{"id":51323,"date":"2024-12-20T07:47:11","date_gmt":"2024-12-20T06:47:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=51323"},"modified":"2024-12-22T07:57:20","modified_gmt":"2024-12-22T06:57:20","slug":"au-theatre-il-faut-transposer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=51323","title":{"rendered":"Au th\u00e9\u00e2tre, il faut transposer"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-51759\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Jouvet-entree-des-artistes--300x204.png\" alt=\"\" width=\"224\" height=\"152\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Jouvet-entree-des-artistes--300x204.png 300w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Jouvet-entree-des-artistes-.png 474w\" sizes=\"auto, (max-width: 224px) 100vw, 224px\" \/>Je commencerai ma conf\u00e9rence d&rsquo;aujourd&rsquo;hui avec une citation extraite des dialogues de \u00a0\u00bbEntr\u00e9e des artistes\u00a0\u00bb (<\/span><em><span style=\"color: #000000;\">1938 &#8211; <span style=\"caret-color: #000000;\">R\u00e9alisation<\/span> de Marc Allegret &#8211; Dialogues d\u2019Henri Jeanson)<\/span><br \/>\n<\/em><span style=\"color: #000000;\">Dans ce beau film consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019art du th\u00e9\u00e2tre et \u00e0 son enseignement, \u00e0 une \u00e9l\u00e8ve com\u00e9dienne qui proteste parce qu\u2019elle trouve mauvaise la pi\u00e8ce qu\u2019on lui fait r\u00e9p\u00e9ter, Louis Jouvet, le professeur, r\u00e9pond ceci :<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000080;\"><i>\u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><strong> (\u2026) Interpr\u00e9ter une mauvaise sc\u00e8ne est un excellent exercice. Cette pi\u00e8ce est \u00e9crite par un fabricant d\u2019accessoires de cotillon. Joue-la dans le style, joue trompe-l\u2019\u0153il. D\u2019ailleurs, au th\u00e9\u00e2tre, il faut transposer. Le naturel doit \u00eatre un naturel de th\u00e9\u00e2tre. N\u2019oublie pas qu\u2019il y a une rampe, un souffleur, des herses et du public.<\/strong><\/span><br \/>\n<\/i><span style=\"color: #0000ff;\"><i><strong>Il faut que le personnage que tu incarnes sente le th\u00e9\u00e2tre, la toile peinte et le fard. Le spectateur paye pour avoir l\u2019illusion qu\u2019il est au th\u00e9\u00e2tre. Si tu lui enl\u00e8ves cette illusion, tu commets une erreur.(\u2026)<\/strong>\u00a0\u00bb<\/i><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0, avec ce \u00ab\u00a0<i>au th\u00e9\u00e2tre, il faut transposer\u00a0<\/i>\u00bb, Henri Jeanson <!--more-->a tout dit, en tout cas beaucoup, sur le th\u00e9\u00e2tre. C\u2019est Jeanson qui \u00e9crit, mais c\u2019est Jouvet qui dicte, car c\u2019\u00e9tait l\u2019une des id\u00e9es de base du ma\u00eetre sur la conception du th\u00e9\u00e2tre.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne suis pas tendre avec le th\u00e9\u00e2tre, et les lecteurs du JdC qui connaissent mes \u00ab Critiques ais\u00e9es \u00bb le savent bien. Mais, contrairement \u00e0 ce que l\u2019on pourrait croire, je l\u2019aime, le th\u00e9\u00e2tre ; j\u2019aime autant Feydeau que Shakespeare, Albee que Racine, Tennessee Williams que Marivaux, Giraudoux que&#8230; etc, etc\u2026. Et c\u2019est parce que je l\u2019aime que je suis exigeant et souvent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 de voir combien il est si souvent maltrait\u00e9 (en m\u00eame temps que le spectateur, d\u2019ailleurs, et m\u00eame encore plus souvent, mais ce n\u2019est pas le sujet).<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui m\u2019\u00e9nerve aujourd\u2019hui, c\u2019est cette volont\u00e9 des metteurs en sc\u00e8ne de vouloir que leur com\u00e9diens jouent \u00ab naturel \u00bb. Parler bas, bredouiller, ne pas articuler, murmurer, tourner le dos \u00e0 la sc\u00e8ne, parler en m\u00eame temps que le partenaire, c\u2019est vrai que c\u2019est naturel, et dans la vraie vie, c\u2019est bien comme \u00e7a que \u00e7a se passe. Mais dans la vraie vie, comme aurait dit Jouvet, il n\u2019y a pas de rampe, pas de d\u00e9cor en contreplaqu\u00e9, pas de public\u2026 Il n\u2019y a pas cinq cents personnes, mal assises, qui tentent de voir par dessus ou entre les deux t\u00eates des spectateurs de la rang\u00e9e de devant et, par dessus les toux catarrheuses, d\u2019entendre des com\u00e9diens \u00e0 qui l\u2019on a demand\u00e9 de jouer comme s\u2019ils \u00e9taient \u00e0 moins d&rsquo;un m\u00e8tre d\u2019une cam\u00e9ra et d&rsquo;un micro-perche tendu au-dessus de leur t\u00eate : \u00ab Soit naturel, coco, ne d\u00e9clame surtout pas, le texte, c\u2019est pas si important, coco, on s\u2019en fout un peu m\u00eame, l\u2019essentiel c\u2019est l\u2019\u00e9motion que tu feras passer par tes expressions, ta gestuelle\u2026sois toi-m\u00eame, coco, sois naturel ! \u00bb<br \/>\nLe naturalisme ? Le th\u00e9\u00e2tre, ce n\u2019est pas fait pour \u00e7a. Le th\u00e9\u00e2tre doit forcer le trait, exag\u00e9rer, souligner\u2026 Prenez Shakespeare, par exemple, tenez : Hamlet ! Naturel, Hamlet ? Ce type qui tient un vieux cr\u00e2ne dans sa main et qui se parle \u00e0 lui-m\u00eame pendant cinq vraies minutes d\u2019horloge de mani\u00e8re \u00e0 ce que mille personnes puisse l\u2019entendre, c\u2019est naturel \u00e7a ? Allons donc ! Prenez Cyrano, le vrai, celui de Rostand, Cyrano de Bergerac, ce vieil homme fatigu\u00e9 qui vient de se prendre une buche sur la t\u00eate et qui meurt en dix minutes et cent alexandrins, c\u2019est naturel \u00e7a ? Fichtre non ! Et ces interminables et \u00e9tincelants monologues de Sacha Guitry, et ces fines ambigu\u00eft\u00e9s des dialogues de Giraudoux, et ces rugissements alcoolis\u00e9s de Tennesse Williams, ces absurdit\u00e9s logiques de Beckett, c\u2019est naturel ? Et il faudrait les jouer comme si on demandait o\u00f9 se trouve le rayon des lessives dans un super-march\u00e9 ? Non, bien s\u00fbr. Il faut les crier, mais par respect pour l\u2019auteur, il faudra que l\u2019on comprenne chaque mot gueul\u00e9, il faut les soupirer, mais par respect pour le public, il faudra que l\u2019on entende chaque parole murmur\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est bien possible que le mal vienne de ce que, au cours des cinq ou six de ces derni\u00e8res d\u00e9cades prodigieuses, le cin\u00e9ma a nettement pris le pas sur le th\u00e9\u00e2tre, tant pour les com\u00e9diens que pour les spectateurs, et<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>a impos\u00e9 peu \u00e0 peu ses fa\u00e7ons de faire et de jouer. Fa\u00e7ons de faire : changements de d\u00e9cors multiples, plus r\u00e9cemment musique de sc\u00e8ne, \u00a0fond sonore, inclusion de videos. Fa\u00e7ons de jouer : murmures, sc\u00e8nes intimistes, prises en gros plan. (Nous verrons, un autre jour peut-\u00eatre, que la t\u00e9l\u00e9vision est en train de faire au cin\u00e9ma ce que le cin\u00e9ma a fait au th\u00e9\u00e2tre, mais \u00e7a non plus ce n\u2019est pas le sujet.)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le th\u00e9\u00e2tre n\u2019est pas le cin\u00e9ma. Au th\u00e9\u00e2tre, \u00e0 part au Lucernaire et au Th\u00e9\u00e2tre de Poche, je ne peux pas voir les subtilit\u00e9s faciales du com\u00e9dien ni la discr\u00e8te larme qui nait au coin de l\u2019oeil de la com\u00e9dienne et, s\u2019ils se mettent \u00e0 murmurer, je perds le fil. Au th\u00e9\u00e2tre, les prouesses techniques des d\u00e9corateurs pour d\u00e9placer la sc\u00e8ne d\u2019un quai de gare \u00e0 une salon bourgeois ou \u00e0 un bloc op\u00e9ratoire ne sont que de la poudre aux yeux. Le premier auteur venu vous dira qu\u2019une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre ne s\u2019\u00e9crit pas plus comme un roman qu\u2019un sc\u00e9nario de cin\u00e9ma ne s\u2019\u00e9crit comme une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre. Au th\u00e9\u00e2tre, ce qui compte, c\u2019est le texte, un texte \u00e9crit par le dramaturge pour \u00eatre jou\u00e9 selon les conventions du th\u00e9\u00e2tre.Et c&rsquo;est \u00e0 mon avis pourquoi la transposition d\u2019un film en pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre (je ne parle pas du th\u00e9\u00e2tre film\u00e9) tourne souvent, sinon \u00e0 la catastrophe, du moins \u00e0 la m\u00e9diocrit\u00e9.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>J\u2019ai deux exemples en t\u00eate de ces quasi-\u00e9checs (opinion toute personnelle, donc peu partag\u00e9e, comme d\u2019habitude, car ces spectacles ont \u00e9t\u00e9 des succ\u00e8s publics). Il s\u2019agit de \u00ab La Gar\u00e7onni\u00e8re \u00bb et de \u00ab Le Cercle des po\u00e8tes disparus \u00bb. Deux films, deux grands acteurs, deux chefs d\u2019oeuvre du cinema am\u00e9ricain. Deux adaptations au th\u00e9\u00e2tre, deux ratages. Les com\u00e9diens y sont pour quelque chose, bien s\u00fbr. Atteindre la subtilit\u00e9 de Jack Lemmon ou la puissance de Robin Williams, peu de com\u00e9diens fran\u00e7ais en seraient capables. Mais la vraie raison n\u2019est pas l\u00e0. En suivant pas \u00e0 pas le d\u00e9coupage du film, les transpositions dont je parle n\u2019ont pas respect\u00e9 les conventions du th\u00e9\u00e2tre. Moi qui critique si ais\u00e9ment, bien s\u00fbr que je ne sais pas comment il aurait fallu faire <span class=\"Apple-converted-space\">(en fait, c&rsquo;est ne pas faire qu&rsquo;il aurait fallu). <\/span>Mais le r\u00e9sultat est que pour la Gar\u00e7onni\u00e8re, on perd toute la gentillesse m\u00eal\u00e9e de veulerie du personnage de Lemmon, et pour le Cercle, on n\u2019arrive pas \u00e0 distinguer les personnalit\u00e9s de tous ces gar\u00e7ons les unes des autres. Sans parler de ce que les sc\u00e8nes majeures, dont la pr\u00e9paration des spaghettis par Jack Lemmon pour Shirley McLaine et la fa\u00e7on dont Robin Williams m\u00e8ne le jeune introverti (Ethan Hawke) \u00e0 s\u2019ext\u00e9rioriser, sont, au th\u00e9\u00e2tre, sans relief ni saveur.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au th\u00e9\u00e2tre, une pi\u00e8ce n\u2019a que trois murs, le quatri\u00e8me, c\u2019est la salle.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Au th\u00e9\u00e2tre, on ne parle pas comme dans la vraie vie, on ne tient pas une conversation, on dit un dialogue (ou un monologue).<br \/>\nAu th\u00e9\u00e2tre on fait semblant, mais de mani\u00e8re que tout le monde sache que l\u2019on fait semblant.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Laissez-moi terminer avec cette citation de Paul Claudel :<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>\u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Le th\u00e9\u00e2tre, vous ne savez pas ce que c\u2019est. Il y a la sc\u00e8ne et la salle. Tout est enclos, les gens viennent l\u00e0 le soir, et ils sont assis par rang\u00e9es,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>les uns derri\u00e8re les autres, regardant. Ils regardent le rideau de la sc\u00e8ne et ce qu\u2019il y a derri\u00e8re quand il est lev\u00e9. Et il arrive quelque chose sur la sc\u00e8ne comme si c\u2019\u00e9tait vrai. Je la regarde et la salle n\u2019est rien que de la chaire vivante et habill\u00e9e. Et ils garnissent les murs comme des mouches jusqu\u2019au plafond. Et je vois ces centaines de visages blancs. L\u2019homme s\u2019ennuie et l\u2019ignorance lui est attach\u00e9e depuis sa naissance. Et ne sachant de rien comment cela commence ou finit, c\u2019est pour cela qu\u2019il va au th\u00e9\u00e2tre. Et il se regarde lui-m\u00eame, les mains pos\u00e9es sur les genoux et il pleure et il rit et il n\u2019a point envie de s\u2019en aller.<\/strong><\/span>\u00ab\u00a0<\/i><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vous voyez bien que le th\u00e9\u00e2tre, \u00a0\u00e7a n\u2019a rien de naturel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je commencerai ma conf\u00e9rence d&rsquo;aujourd&rsquo;hui avec une citation extraite des dialogues de \u00a0\u00bbEntr\u00e9e des artistes\u00a0\u00bb (1938 &#8211; R\u00e9alisation de Marc Allegret &#8211; Dialogues d\u2019Henri Jeanson) Dans ce beau film consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019art du th\u00e9\u00e2tre et \u00e0 son enseignement, \u00e0 une \u00e9l\u00e8ve com\u00e9dienne qui proteste parce qu\u2019elle trouve mauvaise la pi\u00e8ce qu\u2019on lui fait r\u00e9p\u00e9ter, Louis &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=51323\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Au th\u00e9\u00e2tre, il faut transposer<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[1],"tags":[1330,21,96],"class_list":["post-51323","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe","tag-louis-jouvet","tag-philippe","tag-theatre"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/51323","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=51323"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/51323\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=51323"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=51323"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=51323"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}