u00e9on qui, malgr\u00e9 une panne de billetterie \u00e9lectronique, m&rsquo;a permis d&rsquo;assister gratuitement \u00e0 la s\u00e9ance de 13heures de ce film.<\/em><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>C&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 \u00e7a.<\/em><\/span><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Critique ais\u00e9e n\u00b080 Les sept mercenaires Antoine Fuqua &#8211; 2016 Denzel Washington, Ethan Hawke Tout d&rsquo;abord, il y eut Akira Kurosawa qui, d&rsquo;apr\u00e8s un sc\u00e9nario qu&rsquo;il avait \u00e9crit lui m\u00eame, nous donna en 1954 \u00ab\u00a0Les sept samoura\u00efs\u00a0\u00bb. Dans une ambiance m\u00e9di\u00e9vale, japonaise et extr\u00eamement boueuse, un village de pauvres paysans, mis \u00e0 chaque saison en &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=7166\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Les sept mercenaires (Critique ais\u00e9e 80)<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":true,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[94,2],"tags":[1121,1119,21,1120],"class_list":["post-7166","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-critiques","category-textes","tag-fuqua","tag-kurosawa","tag-philippe","tag-sturges"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7166","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7166"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7166\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7166"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7166"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7166"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}