{"id":50222,"date":"2024-07-08T07:47:45","date_gmt":"2024-07-08T05:47:45","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=50222"},"modified":"2024-07-10T08:05:53","modified_gmt":"2024-07-10T06:05:53","slug":"le-grand-meaulnes-critique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=50222","title":{"rendered":"LE GRAND MEAULNES (Critique)"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-weight: 400; text-align: center;\"><strong>LE GRAND MEAULNES<br \/>\n<\/strong>ALAIN-FOURNIER, 1913.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">par Lorenzo dell&rsquo;Acqua<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Mon roman pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 pourrait avoir bien d\u2019autres titres en raison des significations diff\u00e9rentes qu\u2019il a eues au cours de ma vie\u00a0: Robin des Bois et la Belle au Bois Dormant en Sologne ou Les Trois Mousquetaires, Le Bon, la Brute et le Truand ou bien encore l\u2019Id\u00e9aliste, l\u2019Utopiste et le Passif, et enfin\u00a0 Augustin, Frantz, Julien, moi et les autres pour faire plaisir aux inconditionnels de Claude Sautet.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Comme celle de la plupart des romans, la lecture du Grand Meaulnes n\u2019est pas la m\u00eame selon l\u2019\u00e2ge o\u00f9 on le d\u00e9couvre. Mais, ce qui me semble plus rare, sa vision en change chez un m\u00eame lecteur avec le temps. Tel a \u00e9t\u00e9 mon cas. En sch\u00e9matisant, je l\u2019ai lu pour la premi\u00e8re fois pendant la pr\u00e9adolescence, une seconde fois pendant l\u2019adolescence et bien d\u2019autres fois \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte. Et chaque lecture fut pour moi celle d\u2019un roman compl\u00e8tement diff\u00e9rent comme le montrent ces titres imaginaires que je lui ai donn\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Lors de ma d\u00e9couverte du Grand Meaulnes, je n\u2019ai vu aucune diff\u00e9rence avec les aventures d\u2019Ivanho\u00eb et surtout, for\u00eat oblige, de Robin des Bois. Un h\u00e9ros id\u00e9al tombe amoureux d\u2019une princesse<!--more--> de r\u00eave dans un ch\u00e2teau merveilleux\u00a0; elle lui promet de l\u2019attendre, il revient et ils ont une jolie petite fille. Augustin Meaulnes a deux bons copains, Frantz de Galay, le fr\u00e8re de sa fianc\u00e9e, \u00e9pris d\u2019une roturi\u00e8re blanchisseuse \u00e0 Bourges, et Julien Seurel, le narrateur, un bon gar\u00e7on timide, gentil et d\u00e9vou\u00e9, qui \u00e9l\u00e8vera sa fille pendant son absence. Tel Lancelot, le h\u00e9ros part \u00e0 la recherche de sa dame dont il ne retrouve ni la trace ni celle du Domaine Enchant\u00e9 au lendemain de leur rencontre. Tout se termine bien, ils se mari\u00e8rent et eurent, non pas de nombreux enfants, mais seulement une petite fille ce qui n\u2019est d\u00e9j\u00e0 pas si mal.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">L\u2019adolescence d\u2019un parisien timide avec les filles \u00e9tant ce qu\u2019elle est, je me suis remis \u00e0 la lecture de ce roman dont je gardais un bon souvenir en me disant qu\u2019il me ferait du bien et me redonnerait l\u2019espoir de s\u00e9duire moi aussi un jour une belle princesse. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que mon \u00a0Robin des Bois s\u2019\u00e9tait transform\u00e9 en Trois Mousquetaires. Finie l\u2019histoire du gentil h\u00e9ros de bandes dessin\u00e9es devenue celle de trois copains, de leurs courses \u00e9chevel\u00e9es dans la for\u00eat, d\u2019un ch\u00e2teau de Conte de F\u00e9es, d\u2019une Princesse dont le h\u00e9ros ne parvient pas \u00e0 retrouver l\u2019adresse, d\u2019un coup de foudre en un minimum de temps et avec un minimum de mots. Autre espoir qui fait r\u00eaver, elle lui avait murmur\u00e9 avant qu\u2019ils se quittent\u00a0: \u00ab\u00a0Je vous attendrai\u00a0\u00bb. Pourquoi attendre quand on est fou amoureux, je me le demande encore. Pas de r\u00e9ponse d\u2019autant que l\u2019hypoth\u00e8se du service militaire certes plausible n\u2019est pas du tout \u00e9voqu\u00e9e. Au passage, toujours pour le timide que j\u2019\u00e9tais, s\u00e9duire une princesse avec aussi peu d\u2019efforts et encore moins de mots, c\u2019est tr\u00e8s rassurant. Yes, I can, m\u2019\u00e9tais-je dit \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Le socialiste Frantz bien que noble de naissance fait preuve d\u2019un f\u00e9ministe avant l\u2019heure en d\u00e9cidant de d\u00e9roger \u00e0 la r\u00e8gle ancestrale de sa lign\u00e9e et d\u2019\u00e9pouser une roturi\u00e8re, blanchisseuse de son \u00e9tat, laquelle ne partagera pas son enthousiasme par crainte de d\u00e9choir dans un milieu qui n\u2019est pas le sien. Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, d\u2019Artagnan-Augustin, par amiti\u00e9 et par fid\u00e9lit\u00e9, finira par la retrouver mais \u00e7a prendra du temps, au minimum deux ans d\u2019apr\u00e8s mes calculs. Pendant cette p\u00e9riode, il aura abandonn\u00e9 sa femme enceinte qui accouchera seule au milieu de la for\u00eat. Le nouveau-n\u00e9, une fille, sera \u00e9lev\u00e9e par Julien, un papa de substitution comme le Passepoil du roman de Dumas ou le Lagard\u00e8re du Bossu. C\u2019est noble, \u00e9pique et g\u00e9n\u00e9reux\u00a0!<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Des ann\u00e9es passent et, dans un moment de l\u00e9g\u00e8re d\u00e9prime, je me remets \u00e0 la lecture du Grand Meaulnes pour la troisi\u00e8me fois, convaincu que ce merveilleux roman \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie variable me fera du bien. Mais, \u00f4 stupeur, je d\u00e9couvre une toute autre histoire\u00a0encore diff\u00e9rente des deux pr\u00e9c\u00e9dentes ! Du conte de f\u00e9es en passant par le r\u00e9cit chevaleresque, mon roman s\u2019est transform\u00e9 en drame sordide, genre les Mis\u00e9rables en Sologne, ou plut\u00f4t, pour mieux coller \u00e0 l\u2019histoire, genre Le Bon, La Brute et le Truand, m\u00eame si l\u2019Id\u00e9aliste, l\u2019Utopiste et le Passif serait peut-\u00eatre mieux adapt\u00e9.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Jusqu\u2019\u00e0 la rencontre avec Yvonne au mariage de Frantz, pas de diff\u00e9rences notables avec mes lectures pr\u00e9c\u00e9dentes. Je retrouve la Sologne \u00e0 la fin du XIX \u00e8me si\u00e8cle et ses paysages somptueux o\u00f9 \u00e9voluent trois copains \u00e9pris d\u2019Amour et d\u2019Amiti\u00e9. Tout baigne. Pendant la f\u00eate, Augustin tombe toujours raide mort amoureux de la Princesse mais les choses vont ensuite se g\u00e2ter. La fianc\u00e9e de Frantz ne viendra pas \u00e0 son mariage et Meaulnes ne retrouvera pas la trace de sa Princesse, ni celle du Domaine Enchant\u00e9. Parce qu\u2019on a pris de l\u2019\u00e2ge et de la bouteille, on pense qu\u2019il a du se payer une sacr\u00e9e cuite pour ne pas se souvenir du lieu o\u00f9 il avait fait la connaissance de sa future \u00e9pouse. Il y a encore pire \u00e0 venir\u00a0! Pendant tout le temps pass\u00e9 \u00e0 ne pas retrouver Yvonne, il rencontre une jeune femme \u00e0 Bourges avec laquelle il couche, si, c\u2019est vrai, c\u2019est \u00e9crit dans un langage certes un peu alambiqu\u00e9 mais qui veut bien dire \u00e7a. Il r\u00e9alise qu\u2019il vient de faire l\u2019amour avec la fianc\u00e9e de son meilleur copain et qu\u2019il a par la m\u00eame occasion tromp\u00e9 sa propre fianc\u00e9e avec celle de son futur beau-fr\u00e8re ce qui, vous en conviendrez, n\u2019est pas correct du tout. Et ce n\u2019est pas tout\u00a0! Ce sale macho qu\u2019est devenu Augustin jette la malheureuse blanchisseuse \u00e0 la rue comme une malpropre, si j\u2019ose dire. De son c\u00f4t\u00e9, Frantz, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 par son mariage rat\u00e9, a rejoint une troupe de mis\u00e9rables com\u00e9diens ambulants, joue des sketches minables devant deux ou trois solognots incultes, et se voit oblig\u00e9 de commettre de menus larcins pour trouver \u00e0 manger. Bref, la d\u00e9gringolade. Pendant ce temps-l\u00e0, Augustin a retrouv\u00e9 Yvonne, l\u2019a \u00e9pous\u00e9e, a pass\u00e9 une nuit, une seule, avec elle et l\u2019a abandonn\u00e9e au matin, tiraill\u00e9 par ses scrupules et sa culpabilit\u00e9 qui le contraignent \u00e0 retrouver la fianc\u00e9e de son ami venu lui dire la veille au soir pour g\u00e2cher sa nuit de noces\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Je suis malheureux<\/em>\u00a0\u00bb. Augustin finira par la ramener \u00e0 Frantz tout content de la r\u00e9cup\u00e9rer sans avoir fait le moindre effort. Pas de chance pour Augustin dont la femme est morte en couches pendant son absence de plus de deux ans quand m\u00eame (9 mois de grossesse + quelques mois apr\u00e8s). Heureusement, Julien, son fid\u00e8le pote rest\u00e9 \u00e0 Sainte Agathe, a \u00e9lev\u00e9 sa fille et il vient la chercher. Il se tire avec elle sans m\u00eame lui dire merci. On est constern\u00e9 par sa cruaut\u00e9 et on imagine l\u2019amertume du fid\u00e8le Julien qui pensait que tout cela finirait bien (pour lui)\u00a0: Augustin disparu, il aurait \u00e9pous\u00e9 sa veuve dont il \u00e9tait secr\u00e8tement amoureux sans jamais l\u2019avoir dit \u00e0 personne et serait devenu pour de bon le papa de la petite fille qu\u2019il avait \u00e9lev\u00e9e ce qui aurait un peu att\u00e9nu\u00e9 les horreurs des chapitres pr\u00e9c\u00e9dents. Reconnaissons cependant que les pens\u00e9es de ce faux-cul de Julien \u00e9taient d\u2019un machiav\u00e9lisme et d\u2019un arrivisme d\u00e9testables bien qu\u2019assez courants chez les passifs. Comme un boomerang qui lui revient en pleine figure, sa coxalgie rechutera et on devine le calvaire du \u00a0malheureux physiquement et psychologiquement d\u00e9moli par la r\u00e9apparition miraculeuse de son ami qu\u2019il croyait disparu. Cette troisi\u00e8me lecture ne m\u2019avait pas du tout r\u00e9confort\u00e9, loin de l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Apr\u00e8s ces trois visons diff\u00e9rentes pour ne pas dire oppos\u00e9es, je m\u2019\u00e9tais dit que j\u2019avais du passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019explications ou de justifications des comportements morbides de tous ces personnages. Je m\u2019y suis donc remis une quatri\u00e8me fois sans y trouver d\u2019information nouvelle. En ce d\u00e9but du XX \u00e8me si\u00e8cle, les apports de la psychanalyse \u00e9taient bien connus dans le monde litt\u00e9raire. Or, les composantes psychologiques des personnages principaux du Grand Meaulnes sont d\u00e9pourvues de toute coh\u00e9rence. Premi\u00e8re constatation, le p\u00e8re n\u2019existe pas ce qui me rappelle une autre histoire, toute personnelle celle-l\u00e0, et n\u2019est pas la situation familiale la plus fr\u00e9quente. Celui d\u2019Augustin est mort, celui de Frantz est un vieillard g\u00e2teux et celui de Julien est avant tout le p\u00e8re des \u00e9l\u00e8ves de sa classe mais pas sp\u00e9cialement le sien. Comment est-ce possible, aurait dit Sigmund\u00a0Freud ? \u00ab\u00a0<em>Un chef d\u2019\u0153uvre litt\u00e9raire sans complexe d\u2019\u0152dipe, \u00e7a ne peut pas exister\u00a0\u00bb<\/em>. Deuxi\u00e8me constatation, il n\u2019y a pas de femmes non plus ce qui commence \u00e0 faire beaucoup de situations improbables sur le plan psychologique. Enfin si, il y en a, mais on n\u2019en conna\u00eet pas les personnalit\u00e9s puisque l\u2019auteur ne nous en donne aucune description et, pire encore, ne leur donne jamais la parole. Yvonne de Galais ne prononce pas plus de dix phrases pendant tout le roman\u00a0; la m\u00e8re d\u2019Augustin ne fait que passer au tout d\u00e9but pour laisser son ado pensionnaire chez des instituteurs inconnus\u00a0;\u00a0 enfin, celle de Julien est, comme son p\u00e8re, d\u00e9vou\u00e9e avant tout aux enfants de l\u2019\u00e9cole et ne s\u2019int\u00e9resse qu\u2019aux chapeaux. Derni\u00e8re constatation et non la moindre, Frantz de Galais n\u2019est pas bizarre mais franchement pathologique et on se dit, surtout quand on est externe en psychiatrie comme moi, que c\u2019est un futur schizophr\u00e8ne et que \u00e7a ne peut que mal finir. Le choix d\u2019un malade mental est assez fr\u00e9quent en litt\u00e9rature. Elle facilite la tache de l\u2019auteur qui est autoris\u00e9 \u00e0 lui faire faire n\u2019importe quoi puisqu\u2019il est fou. L\u2019exemple le plus caricatural est Bartleby d\u2019Herman Melville.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Je sais bien ce que vous pensez en ce moment sans oser le dire\u00a0: il y a un autre fou qui a ador\u00e9 ce livre pourtant psychologiquement incoh\u00e9rent d\u2019apr\u00e8s lui. Vous n\u2019avez pas tort et c\u2019est bien ce qui motivera mon ni\u00e8me lecture. Comment un roman sans femmes et sans p\u00e8res peut int\u00e9resser les lecteurs, et en particulier un fils de psychanalyste\u00a0? Mettons de c\u00f4t\u00e9 l\u2019histoire d\u2019amour \u00e0 l\u2019eau de rose pour pr\u00e9adolescents boutonneux qui me para\u00eet sans int\u00e9r\u00eat pour les adultes. Et c\u2019est alors que je d\u00e9couvre un autre aspect du roman qui m\u2019avait \u00e9chapp\u00e9\u00a0jusque l\u00e0 : les trois gar\u00e7ons illustrent les trois choix de vie qui s\u2019offrent \u00e0 la fin de l\u2019adolescence comme moi aussi je les avais pressentis. Leurs comportements en sont les transpositions : Augustin est id\u00e9aliste, Frantz utopiste et Julien passif. Le premier pense que la r\u00e9alit\u00e9 sera comme il la construira, le second croit qu\u2019elle sera comme dans ses r\u00eaves et le troisi\u00e8me la subira sans essayer de la modifier.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">N\u2019ayant jamais entendu une telle interpr\u00e9tation du Grand Meaulnes, je d\u00e9cidais alors de lire les pr\u00e9faces de toutes les \u00e9ditions disponibles. La majorit\u00e9 d\u2019entre elles ne parle que de l\u2019histoire d\u2019amour et de la Sologne. Je finis par en trouver une, et une seule, r\u00e9dig\u00e9e paradoxalement par une femme, madame H\u00e9l\u00e8ne Tronc, qui avait vu exactement la m\u00eame chose que moi, \u00e0 savoir \u00a0l\u2019expos\u00e9 \u00e0 travers trois personnalit\u00e9s diff\u00e9rentes des trois possibilit\u00e9s d\u2019avenir qui s\u2019offrent \u00e0 tous les adolescents. Elle conclut ainsi sa pr\u00e9face : <em>\u00ab\u00a0Le roman n\u2019apporte pas de r\u00e9ponse\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">C\u2019est \u00e0 cette transposition d\u2019une interrogation universelle dans une histoire simple que le Grand Meaulnes doit son immense et myst\u00e9rieux succ\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LE GRAND MEAULNES ALAIN-FOURNIER, 1913. par Lorenzo dell&rsquo;Acqua Mon roman pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 pourrait avoir bien d\u2019autres titres en raison des significations diff\u00e9rentes qu\u2019il a eues au cours de ma vie\u00a0: Robin des Bois et la Belle au Bois Dormant en Sologne ou Les Trois Mousquetaires, Le Bon, la Brute et le Truand ou bien encore l\u2019Id\u00e9aliste, &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=50222\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">LE GRAND MEAULNES (Critique)<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[94],"tags":[1429,1372],"class_list":["post-50222","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-critiques","tag-le-grand-meaulnes","tag-lorenzo"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/50222","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=50222"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/50222\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=50222"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=50222"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=50222"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}