{"id":51439,"date":"2025-01-14T07:47:05","date_gmt":"2025-01-14T06:47:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=51439"},"modified":"2025-01-14T16:45:07","modified_gmt":"2025-01-14T15:45:07","slug":"une-journee-particuliere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=51439","title":{"rendered":"Une journ\u00e9e particuli\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-weight: 400; text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>par Lorenzo dell&rsquo;Acqua<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Cette journ\u00e9e avait \u00e9t\u00e9 si particuli\u00e8re que j\u2019envisageais de la raconter \u00e0 mes amis. Malheureusement, quarante-huit heures plus tard, je ne me souvenais d\u00e9j\u00e0 plus pourquoi et ce n\u2019\u00e9tait pas les 6,4 kilom\u00e8tres parcourus \u00e0 pied, une distance respectable \u00e0 mon \u00e2ge sans \u00eatre pour autant un r\u00e9el exploit, qui en \u00e9taient la raison. La disparition r\u00e9cente d\u2019un ami confirma le bien-fond\u00e9 de ma d\u00e9cision\u00a0: mon Journal Illustr\u00e9 m\u2019avait \u00e9t\u00e9 fort utile pour retrouver tous les bons moments pass\u00e9s avec lui et tomb\u00e9s dans l\u2019oubli.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">C\u2019\u00e9tait donc un 11 novembre qui n\u2019avait rien de plus original que les soixante-quatorze pr\u00e9c\u00e9dents. Je quittai mon domicile assez t\u00f4t le matin, mais pas trop quand m\u00eame, pour rejoindre \u00e0 la Brasserie Mollard un ex-ami redevenu mon ami. Les horaires de nos levers me fournirent un sujet de r\u00e9flexion pendant le trajet en bus. Quand on se l\u00e8ve tard, la journ\u00e9e ne commence que deux heures plus tard apr\u00e8s le d\u00e9rouillage matinal obligatoire \u00e0 notre \u00e2ge et c\u2019est alors le moment de se mettre \u00e0 table pour le d\u00e9jeuner. Autrement dit, quand on se l\u00e8ve tard,<!--more--> on se prive de la moiti\u00e9 du peu de temps qui nous reste \u00e0 vivre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Vous vous demandez pourquoi j\u2019allais \u00e0 la Brasserie Mollard\u00a0si \u00e9loign\u00e9e de mon domicile ? Ce n\u2019\u00e9tait bien \u00e9videmment pas \u00e0 cause de son nom peu attractif surtout pour un restaurant mais parce que sa situation devant la Gare Saint Lazare permettait \u00e0 mon filleul, ing\u00e9nieur \u00e0 Rueil, de venir par le train d\u00e9jeuner avec moi. Je l\u2019avais donc choisie ce jour-l\u00e0 malgr\u00e9 la distance pour faire plaisir \u00e0 mon ami X.\u00a0qui demeure lui aussi dans la banlieue ouest. Depuis cinquante ans, et sans que cela ne m\u2019ait jamais pos\u00e9 le moindre probl\u00e8me, c\u2019\u00e9tait lui qui \u00e9tait oblig\u00e9 de traverser Paris en m\u00e9tro pour me rejoindre \u00e0 La Coupole. Je ne crois pas qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019\u00e9go\u00efsme de ma part mais plut\u00f4t de mon incapacit\u00e9 \u00e0 me mettre \u00e0 la place des autres. Y parvenir ne serait-il pas le d\u00e9but de la sagesse\u00a0?<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Vers dix heures, je prends donc l\u2019autobus, ligne 27, parce que la m\u00e9t\u00e9o est si d\u00e9primante que je n\u2019ai pas le courage d\u2019y aller en m\u00e9tro. Mon intention \u00e9tait de passer avant notre repas aux Galeries Lafayette Haussmann, seul Grand Magasin \u00e0 disposer \u00e0 mon avis d\u2019un nombre suffisant de rayons pour r\u00e9soudre mes probl\u00e8mes vestimentaires. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, il m\u2019avait \u00e9t\u00e9 impossible de voir de mes propres yeux le sweater vert de Levi\u2019s ailleurs que sur un catalogue en ligne aux couleurs pisseuses. Comme ils taillent petit, il me fallait aussi l\u2019essayer parce que chez eux le modeste L me va mieux que le prestigieux XL. Je descends \u00e0 la station Auber et rejoins sans difficult\u00e9s ma destination. A ma grande surprise, le personnel que je rencontre est aimable, comprend ce que je lui demande et m\u2019indique sans se tromper l\u2019\u00e9tage des sweaters. La jeune fille du premier stand en haut de l\u2019escalator me renseigne elle aussi en souriant bien qu\u2019elle n\u2019en vende pas. J\u2019avais oubli\u00e9 de vous signaler que je manquais aussi de sweaters assortis \u00e0 la couleur de mes jeans. Ses conseils judicieux me permettent d\u2019en trouver non pas un mais deux de couleur bleu marine dans une boutique qui, en revanche, semble ignorer la couleur verte pourtant caract\u00e9ristique de leur logo. Le probl\u00e8me de cette marque, c\u2019est justement son logo d\u00e9mesur\u00e9 qui vous couvre l\u2019h\u00e9mithorax gauche et vous transforme en homme-sandwich. J\u2019avertis la vendeuse, charmante elle aussi, que j\u2019allais faire le tour du magasin et ne reviendrai vers elle qu\u2019en l\u2019absence d\u2019affinit\u00e9 ailleurs, ce qui fut le cas. Bien qu\u2019elle ait disparu entre temps, j\u2019achetai \u00e0 son rempla\u00e7ant, un gamin chaleureux bien qu\u2019un peu trop compatissant \u00e0 mon go\u00fbt, celui des deux dont le logo \u00e9tait d\u2019une taille raisonnable. En quittant ce magasin aux employ\u00e9s si sympathiques, je me suis fait cette r\u00e9flexion : ou bien j\u2019\u00e9tais trop s\u00e9v\u00e8re avec eux par le pass\u00e9 ou bien leurs comportements avaient chang\u00e9 dans le bon sens.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Il me restait dix minutes avant mon rendez-vous quand je me retrouvai \u00a0devant le Printemps et, qui plus est, celui des hommes ! Je grimpai au troisi\u00e8me \u00e9tage o\u00f9 il n\u2019y avait toujours pas mon sweater Levi\u2019s vert mais je demandai \u00e0 en \u00a0essayer un autre de fa\u00e7on \u00e0 conna\u00eetre ma taille exacte au cas o\u00f9 je serai oblig\u00e9 de le chercher sur internet. La bonne volont\u00e9 et la gentillesse du vendeur me firent chaud au c\u0153ur et, emport\u00e9 par ma gratitude, je lui achetai le mod\u00e8le L noir alors que j\u2019en poss\u00e9dais d\u00e9j\u00e0 un similaire mais d\u2019une autre marque. En sortant du Printemps, je fus envahi par cette culpabilit\u00e9 disproportionn\u00e9e que je ne m\u2019explique toujours pas et qui pourrit ma vie depuis ma naissance.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Si tous les vendeurs et toutes les vendeuses du quartier faisaient preuve des m\u00eames qualit\u00e9s, je risquais de ne pas \u00eatre capable de rapporter chez moi l\u2019ensemble de mes acquisitions. Malgr\u00e9 cette crainte l\u00e9gitime, je ne pus r\u00e9sister \u00e0 l\u2019appel du rayon Librairie d\u2019autant que je n\u2019avais pas de cadeau pour mon ami de cinquante ans. Le vendeur fort sympathique \u00e9tait lui aussi pr\u00eat \u00e0 m\u2019aider mais il ne connaissait pas l\u2019ouvrage que je voulais offrir \u00e0 mon copain. Les romans de gare, me dit-il avec un humour inattendu, ce n\u2019est pas mon rayon, au propre comme au figur\u00e9. <em>Un Roman de Gare<\/em> \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 le titre du livre en question. Il me l\u2019a trouv\u00e9 ainsi que le pr\u00e9c\u00e9dent de Philibert Humm, <em>Roman Fleuve, <\/em>un livre inutile au plan litt\u00e9raire mais tr\u00e8s utile comme antid\u00e9presseur qui m\u2019avait bien distrait des horreurs du quotidien. Mes \u00e9clats de rire avaient m\u00eame r\u00e9veill\u00e9 mon \u00e9pouse endormie. Apr\u00e8s avoir feuillet\u00e9 en passant celui de Charles Dantzig, <em>Th\u00e9ories des th\u00e9ories, <\/em>je l\u2019achetai aussi parce que la page 84 traitait de la th\u00e9orie de la connaissance des \u00eatres, un sujet qui m\u2019int\u00e9resse beaucoup en ce moment.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Je suis all\u00e9 ensuite m\u2019installer chez Mollard \u00e0 une table assez isol\u00e9e pour que nos d\u00e9ficits auditifs ne g\u00e2chent pas la conversation. Comme X. me l\u2019avait demand\u00e9 la veille, nous f\u00eemes comme si nous nous retrouvions quinze jours apr\u00e8s notre pr\u00e9c\u00e9dent d\u00e9jeuner alors qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9, brouille entre nous oblige, cela faisait plus de dix huit mois. Technique efficace, je le reconnais, car nous n\u2019avons jamais \u00e9voqu\u00e9 les raisons de notre discorde. Malgr\u00e9 le temps pass\u00e9, il avait toujours ces m\u00eames d\u00e9fauts enfantins qui expliquent, et mon indulgence \u00e0 son \u00e9gard, et mon incapacit\u00e9 \u00e0 lire son blog. Peu importe ce que nous avons mang\u00e9 mais la choucroute de la mer \u00e9tait aussi aimable que le gar\u00e7on.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">La journ\u00e9e aurait pu s\u2019arr\u00eater l\u00e0 tant la disponibilit\u00e9 et l\u2019efficacit\u00e9 de tous les interlocuteurs auxquels j\u2019avais eu affaire m\u2019avaient enchant\u00e9. Par chance suppl\u00e9mentaire, je r\u00e9ussis \u00e0 introduire tous mes achats, sweater superflu et livres non pr\u00e9vus, dans un petit sac \u00e0 dos en toile que mon \u00e9pouse avait eu la gentillesse de me pr\u00eater \u00e0 condition que je ne l\u2019ab\u00eeme pas.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">En quittant X. et la Brasserie Mollard, il me prit l\u2019envie de passer par les Jardins du Palais Royal. Comme je ne compte plus trop sur ma seule m\u00e9moire, j\u2019ai fait appel par pr\u00e9caution aux photos que j\u2019avais prises et qui sont mon bloc-notes. Cette d\u00e9marche ne s\u2019est pas av\u00e9r\u00e9e inutile\u00a0: j\u2019avais compl\u00e8tement oubli\u00e9 ma rencontre avec le seul pigeon intelligent de Paris. En r\u00e9alit\u00e9, je ne l\u2019avais pas vu mais il est pass\u00e9 devant moi au moment o\u00f9 je d\u00e9clenchais. Par un coup de chance cher \u00e0 Cartier-Bresson, il \u00e9tait dans la bonne position, pile au centre, et les ailes d\u00e9ploy\u00e9es vers le haut alors que, d\u00e9ploy\u00e9es vers le bas, elles rendent tous les volatiles hideux. Allez, puisque c\u2019est vous, je vais vous le montrer. Pas mal le pigeon, non\u00a0?<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-51442\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Capture-decran-2024-11-20-a-08.59.50.png\" alt=\"\" width=\"259\" height=\"258\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Capture-decran-2024-11-20-a-08.59.50.png 228w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Capture-decran-2024-11-20-a-08.59.50-150x150.png 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 259px) 100vw, 259px\" \/><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Initialement, les Colonnes de Buren ne m\u2019avaient pas du tout plu comme d\u2019ailleurs la plupart des \u0153uvres contemporaines install\u00e9es \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de chefs d\u2019oeuvre anciens. Bien que cela n\u2019ait rien chang\u00e9 \u00e0 mon impression d\u00e9favorable, je savais pourtant que le magnifique temple de Karnak en Egypte est une juxtaposition de constructions ayant parfois deux mille ans d\u2019\u00e9cart. Reconnaissons que les Colonnes de Buren comme la Pyramide de Pe\u00ef sont tr\u00e8s photog\u00e9niques, surtout ce jour-l\u00e0 o\u00f9 certains visiteurs du Palais Royal portaient des v\u00eatements ray\u00e9s noirs et blancs.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-51443\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Capture-decran-2024-11-20-a-09.00.18.png\" alt=\"\" width=\"222\" height=\"490\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Capture-decran-2024-11-20-a-09.00.18.png 222w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Capture-decran-2024-11-20-a-09.00.18-136x300.png 136w\" sizes=\"auto, (max-width: 222px) 100vw, 222px\" \/><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Apparemment, vous ne r\u00e9alisez pas les risques insens\u00e9s que j\u2019ai pris. Il est en effet d\u00e9sormais interdit de photographier les enfants et les jeunes filles en minijupe dans les lieux publics. Comme je l\u2019ai appris \u00e0 mes d\u00e9pens, les photos o\u00f9 ils figurent sont consid\u00e9r\u00e9es par les gendarmes asserment\u00e9s comme de la p\u00e9dophilie ou de la pornographie. Cette d\u00e9rive int\u00e9griste qui n\u2019a rien \u00e0 envier \u00e0 l\u2019Inquisition risque un jour prochain de condamner au b\u00fbcher plus de la moiti\u00e9 de la Peinture et quasiment toute la Sculpture. J\u2019empruntais ensuite le couloir Richelieu pour traverser le Louvre puis prendre le bus 27 sur les quais.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Voil\u00e0 le r\u00e9cit d\u2019une seule journ\u00e9e qui fait tout de m\u00eame six pages. Proust n\u2019a plus qu\u2019\u00e0 bien se tenir\u00a0! Je m\u2019en vais de ce pas le soumettre \u00e0 NRCB mais, attention, Philippe, je l\u2019ai tellement poliss\u00e9 que tu risques de glisser en le lisant.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par Lorenzo dell&rsquo;Acqua Cette journ\u00e9e avait \u00e9t\u00e9 si particuli\u00e8re que j\u2019envisageais de la raconter \u00e0 mes amis. Malheureusement, quarante-huit heures plus tard, je ne me souvenais d\u00e9j\u00e0 plus pourquoi et ce n\u2019\u00e9tait pas les 6,4 kilom\u00e8tres parcourus \u00e0 pied, une distance respectable \u00e0 mon \u00e2ge sans \u00eatre pour autant un r\u00e9el exploit, qui en \u00e9taient &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=51439\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Une journ\u00e9e particuli\u00e8re<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[12],"tags":[1563],"class_list":["post-51439","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-recit","tag-lorenzo-dellacqua"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/51439","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=51439"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/51439\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=51439"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=51439"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=51439"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}