{"id":53730,"date":"2025-09-08T07:47:21","date_gmt":"2025-09-08T05:47:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=53730"},"modified":"2025-09-09T08:00:49","modified_gmt":"2025-09-09T06:00:49","slug":"53730","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=53730","title":{"rendered":"Go West ! (97)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-47974\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-300x203.jpeg\" alt=\"\" width=\"188\" height=\"127\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-300x203.jpeg 300w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-960x650.jpeg 960w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-768x520.jpeg 768w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-1536x1041.jpeg 1536w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-2048x1388.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 188px) 100vw, 188px\" \/>(&#8230;) Vance n\u2019a pas d\u2019enfant, il n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 mari\u00e9. Vance est un homme merveilleux. Vance est bon, doux, original ; il la fait rire, il lui offre des fleurs sans raison, il l\u2019emm\u00e8ne au cin\u00e9ma et dans ses voyages d\u2019affaires, il lui raconte les livres qu\u2019elle n\u2019a pas lus. Avec Troy, Vance est naturel, calme, rassurant, il est une sorte d\u2019oncle et Troy aime \u00e7a. Tout de suite, Bette tombe amoureuse de Vance et, le 1er juin 1933, Vance demande \u00e0 Bette si elle veut bien \u00eatre sa femme. Elle veut bien.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Ils se sont mari\u00e9s la semaine suivante \u00e0 La Havane, une ville merveilleuse dit-elle, du moins \u00e0 cette \u00e9poque, celle d\u2019avant les insupportables barbus. Et puis Estelle est n\u00e9e. Bette avait pr\u00e8s de quarante ans, mais \u00e7a s\u2019est bien pass\u00e9, gr\u00e2ce \u00e0 un m\u00e9decin \u00e9patant de D.C., celui-l\u00e0 m\u00eame qui soigne la famille Roosevelt. Vance \u00e9tait fou d\u2019Estelle, il l\u2019emmenait toujours et partout avec eux, au th\u00e9\u00e2tre, au restaurant, dans les mus\u00e9es, en voyage, partout\u00a0! Mais l\u00e0 o\u00f9 il ne l\u2019a pas emmen\u00e9e, ni elle, ni Bette, c\u2019est \u00e0 Mexico pour l\u2019inauguration du nouvel H\u00f4tel des Postes qu\u2019il avait construit pour le gouvernement mexicain. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il avait rencontr\u00e9 Consuelo, 27 ans. La jeune Mexicaine \u2014 entre nous une sacr\u00e9e garce, avait dit Bette \u2014 lui avait retourn\u00e9 les sens. Huit mois plus tard, Bette obtenait le divorce, la garde compl\u00e8te d\u2019Estelle et la moiti\u00e9 de la fortune de Vance.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">A 54 ans, Ms Sherman-Vance se retrouvait libre,<!--more--> munie de deux enfants, Troy et Estelle, et de beaucoup d\u2019argent. Troy avait 28 ans. Il y avait deux ans qu\u2019il avait rompu les ponts avec sa m\u00e8re. Il vivait \u00e0 Chicago \u2014 <em>une gentille petite ville de province<\/em>, avait-elle dit \u2014 et Bette se demandait ce qu\u2019il pouvait bien faire l\u00e0-bas. Sans doute s\u2019occupait-il de sa femme, Martha et de sa fille Alice. Quant \u00e0 Estelle, Bette l\u2019envoya finir ses \u00e9tudes du c\u00f4t\u00e9 de Lausanne, en Suisse. Devenue totalement libre, elle acheta un appartement sur Central Park West \u00e0 Manhattan. En moins d\u2019un an, elle reconstitua un cercle de relations avec lesquelles elle put reprendre une vraie vie de New-Yorkaise. La cinquantaine, encore belle, et riche \u00e0 millions&#8230; les r\u00e9ceptions, les voyages entre amis, les inaugurations, les croisi\u00e8res et les hommes se succ\u00e9d\u00e8rent \u00e0 nouveau. Ah ! La belle vie, sans amour, sans soucis, sans probl\u00e8mes&#8230; jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019un jour, son fils Troy l\u2019appelle au secours : sa femme l\u2019avait quitt\u00e9 un an auparavant, il avait perdu sa situation depuis six mois et Alice venait de faire une tentative de suicide. Bette a pris l\u2019avion pour Chicago et, en quatre jours, elle a achet\u00e9 une agence immobili\u00e8re pour son fils, elle a pris sa petite-fille sous le bras et elle est rentr\u00e9e \u00e0 New-York.<br \/>\n\u2014 Voyez-vous, Philippe, j\u2019ai pens\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait temps que je m\u2019occupe de quelqu\u2019un d\u2019autre que moi. Alors, depuis deux mois, je m\u2019occupe d\u2019Alice. Pour commencer, j\u2019ai voulu lui montrer ce que pouvait \u00eatre New-York pour une jeune fille comme elle\u00a0: mus\u00e9es, magasins, premi\u00e8res \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra, r\u00e9ceptions de bienfaisance, diners entre amis, cocktails, vernissages&#8230; mais rien de tout cela ne semblait plaire \u00e0 ma petite Alice. Elle restait sombre et m\u00eame un peu agressive. N\u2019est-ce pas, ma ch\u00e9rie, que tu restais sombre et agressive\u00a0?<br \/>\nAlice ne r\u00e9pond pas.<br \/>\n\u2014 Mais si, ma ch\u00e9rie ! Les mus\u00e9es t\u2019ennuyaient, tu trouvais les pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre stupides, l\u2019Op\u00e9ra, ridicule et mes amis, des snobs. Alors, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de t\u2019emmener en voyage. J\u2019ai achet\u00e9 une voiture, j\u2019ai engag\u00e9 un chauffeur, et nous voil\u00e0 parties, \u00e0 l\u2019aventure. Et \u00e7a va beaucoup mieux ! N\u2019est-ce pas, Alice que \u00e7a va mieux ?<br \/>\nAlice s\u2019enfonce un peu plus dans son si\u00e8ge.<br \/>\n\u2014 J\u2019\u00e9tais s\u00fbre que ce serait bien de nous retrouver toutes les deux, entre copines, dans un espace clos pendant des heures. Nous allions parcourir l\u2019Am\u00e9rique, nous allions partager des chambres d\u2019h\u00f4tel, \u00eatre re\u00e7ues ici et l\u00e0 par mes amis, rencontrer des inconnus \u2014 comme vous par exemple, Philippe, comme vous \u2014 voir les splendeurs du pays. Tout cela devait nous permettre de mieux nous conna\u00eetre. Et si les \u00c9tats Unis ne nous suffisaient pas, il nous resterait toujours le Mexique et m\u00eame, pourquoi pas, le Canada\u00a0! Nous pourrions parler librement, entre femmes \u2014 si, si, entre femmes \u2014 de nos petits probl\u00e8mes&#8230; car nous en avons toutes, des probl\u00e8mes, des petits et des grands, n\u2019est-ce pas Alice\u00a0?<br \/>\nAlice regarde fixement devant elle.<br \/>\n\u2014 Je suis contente d\u2019avoir pris cette d\u00e9cision&#8230; parce que, pour moi, parler est essentiel ; cela permet de r\u00e9soudre tous les probl\u00e8mes.\u00a0 Ce n\u2019est pas votre avis, Philippe ?<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">J\u2019avais \u00e9cout\u00e9 Bette pendant des miles et des miles. Elle avait racont\u00e9 sa vie avec cette assurance tranquille et poliment dominatrice que donne souvent l\u2019association de la fortune et de la bonne \u00e9ducation. \u00c0 la fa\u00e7on cavali\u00e8re et l\u00e9g\u00e8rement irrit\u00e9e dont elle avait r\u00e9pondu \u00e0 mes premi\u00e8res questions de pure courtoisie, j\u2019avais compris que ce n\u2019\u00e9tait pas une conversation qu\u2019elle recherchait. En moi, elle avait trouv\u00e9 un public diff\u00e9rent de son entourage habituel, un auditoire bien \u00e9lev\u00e9 et docile, un jeune homme, \u00e9tranger qui plus est, sur lequel, par pure habitude, elle entendait exercer sa s\u00e9duction. Et de fait, le charme fonctionnait\u00a0: je trouvais agr\u00e9able de l\u2019entendre, amusant, int\u00e9ressant m\u00eame.\u00a0 De mon c\u00f4t\u00e9, je r\u00e9pondais comme il fallait \u00e0 ses questions de pure forme \u2014 \u00ab\u00a0Vous ne trouvez pas\u00a0? &#8230; Vous savez comment sont les jeunes gens\u00a0! &#8230; Vous connaissez Gstaad, bien s\u00fbr\u00a0? &#8230; Ah\u00a0? Vous n\u2019\u00eates jamais all\u00e9 au Kenya\u00a0?\u00a0\u00bb \u2014\u00a0 je riais quand il fallait, nous \u00e9changions des sourires complices au bon moment, je levais des sourcils interrogateurs opportuns. Bref, j\u2019\u00e9tais parfait\u00a0; quasiment muet, mais parfait.<br \/>\nSi \u00e0 pr\u00e9sent, elle me demandait mon avis sur son projet de th\u00e9rapie par la parole, ce n\u2019\u00e9tait certainement pas pour que je le lui donne sinc\u00e8rement, mais pour que je l\u2019approuve bien poliment.<br \/>\n\u2014 Tout \u00e0 fait, Bette. Je me souviens que quand j\u2019ai eu\u2026<br \/>\n\u2014 Excellent, excellent, m\u2019interrompit-elle. Tu vois, Alice, Philippe est d\u2019accord. Et Philippe est fran\u00e7ais ! Et les Fran\u00e7ais\u2026<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">C\u2019est \u00e0 ce moment qu\u2019Alice s\u2019est r\u00e9volt\u00e9e.<br \/>\n\u2014 Oui, oui, Elizabeth, a-t-elle dit, agac\u00e9e. Tu me le r\u00e9p\u00e8te dix fois par jour : ce voyage va tout arranger. Oui, oui, d\u2019accord, d\u2019accord ! Ce voyage va tout arranger&#8230;<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Visiblement, elle n\u2019en pouvait plus, la pauvre Alice. Depuis que nous avions quitt\u00e9 Harrisburg, \u00e0 chaque fois que sa grand-m\u00e8re voulait insister sur un point de ses aventures ou qu\u2019elle qu\u00eatait de ma part une approbation, elle se penchait vers moi, quasiment par-dessus Alice, pour pouvoir me parler les yeux dans les yeux. C\u2019\u00e9tait tr\u00e8s aga\u00e7ant, m\u00eame pour moi. \u00c0 chaque fois que dans son r\u00e9cit un nouveau membre de la famille apparaissait, elle tentait d\u2019entrainer Alice dans la conversation : \u00ab Tu te souviens de Bob Reinhart ? Mais si, tu l\u2019avais vu au mariage de ta cousine Mary ! Un grand, blond, coiff\u00e9 en brosse ? Non ? Vraiment ? \u00bb Alice, coinc\u00e9e entre sa grand-m\u00e8re et moi, demeurait raide et silencieuse, ou pire, elle manifestait son agacement en soufflant fort et en levant les yeux au ciel. Mais cette fois-ci, elle se pencha en avant et demanda \u00e0 Robert d\u2019arr\u00eater la voiture. Elle voulait descendre, prendre l\u2019air, marcher quelques pas, \u00eatre seule&#8230;<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Une station-service passait justement par l\u00e0 et Robert y a arr\u00eat\u00e9 la voiture pr\u00e8s d\u2019une pompe. Alice est descendue et a disparu dans la station. Robert a dit quelques mots au pompiste \u2014 faire le plein, v\u00e9rifier les niveaux \u2014 puis il s\u2019est \u00e9loign\u00e9 pour aller fumer une cigarette sur l\u2019aire de pique-nique am\u00e9nag\u00e9e par la station. Bette et moi restions seuls dans la voiture. Il y avait comme une petite larme dans le regard de Ms Sherman-Vance. Un silence g\u00ean\u00e9 s\u2019installa pour quelques instants et puis Bette se lan\u00e7a.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">\u2014 Je me fais beaucoup de souci pour Alice, vous savez&#8230; Mon id\u00e9e de voyage, \u00e7a ne marche pas. Vous avez vu comment elle se comporte ? Triste, fig\u00e9e, but\u00e9e&#8230; elle ne me parle pratiquement pas et quand elle le fait&#8230; enfin&#8230; vous avez vu ! Le soir quand nous arrivons dans notre chambre d\u2019h\u00f4tel, elle se pr\u00e9cipite et s\u2019enferme dans la salle de bain. Elle prend un bain pendant une heure et quand elle en sort, elle se couche tout de suite, sans un mot. Quand je sors de la salle de bain \u00e0 mon tour, elle dort&#8230; ou elle fait semblant. Le matin, je me r\u00e9veille, assez tard \u2014 je ne peux pas dormir sans somnif\u00e8res \u2014 elle a d\u00e9j\u00e0 quitt\u00e9 la chambre. Quand je la retrouve dans le lobby, elle a d\u00e9j\u00e0 pris son petit d\u00e9jeuner. Je sens bien que je l\u2019agace, qu\u2019elle m\u2019\u00e9vite autant qu\u2019elle le peut&#8230; Ce voyage \u00e9tait une erreur. Parfois, j\u2019ai envie de tout arr\u00eater, de rentrer \u00e0 New York et d\u2019envoyer Alice en Suisse. On m\u2019a parl\u00e9 d\u2019une sorte de sanatorium dans la montagne&#8230; Je suis tr\u00e8s malheureuse, Philippe. Qu\u2019est-ce que vous pensez de tout \u00e7a ? Je ne sais plus quoi faire&#8230;<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><em>\u00a0A SUIVRE\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(&#8230;) Vance n\u2019a pas d\u2019enfant, il n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 mari\u00e9. Vance est un homme merveilleux. Vance est bon, doux, original ; il la fait rire, il lui offre des fleurs sans raison, il l\u2019emm\u00e8ne au cin\u00e9ma et dans ses voyages d\u2019affaires, il lui raconte les livres qu\u2019elle n\u2019a pas lus. Avec Troy, Vance est naturel, &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=53730\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Go West ! 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