{"id":54476,"date":"2025-10-20T07:47:50","date_gmt":"2025-10-20T05:47:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=54476"},"modified":"2025-10-21T12:34:00","modified_gmt":"2025-10-21T10:34:00","slug":"go-west-106","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=54476","title":{"rendered":"Go West ! (106)"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-47974\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-300x203.jpeg\" alt=\"\" width=\"180\" height=\"122\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-300x203.jpeg 300w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-960x650.jpeg 960w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-768x520.jpeg 768w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-1536x1041.jpeg 1536w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-2048x1388.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 180px) 100vw, 180px\" \/>(&#8230;) Et puis, \u00e0 Paris, tu es revenu me chercher&#8230; notre d\u00e9jeuner, notre balade, ta joie de me retrouver, ta fiert\u00e9 de me montrer ta ville&#8230; et toujours, cette gentillesse maladroite, cette d\u00e9licatesse, ce respect m\u00eame&#8230; c\u2019\u00e9tait \u00e9mouvant. D\u2019un seul coup, sur la petite place, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 tout envoyer promener, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de tomber amoureuse.\u00a0 Et je t\u2019ai amen\u00e9 par la main jusqu\u2019\u00e0 ma chambre d\u2019h\u00f4tel&#8230; Tu as d\u00fb me prendre pour une fille facile&#8230; \u00bb<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Sa respiration s\u2019\u00e9tait acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e. Elle s\u2019est tue un instant. Moi, je pensais que ce n\u2019\u00e9tait pas tr\u00e8s flatteur d\u2019\u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un enfant, mais au moins, elle le disait : elle \u00e9tait tomb\u00e9e amoureuse.<br \/>\n\u2014 Moi aussi je t\u2019aime, Patricia. Comment aurais-je pu te prendre pour une fille facile\u00a0?<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">\u00c7a y \u00e9tait, je l\u2019avais dit, le mot g\u00eanant, le mot interdit, d\u00e9finitif, celui qui change tout, ou qui casse tout, je l\u2019avais dit, ce je t\u2019aime redoutable. Mais comment ne pas le dire \u00e0 une fille dont on r\u00eave depuis des mois, pour qui on a travers\u00e9 l\u2019Atlantique et les \u00c9tats-Unis\u00a0? Comment ne pas le dire quand il est minuit, qu\u2019on est couch\u00e9 dans le m\u00eame lit, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle, dans une chambre au bord de la mer\u00a0et que c\u2019est elle qui vient de vous dire la premi\u00e8re qu\u2019elle vous aimait\u00a0? Parce qu\u2019elle l\u2019avait dit, ou tout comme. Alors on dit \u00ab\u00a0Moi aussi je t\u2019aime\u00a0\u00bb.<br \/>\nMais Patricia n\u2019a pas relev\u00e9. C\u2019\u00e9tait comme si je n\u2019avais rien dit. Elle a allum\u00e9 sa lampe de chevet et apr\u00e8s un long silence, elle s\u2019est remise \u00e0 parler.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">\u00ab Maintenant, il faut que tu saches <!--more-->quelque chose d\u2019important, quelque chose de moi. Quand je t\u2019ai rencontr\u00e9, l\u00e0-bas, en Suisse, j\u2019\u00e9tais tr\u00e8s malheureuse&#8230; parce que je venais de quitter quelqu\u2019un.<br \/>\nTout a commenc\u00e9 il y a presque exactement deux ans. Je cherchais un travail pour l\u2019\u00e9t\u00e9, et mon p\u00e8re m\u2019a pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l\u2019un de ses amis, un dentiste lui aussi. Il s\u2019appelle John Carver. Il a quarante-cinq ans, une femme, Cathy, et deux enfants, Olivia et Mark. Olivia a dix-sept ans et Mark a mon \u00e2ge. Nous \u00e9tions dans le m\u00eame lyc\u00e9e, nous allions avec nos parents dans le m\u00eame Country Club. John m\u2019embauch\u00e9e comme assistante d\u00e9but juillet&#8230; je suis devenue sa ma\u00eetresse quinze jours plus tard. A l\u2019automne, j\u2019ai repris mes \u00e9tudes, mais je les ai abandonn\u00e9es \u00e0 la fin du premier semestre pour reprendre mon travail chez John. J\u2019expliquais que je reprendrais mes \u00e9tudes plus tard, mais que pour le moment, je voulais gagner un peu d\u2019argent pour pouvoir voyager. Je ne sais pas si mes parents m\u2019ont cru mais ils m\u2019ont laiss\u00e9e faire. J\u2019avais ce que je voulais\u00a0; tous les jours, j\u2019\u00e9tais avec John. J\u2019\u00e9tais amoureuse. Il \u00e9tait fou de moi. \u00bb<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Bon sang ! Un type de l\u2019\u00e2ge de son p\u00e8re ! Et puis, quelle dr\u00f4le de fa\u00e7on de dire qu\u2019elle a couch\u00e9 avec ! \u00ab Je suis devenue sa ma\u00eetresse \u00bb ! Bon, d\u2019accord, mais elle a dit qu\u2019elle l\u2019avait quitt\u00e9, le type. Alors, c\u2019est fini maintenant, cette histoire ! Et depuis un bon bout de temps ! Mais quand m\u00eame, un homme qui pourrait \u00eatre son p\u00e8re ! C\u2019est un peu d\u00e9goutant, non ?<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Tous les jours, je voyais John, mais nous ne nous pouvions \u00eatre ensemble que pendant la journ\u00e9e, dans son cabinet. Il voulait continuer \u00e0 consacrer tous ses week-ends \u00e0 sa famille. J\u2019\u00e9tais jalouse de sa femme, de ses enfants. Je m\u2019\u00e9tais mis \u00e0 les d\u00e9tester. C\u2019\u00e9tait horrible. Le pire, c\u2019\u00e9tait certains week-ends, quand nous nous croisions au Country Club de mes parents. De temps en temps, John s\u2019inventait des d\u00eeners entre coll\u00e8gues, des r\u00e9unions professionnelles en ville, des s\u00e9minaires aux quatre coins du pays. \u00c7a nous permettait de passer plus de temps et m\u00eame quelques nuits ensemble. Mais moi, je voulais aller au cin\u00e9ma avec lui, au restaurant avec lui, \u00e9couter de la musique, jouer au tennis, faire du bateau avec lui, voir des amis avec lui. Et tout cela \u00e9tait impossible !<br \/>\nIl ne parlait jamais de divorce, j\u2019avais de plus en plus de mal \u00e0 supporter cette existence cach\u00e9e. \u00c0 la fin de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, il m\u2019a emmen\u00e9e \u00e0 un congr\u00e8s \u00e0 Miami. \u00c0 notre arriv\u00e9e dans la chambre d\u2019h\u00f4tel, d\u2019un coup, je lui ai tout dit, ce que je voulais, ce que je ne voulais plus. Il a h\u00e9sit\u00e9, discut\u00e9, tergivers\u00e9, promis, il m\u2019a jur\u00e9 qu\u2019il m\u2019aimait. Mais au bout du compte, j\u2019ai compris qu\u2019il ne divorcerait jamais. Je suis rest\u00e9e avec lui \u00e0 Miami, deux jours, sans lui parler, sans le toucher, sans sortir de la chambre. Nous avons repris l\u2019avion ensemble et, \u00e0 l\u2019a\u00e9roport, au moment de monter dans le taxi, je lui ai dit que je le quittais. Nous sommes rentr\u00e9s \u00e0 Bethesda chacun de notre c\u00f4t\u00e9 \u2026 \u00bb<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">\u2014 Et c\u2019est pour \u00e7a que tu pleurais tout \u00e0 l\u2019heure ? Mais il ne faut pas. Tu avais un amant, tu l\u2019as quitt\u00e9, et maintenant tu m\u2019as, moi. Il ne faut pas pleurer, Patricia, au contraire&#8230;<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Dehors, la pluie commence \u00e0 tomber&#8230;. \u00ab Tu avais un amant\u2026\u00bb C\u2019est dr\u00f4le, je n\u2019arrive pas \u00e0 m\u2019associer au mot d\u2019amant&#8230; John, oui, mais moi, non.<br \/>\n\u2014 Ce n\u2019est pas pour \u00e7a que je pleurais, Philippe.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">\u00ab\u00a0J\u2019avais d\u00e9cid\u00e9 de ne plus revoir John. C\u2019\u00e9tait difficile, tu sais\u00a0; il me manquait terriblement. Alors pour me changer les id\u00e9es, j\u2019ai rejoint ce groupe d\u2019\u00e9tudiants qui partaient faire du ski en Suisse. Et puis il y a eu Paris.<br \/>\nPour la premi\u00e8re fois, je ne pensais plus \u00e0 John. Bien s\u00fbr, je savais que je devais partir le lendemain matin et que nous ne nous reverrions jamais ; mais j\u2019\u00e9tais bien, heureuse de t\u2019avoir rencontr\u00e9, m\u00eame si \u00e7a devait durer si peu. J\u2019avais l\u2019impression d\u2019\u00eatre redevenue libre. Et j\u2019ai voulu voir si je l\u2019\u00e9tais vraiment, si j\u2019\u00e9tais capable d\u2019oublier John&#8230; en couchant avec toi. Tu \u00e9tais timide, maladroit, attentionn\u00e9&#8230; tellement diff\u00e9rent de John qu\u2019apr\u00e8s toi, je me suis sentie rajeunie, rafraichie&#8230; j\u2019\u00e9tais tranquille, heureuse, presque amoureuse. \u00bb<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Presque\u00a0? Presque\u00a0! Mais, et ses lettres alors\u00a0? Elle ne disait pas \u00ab\u00a0presque\u00a0\u00bb dans ses lettres !<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">\u00a0\u00ab Quand nous nous sommes quitt\u00e9s ce soir-l\u00e0 \u00e0 Paris, c\u2019est vrai, j\u2019\u00e9tais presque amoureuse et j\u2019\u00e9tais d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 ne plus revoir John. Mais en m\u00eame temps, je m\u2019\u00e9tais faite \u00e0 l\u2019id\u00e9e que nous ne nous reverrions jamais, toi avec ta vie d\u2019\u00e9tudiant \u00e0 Paris et moi, en Am\u00e9rique avec la mienne \u00e0 reconstruire. Se revoir le lendemain matin pour se dire adieu aurait \u00e9t\u00e9 trop difficile. Je n\u2019ai pas voulu que tu viennes.<br \/>\nJe me suis r\u00e9inscrite \u00e0 Georgetown et j\u2019ai repris ma vie d\u2019avant, une vie d\u2019\u00e9tudiante, de mon \u00e2ge, une vie gaie, et chaste aussi. Et tout de suite sont arriv\u00e9es tes lettres. Je les lisais avec plaisir. Elles me rappelaient ma gentille aventure fran\u00e7aise ; elles m\u2019aidaient dans ma volont\u00e9 de ne plus revoir John. Elles \u00e9taient jolies, souvent tristes aussi. J\u2019y r\u00e9pondais, plus bri\u00e8vement, mais sur le m\u00eame ton que toi&#8230; moi aussi je pensais \u00e0 toi, moi aussi j\u2019aurais aim\u00e9 que nous soyons ensemble. Pourtant, quand je me plaignais du temps qui s\u2019\u00e9coulait sans toi, je n\u2019\u00e9tais pas vraiment sinc\u00e8re. J\u2019\u00e9tais persuad\u00e9e que tu te lasserais bient\u00f4t de notre correspondance platonique, que tu rencontrerais vite quelqu\u2019un d\u2019autre. J\u2019esp\u00e9rais m\u00eame que notre histoire s\u2019ach\u00e8ve bient\u00f4t par des lettres de plus en plus espac\u00e9es et puis plus de lettres du tout. Mais tu as commenc\u00e9 \u00e0 parler de venir ici l\u2019\u00e9t\u00e9 prochain, tu cherchais un moyen, tu allais le trouver\u2026 tu m\u2019\u00e9crivais que tu viendrais chez moi, que nous serions ensemble&#8230; L\u00e0, j\u2019aurais d\u00fb t\u2019en dissuader ; j\u2019aurais d\u00fb te dire non, tu ne peux pas venir parce que mes parents&#8230; parce que mon travail&#8230; parce que&#8230;, mais je n\u2019ai pas eu ce courage. J\u2019essayais vaguement de te le faire comprendre&#8230; j\u2019\u00e9tais moins tendre dans mes lettres, je les faisais plus br\u00e8ves, je mettais plus de temps \u00e0 r\u00e9pondre aux tiennes, et \u00e0 chaque occasion, j\u2019\u00e9levais de nouveaux obstacles \u00e0 ta venue chez moi. Mais je ne te disais pas \u00ab Ne viens pas ! Tu vas te faire du mal, tu m\u2019aimes trop et je ne t\u2019aime pas assez, il faut que tu m\u2019oublies, ne viens pas ! \u00bb. Et puis, en m\u00eame temps, je pensais \u00ab Eh bien, qu\u2019il vienne apr\u00e8s tout, puisqu\u2019il y tient tant ! On verra bien !\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>A SUIVRE<\/em><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(&#8230;) Et puis, \u00e0 Paris, tu es revenu me chercher&#8230; notre d\u00e9jeuner, notre balade, ta joie de me retrouver, ta fiert\u00e9 de me montrer ta ville&#8230; et toujours, cette gentillesse maladroite, cette d\u00e9licatesse, ce respect m\u00eame&#8230; c\u2019\u00e9tait \u00e9mouvant. 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