{"id":55661,"date":"2025-12-29T07:47:14","date_gmt":"2025-12-29T06:47:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=55661"},"modified":"2025-12-29T21:42:37","modified_gmt":"2025-12-29T20:42:37","slug":"breves-rencontres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=55661","title":{"rendered":"Br\u00e8ves rencontres"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Dans un article intitul\u00e9 \u00ab Mes rencontres du troisi\u00e8me type \u00bb et publi\u00e9 en 2019, j\u2019avais eu la faiblesse de raconter mes deux rencontres avec Brigitte Bardot. En hommage \u00e0 la magnifique jeune femme qu\u2019elle fut et, quoi qu\u2019on puisse en penser, \u00e0 la forte femme qu\u2019elle devint, je vais les raconter \u00e0 nouveau, mais un peu diff\u00e9remment.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un matin, \u00e0 Ramatuelle, sur le chemin des douaniers, ce sentier qui fait le tour du Cap du Pinet, d\u00e9sert \u00e0 cette heure, j\u2019ai rencontr\u00e9 Brigitte Bardot. Ce devait vers la fin des ann\u00e9es 80. Brigitte devait avoir moins de la cinquantaine. J\u2019en avais quarante \u00e0 peine. A cet endroit, entre la prud\u2019homie des p\u00eacheurs et la pointe de Capon, le sentier \u00e9tait malcommode, haut perch\u00e9 dans le maquis, et les habitu\u00e9s pr\u00e9f\u00e9raient passer au raz de l\u2019eau, par les rochers. B.B. \u00e9tait accompagn\u00e9e par cinq ou six chiens de races h\u00e9t\u00e9roclites et incertaines. Moi, j&rsquo;\u00e9tais seul avec mon Labrador \u00e0 pedigree certifi\u00e9. Nous ne nous sommes pas salu\u00e9s.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1968, bien avant que je ne la rencontre sur le chemin des douaniers,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 eu l&rsquo;occasion d&rsquo;apercevoir Brigitte Bardot. Ce fut une apparition somptueuse et m\u00e9morable. C\u2019\u00e9tait le matin d\u2019une de ces belles journ\u00e9es de <!--more-->septembre qui annoncent la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Nous avions d\u00e9cid\u00e9 de prendre la route de bonne heure pour rentrer \u00e0 Paris et, d\u00e8s l\u2019aurore, j\u2019avais plac\u00e9 notre voiture sur le chemin de la Prud\u2019homie, juste devant la petite maison qui nous avait \u00e9t\u00e9 pr\u00eat\u00e9e. Une vingtaine de m\u00e8tres seulement d\u2019un terrain plant\u00e9 de pins parasol s\u00e9paraient le chemin de la plage et, tandis que je m\u2019occupais \u00e0 convaincre une valise r\u00e9calcitrante de bien vouloir entrer dans le coffre de la voiture, \u00e0 chaque fois que je relevais la t\u00eate de ma t\u00e2che, l\u2019\u00e9tendue luisante bleu fonc\u00e9 de la M\u00e9diterran\u00e9e apparaissait entre les troncs des grands arbres. Rien ne bruissait dans les pins, rien ne clapotait sur l\u2019eau, rien ne venait troubler le calme et l\u2019immobilit\u00e9 de la baie de Pampelonne sur laquelle le soleil venait de se lever.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Pourtant, bient\u00f4t, le tr\u00e8s doux et tr\u00e8s soyeux grondement d\u2019un puissant moteur marin au ralenti monta dans le silence et finit par s\u2019imposer \u00e0 moi. Je levai la t\u00eate. C\u2019\u00e9tait un Riva. Il glissait doucement en contre-jour droit vers le point de la c\u00f4te o\u00f9 je me trouvais. A bord, je ne voyais qu\u2019un couple, debout c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te derri\u00e8re le pare-brise. Par-dessus un smoking, l&rsquo;homme portait une cape noire \u00e0 doublure rouge. La femme portait un pantalon de cuir noir et, serr\u00e9e \u00e0 la taille, une ample chemise blanche \u00e0 jabot. Pos\u00e9e sur ses \u00e9paules, une cape toute semblable \u00e0 celle de l\u2019homme flottait au<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>l\u00e9ger vent de la course.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Je reconnus imm\u00e9diatement Brigitte Bardot et son compagnon de l\u2019\u00e9poque. Le bateau ralentit encore, coupa son moteur et fila droit sur son erre jusqu\u2019\u00e0 ce que sa proue atteigne enfin le sable.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Avec le naturel d\u2019un geste coutumier, l\u2019homme sauta du bateau, prit<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>la femme dans ses bras pour lui faire franchir le plat-bord et la porter jusque sur le sable sec o\u00f9 il la d\u00e9posa. Puis, la main dans la main, ils travers\u00e8rent l\u2019\u00e9troite plage pour disparaitre dans le jardin de la maison de Gunter Sachs von Opel.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Voil\u00e0, c\u2019\u00e9tait fini. Je restai un moment immobile, subjugu\u00e9 par le spectacle qui venait de m&rsquo;\u00eatre offert. La beaut\u00e9 de Brigitte, l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance de l&rsquo;homme qui l&rsquo;accompagnait, la splendeur de la baie ensoleill\u00e9e dans le petit-jour, le ronronnement feutr\u00e9 du Riva, la plage abandonn\u00e9e, tout \u00e9tait parfait, presque solennel : le retour de soir\u00e9e de deux demi-dieux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans un article intitul\u00e9 \u00ab Mes rencontres du troisi\u00e8me type \u00bb et publi\u00e9 en 2019, j\u2019avais eu la faiblesse de raconter mes deux rencontres avec Brigitte Bardot. 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