{"id":50747,"date":"2024-09-05T07:47:01","date_gmt":"2024-09-05T05:47:01","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=50747"},"modified":"2024-11-04T19:07:46","modified_gmt":"2024-11-04T18:07:46","slug":"50747","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=50747","title":{"rendered":"A LA RECHERCHE DU PEINTRE INCONNU"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-weight: 400; text-align: center;\"><strong><br \/>\n<\/strong><span style=\"color: #0000ff;\"><em>par Lorenzo dell&rsquo;Acqua<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Mes exp\u00e9ditions dans les mus\u00e9es se d\u00e9roulaient toujours de la m\u00eame\u00a0mani\u00e8re ; au d\u00e9but, je ne voyais aucune proie int\u00e9ressante et puis, tout \u00e0 coup, surgissait de nulle part une silhouette \u00e0 la tenue chamarr\u00e9e ou \u00e0 la coiffure \u00e9trange dont j\u2019anticipais l\u2019analogie avec un prochain tableau. Ensuite, ce n\u2019\u00e9tait plus qu\u2019une succession de rencontres merveilleuses qui s\u2019offraient \u00e0 mes yeux et que seul l\u2019\u00e9puisement des batteries de mon appareil photographique, et non le mien, parvenait \u00e0 interrompre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Mon enthousiasme avait \u00e9t\u00e9 temp\u00e9r\u00e9 par quelques d\u00e9ceptions comme cette jeune femme dont les boucles blondes allaient se fondre avec celles de la Dentelli\u00e8re de Vermeer. H\u00e9las, elle traversa la salle sans m\u00eame s\u2019arr\u00eater devant la c\u00e9l\u00e8bre peinture. Cette exp\u00e9rience me servit de le\u00e7on\u00a0et je perdis l\u2019habitude de pleurer la photo id\u00e9ale que je n\u2019avais pas r\u00e9ussi \u00e0 faire. Le plus souvent, au contraire, je revenais le filet lourd de mes p\u00eaches miraculeuses.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Il arrivait parfois que la perspective d\u2019une nouvelle correspondance m\u2019entra\u00een\u00e2t \u00e0 l\u2019autre bout de la salle avant d\u2019avoir eu le temps de noter l\u2019auteur de la peinture photographi\u00e9e, information pourtant indispensable si je parvenais un jour \u00e0 trouver un \u00e9diteur. J\u2019avais alors une solution de rechange en agrandissant le clich\u00e9 o\u00f9 figurait son nom sur un petit rectangle blanc situ\u00e9 au-dessous du tableau. Quand il \u00e9tait masqu\u00e9 ou flou, il me restait encore la possibilit\u00e9 de retourner au mus\u00e9e pour le retrouver.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Cette n\u00e9gligence comportait un risque\u00a0: <!--more-->la disparition toujours possible du tableau. Certes, elle \u00e9tait rarissime au Louvre o\u00f9 seule, dans mon souvenir, la Denteli\u00e8re de Vermeer s\u2019\u00e9vapora pendant plusieurs mois. D\u2019autres toiles, comme celles des Impressionnistes au Mus\u00e9e d\u2019Orsay, avaient la bougeotte et s\u2019absentaient souvent. Au Centre Pompidou, il arrivait parfois que tous les tableaux d\u2019une m\u00eame salle disparaissent du jour au lendemain. Les expositions temporaires \u00e9taient mon cauchemar car il s\u2019av\u00e9rait toujours difficile de retrouver l\u2019auteur d\u2019une peinture splendide mais peu connue.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-50750\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Capture-decran-2024-08-22-a-18.53.56.png\" alt=\"\" width=\"415\" height=\"339\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Capture-decran-2024-08-22-a-18.53.56.png 415w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Capture-decran-2024-08-22-a-18.53.56-300x245.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 415px) 100vw, 415px\" \/><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Ce matin-l\u00e0, je n\u2019avais pas not\u00e9 celui dont l\u2019\u0153uvre sur la photo r\u00e9v\u00e9lait une analogie entre le bonnet noir du personnage de droite et celui, bleu, de la visiteuse. Ma n\u00e9gligence me fit retourner au Louvre d\u00e8s le lendemain, un jour de gr\u00e8ve des transports pluvieux et sinistre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Il y avait bien quelques bus et m\u00e9tros en circulation mais les d\u00e9lais d\u2019attente affich\u00e9s relevaient de la plus grande fantaisie. Quand, par chance, l\u2019un d\u2019entre eux se pr\u00e9sentait, il \u00e9tait bourr\u00e9 \u00e0 craquer de gens tremp\u00e9s et exasp\u00e9r\u00e9s. Interrompu par de multiples arr\u00eats inexpliqu\u00e9s sur la ligne 7, le trajet fut long et fastidieux. Et ce n\u2019\u00e9tait pas tout\u00a0! L\u2019humidit\u00e9 et le masque obligatoire en cette p\u00e9riode de contagiosit\u00e9 provoquaient l\u2019apparition d\u2019une bu\u00e9e opaque sur mes verres de lunettes qui m\u2019emp\u00eachait de voir les marches des trottoirs et bien d\u2019autres obstacles dangereux. Pour finir, une affluence inhabituelle \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du mus\u00e9e m\u2019imposa une attente interminable comme si la terre enti\u00e8re poss\u00e9dait la carte des Amis du Louvre. Je gravis ensuite le redoutable escalier glissant qui m\u00e8ne \u00e0 la Grand Galerie o\u00f9 une nouvelle \u00e9preuve m\u2019attendait\u00a0: elle \u00e9tait archi-comble comme un couloir de m\u00e9tro \u00e0 six heures du soir. Passe encore que la foule d\u2019admirateurs de la Joconde d\u00e9bord\u00e2t de la salle qui lui \u00e9tait d\u00e9di\u00e9e, mais la pr\u00e9sence d\u2019un groupe de touristes agglutin\u00e9s devant \u00ab\u00a0mon\u00a0\u00bb tableau acheva de m\u2019exasp\u00e9rer.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Je n\u2019\u00e9tais pas le seul \u00e0 m\u2019impatienter\u00a0; un deuxi\u00e8me groupe attendait \u00e0 quelques m\u00e8tres et se pr\u00e9cipita pour prendre la place laiss\u00e9e vacante par le d\u00e9part du premier. Je fis semblant d\u2019en faire partie et, en m\u2019accroupissant au premier rang devant le tableau, je fus enfin r\u00e9compens\u00e9 de tous mes efforts en d\u00e9couvrant le nom inattendu de son auteur &#8230;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-50751\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Capture-decran-2024-08-22-a-18.54.21.png\" alt=\"\" width=\"544\" height=\"297\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Capture-decran-2024-08-22-a-18.54.21.png 544w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Capture-decran-2024-08-22-a-18.54.21-300x164.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 544px) 100vw, 544px\" \/><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>\u00a0<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par Lorenzo dell&rsquo;Acqua Mes exp\u00e9ditions dans les mus\u00e9es se d\u00e9roulaient toujours de la m\u00eame\u00a0mani\u00e8re ; au d\u00e9but, je ne voyais aucune proie int\u00e9ressante et puis, tout \u00e0 coup, surgissait de nulle part une silhouette \u00e0 la tenue chamarr\u00e9e ou \u00e0 la coiffure \u00e9trange dont j\u2019anticipais l\u2019analogie avec un prochain tableau. 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