{"id":49044,"date":"2024-03-21T07:47:22","date_gmt":"2024-03-21T06:47:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=49044"},"modified":"2024-03-26T07:12:22","modified_gmt":"2024-03-26T06:12:22","slug":"go-west-32","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=49044","title":{"rendered":"Go West ! (32)"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-47974\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-300x203.jpeg\" alt=\"\" width=\"186\" height=\"126\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-300x203.jpeg 300w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-960x650.jpeg 960w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-768x520.jpeg 768w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-1536x1041.jpeg 1536w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-2048x1388.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 186px) 100vw, 186px\" \/>(&#8230;) Une fois tout le monde r\u00e9veill\u00e9 par cette agitation, apr\u00e8s que j\u2019aie subi quelques quolibets sur ma tendance \u00e0 vouloir massacrer les chats \u00e0 coups de revolver, apr\u00e8s les in\u00e9vitables plaisanteries sur ma fa\u00e7on de conduire, apr\u00e8s cette soir\u00e9e d\u00e9cevante \u00e0 Las Vegas et cette nuit \u00e0 la dure en plein d\u00e9sert, un besoin de petit d\u00e9jeuner urgent et unanime a fait remonter tout le monde dans la voiture. Nous avons repris la route vers Death Valley qui s\u2019annon\u00e7ait \u00e0 une cinquantaine de miles vers le nord-ouest.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Si la l\u00e9gende qui s\u2019attache \u00e0 cet endroit d\u00e9sol\u00e9 ne nous avait pas attir\u00e9, rien que son nom y aurait suffi. La Vall\u00e9e de la Mort ! Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, le mot Vall\u00e9e implique toujours une notion d\u2019immensit\u00e9, de splendeur, de solennit\u00e9. Vall\u00e9e des Rois, Vall\u00e9e Perdue, Vall\u00e9e des G\u00e9ants, Vall\u00e9e de la Peur, Vall\u00e9e de la Mort\u2026, le genre de locution qu\u2019on ne peut \u00e9crire qu\u2019avec des majuscules. Il nous paraissait donc impossible de rentrer en France sans pouvoir dire que nous avions travers\u00e9 la Vall\u00e9e de la Mort.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Il est sept heures du matin. Le courant <!--more-->d\u2019air qui traverse la voiture par les fen\u00eatres ouvertes est d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s chaud mais il rend l\u2019atmosph\u00e8re presque respirable. La route est droite, le paysage sans int\u00e9r\u00eat. Bient\u00f4t, un village se dessine. Je dis \u00ab\u00a0village\u00a0\u00bb parce que \u00ab\u00a0hameau\u00a0\u00bb implique pour moi un certain charme campagnard dont il est impossible de d\u00e9celer la moindre trace dans ces cinq ou six b\u00e2timents blanch\u00e2tres et poussi\u00e9reux \u00e9parpill\u00e9s autour d\u2019un carrefour. Le mot village n\u2019est pas beaucoup mieux adapt\u00e9, mais pour le moment, je n\u2019en trouve pas d\u2019autre pour rendre la vanit\u00e9 de ces minuscules abris humains \u00e9cras\u00e9s par l\u2019immensit\u00e9 d\u2019une nature hostile. Un panneau m\u00e9tallique, lui aussi cribl\u00e9 d\u2019impacts de balles, nous annonce que nous arrivons \u00e0 \u201c<em>Amargosa Valley,<\/em><em> fond\u00e9e en 1906, altitude 2664 pieds, population 453<\/em>\u201c. Il n\u2019y a pas de motel \u00e0 <em>Amargosa Valley<\/em>, pas de <em>diner<\/em>, pas d\u2019\u00e9picerie, pas de maison digne de ce nom \u2014 les 453 habitants ont d\u00fb aller vivre ailleurs \u2014 juste une station-service. Contrairement aux autres constructions, celle-l\u00e0 \u00e0 l\u2019air tout neuf. Il y aura s\u00fbrement au moins une machine \u00e0 caf\u00e9. De toute fa\u00e7on, \u00e0 voir la carte, c\u2019est notre derni\u00e8re chance de trouver un endroit civilis\u00e9 avant cent ou deux cents miles. Il faut s\u2019y arr\u00eater.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Effectivement, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, tout para\u00eet neuf. Ce qui frappe d\u2019abord en entrant, c\u2019est la temp\u00e9rature. A peine la porte pass\u00e9e, la sueur que vous avez apport\u00e9e de l\u2019ext\u00e9rieur se fige instantan\u00e9ment, plaquant votre chemise sur votre peau comme une \u00e9trange carapace gluante et froide. Ensuite, c\u2019est l\u2019aspect clinquant de tout ce que contient la station qui surprend : les distributeurs de caf\u00e9 et de boissons glac\u00e9es, les cartes routi\u00e8res, les cartes postales et les lunettes de soleil sur leurs pr\u00e9sentoirs, les chapeaux-souvenir, les paquets de g\u00e2teaux secs, et puis les bidons d\u2019huile, les adjuvants, les c\u00e2bles de d\u00e9marrage, tous ces objets rang\u00e9s serr\u00e9s sur de belles \u00e9tag\u00e8res m\u00e9talliques, tout ce bric \u00e0 brac indispensable aux automobilistes. Et au milieu de tout \u00e7a, un type, tout seul, qui nous regarde entrer tous les six, les uns apr\u00e8s les autres. Il porte une impeccable combinaison rouge aux armes de la marque d\u2019essence. Il est jeune, grand, tr\u00e8s am\u00e9ricain, un peu inquiet.<br \/>\n\u00ab\u00a0<em>Hi !<\/em>\u00a0lance-t-il \u00e0 tout hasard.<br \/>\n\u2014 Salut, mec ! dit le premier de la file.<br \/>\n\u2014 Bonjour, mon gars ! enchaine le suivant.<br \/>\n\u2014 Comment \u00e7a va, mon pote ? demandent les suivants. \u00c7a gaze, les affaires ? \u00a0\u00bb<br \/>\nC\u2019est le genre de truc qui nous arrive de temps en temps quand on se sent en force. Nous nous mettons \u00e0 parler fran\u00e7ais, persuad\u00e9s que personne ne nous comprendra. Ce n&rsquo;est pas tr\u00e8s malin, mais \u00e7a nous fait rire quand m\u00eame.<br \/>\n\u00ab\u00a0<em>Hey ! You\u2019re french !<\/em> nous r\u00e9pond le pompiste, l\u2019air soulag\u00e9. <em>Sorry, no hablar franc\u00e9s&#8230;<\/em> \u00bb<br \/>\nIl poursuit avec la formule d\u2019accueil standardis\u00e9e du commerce am\u00e9ricain : \u00ab Bienvenue \u00e0 Armagosa Valley !\u00a0 Qu\u2019est-ce que je peux faire pour vous aujourd\u2019hui ? \u00bb Nous le lui disons et la conversation s\u2019engage. Il nous explique comment fonctionne les machines \u00e0 boisson et o\u00f9 se trouvent les g\u00e2teaux et les sandwiches convenables. Il s\u2019agite, se multiplie, essaie de se rendre utile, disparait quelques instants puis revient avec une table de camping et quelques tabourets pliants. Ce type est gentil jusqu\u2019\u00e0 l\u2019os. En plus, il s\u2019ennuie comme Robinson sur son \u00eele. Pour un instant, nous allons \u00eatre ses Vendredis, alors il parle et nous sympathisons tr\u00e8s vite.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Il s\u2019appelle Michael, il a dix-huit ans et il est Mormon.\u00a0 Un peu en froid avec sa famille qui voulait l\u2019envoyer en Afrique pendant un an ou deux comme \u00e9l\u00e8ve missionnaire, il a d\u00e9cid\u00e9 de quitter Salt Lake City et de prendre un job d\u2019\u00e9t\u00e9 pour pouvoir aller \u00e0 New York en septembre et s\u2019inscrire dans une \u00e9cole de design. C&rsquo;est par t\u00e9l\u00e9phone qu&rsquo;il a pris ce boulot de pompiste. Il croyait \u00eatre embauch\u00e9 dans une station-service de Las-Vegas, et voil\u00e0 qu\u2019il se retrouve \u00e0 soixante miles de la civilisation. Mais le pire, c\u2019est qu\u2019il n\u2019a pas de voiture et qu\u2019il est r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 uniquement au pourboire. Comme juillet et ao\u00fbt sont les mois plus creux pour le tourisme dans cette r\u00e9gion d\u00e9sertique, il n\u2019a pas gagn\u00e9 vingt dollars depuis un mois qu\u2019il est arriv\u00e9 l\u00e0. Il ne manque de rien, il est ravitaill\u00e9 en suffisance une fois par semaine, mais jamais il ne pourra payer l\u2019inscription \u00e0 son \u00e9cole de New York, ni m\u00eame seulement le voyage jusque l\u00e0-bas. Mais, il ne se plaint pas, Michael, il dit que c\u2019est de sa faute, que la prochaine fois, il fera plus attention aux termes du contrat, que son \u00e9cole de design sera toujours l\u00e0 l\u2019ann\u00e9e prochaine, et qu\u2019avec l\u2019aide de Dieu\u2026 R\u00e9volt\u00e9s par cette injustice et compatissants, nous lui proposons de l\u2019emmener avec nous jusqu\u2019\u00e0 Los Angeles. L\u00e0-bas, il pourra s\u00fbrement trouver un autre travail. Il n\u2019a qu\u2019\u00e0 laisser les cl\u00e9s de la station sous le paillasson et planter l\u00e0 ses employeurs. Apr\u00e8s tout, ils l\u2019ont roul\u00e9 dans les grandes largeurs. Mais il dit que non, Michael, il dit merci mais non, j\u2019ai sign\u00e9 un contrat, je ne peux pas les laisser tomber, ce serait malhonn\u00eate, pire qu\u2019un mensonge, une d\u00e9sertion, vraiment merci mais non. Alors, on lui raconte un peu Paris et la France, on lui laisse nos adresses, au cas o\u00f9\u2026\u00a0 Finalement, nous passons presque deux heures avec lui. C\u2019est plut\u00f4t sympa\u2026 Il a l\u2019air tellement heureux de pouvoir parler que nous avons l\u2019impression d\u2019accomplir une bonne action. Du coup, on ne chaparde rien dans sa boutique. Avant de repartir, nous lui demandons des renseignements sur la Vall\u00e9e de la Mort ; est-ce qu\u2019il fait vraiment si chaud ? Encore plus chaud qu\u2019ici ? Est-ce qu\u2019il y a des endroits int\u00e9ressants ? Est-ce que \u00e7a vaut le coup\u2026 ? Il n\u2019en sait rien ; depuis qu\u2019il est arriv\u00e9 \u00e0 Armagosa Valley, il n\u2019a pas boug\u00e9 de la station-service. Au moment de sortir, il nous dit \u00ab <em>Baune vau-yadje ! \u00bb<br \/>\n<\/em>\u00ab Salut\u00a0 Michael, <em>it\u2019s been nice meeting you !<\/em> \u00bb<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Dehors, il fait encore plus chaud que tout \u00e0 l\u2019heure. L\u2019Hudson est brulante. Pour ouvrir les porti\u00e8res, il faut toucher la poign\u00e9e avec un pan de chemise. Si les si\u00e8ges \u00e9taient en cuir, on ne pourrait m\u00eame pas s\u2019asseoir.<br \/>\nNous roulons pendant une heure et le paysage ne change pas. Au loin, la chaine de montagne qui barre l\u2019horizon semble s\u2019\u00e9loigner au fur et \u00e0 mesure que l\u2019on s\u2019en approche. Cela fait longtemps que nous n\u2019avons pas vu une seule voiture. Nous commen\u00e7ons \u00e0 trouver le temps long et la route ennuyeuse. Soudain, apr\u00e8s une longue mont\u00e9e en pente douce, la route passe une cr\u00eate. On s\u2019arr\u00eate, on sort de la voiture, on s\u2019\u00e9tire, on baille et, la bouche \u00e0 la fois s\u00e8che et p\u00e2teuse, on regarde au loin. Du haut de la cr\u00eate, le paysage devant nous est strictement semblable \u00e0 ce que nous avons vu depuis ce matin, de maigres touffes d\u2019\u00e9pineux jaunes et vert clair dispers\u00e9s sur un lit de cailloux gris ou marron clair jusqu\u2019\u00e0 la premi\u00e8re pente de petites collines qui ressemblent \u00e0 d\u2019\u00e9normes tas de graviers dont pas une herbe ne d\u00e9passe. La chaine de montagne est aussi lointaine qu\u2019elle l\u2019\u00e9tait ce matin. Il fait chaud, tr\u00e8s chaud.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Ras-le-bol, Death Valley&#8230; C\u2019est pratiquement sans discussion et presque sans un mot que la d\u00e9cision est prise : retour \u00e0 Las Vegas. La raison principale n\u2019en est pas qu\u2019au fond, chacun de nous aimerait retenter sa chance \u00e0 la roulette ou au blackjack, mais nous sommes \u00e9puis\u00e9s, poussi\u00e9reux et de mauvaise humeur. Nous avons chaud, bien trop chaud. Il nous faut d\u2019urgence un endroit frais o\u00f9 nous pourrons prendre une douche et dormir. La solution qui s\u2019impose, c\u2019est le motel. Partis comme nous sommes, nous devrions arriver dans les environs de Las Vegas en d\u00e9but d\u2019apr\u00e8s-midi ; nous aurons donc largement le temps de trouver un motel, de nous doucher et de dormir quelques heures avant de retourner au Golden Nugget. Mais pour cela, il nous faut un endroit convenable, c\u2019est-\u00e0-dire un \u00e9tablissement qui convienne \u00e0 une technique d\u2019occupation qui nous avait \u00e9t\u00e9 sugg\u00e9r\u00e9e Herv\u00e9, d\u00e9cid\u00e9ment le plus d\u00e9brouillard d\u2019entre nous. Cette technique, c\u2019est celle du Cheval de Troie. Elle consiste tout d&rsquo;abord \u00e0 rep\u00e9rer un motel de cat\u00e9gorie moyenne ou sup\u00e9rieure. (Pratiquer le Cheval de Troie dans un \u00e9tablissement modeste n&rsquo;est pas recommand\u00e9. En effet, les pr\u00e9pos\u00e9s y sont m\u00e9fiants car la fraude y est fr\u00e9quente, alors qu&rsquo;elle reste inenvisageable donc plus facile \u00e0 ex\u00e9cuter dans un motel plus cher). On laissera ensuite quatre des passagers sur la route \u00e0 une distance convenable des lieux du forfait pour se pr\u00e9senter \u00e0 deux au guichet. On prendra tr\u00e8s normalement une chambre pour deux, on s&rsquo;installera tranquillement et on laissera passer quelques minutes avant d&rsquo;ouvrir la porte aux quatre clandestins qui se seront d\u00e9brouill\u00e9s pour arriver discr\u00e8tement jusqu\u2019au bungalow attribu\u00e9. On pourra ensuite prendre tout son temps pour choisir n&rsquo;importe quelle m\u00e9thode d\u2019attribution des matelas, sommiers, canap\u00e9s et fauteuils et pour passer ainsi quelques heures de sommeil \u00e0 peu pr\u00e8s correct. La proc\u00e9dure s&rsquo;ach\u00e8vera quand les deux clients officiels iront r\u00e9gler la note juste avant de partir avec la voiture tandis que les quatre clients additionnels sortiront discr\u00e8tement pour attendre un peu plus loin sur la route. Herv\u00e9 avait appel\u00e9 cette m\u00e9thode \u00ab\u00a0le Cheval de Troie\u00a0\u00bb, car dans ses premi\u00e8res tentatives, il arrivait souvent que deux des passagers clandestins se cachent au fond de la voiture. Impraticable \u00e0 six, cette technique particuli\u00e8re a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9e mais le nom est rest\u00e9.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><em>A SUIVRE<\/em><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(&#8230;) Une fois tout le monde r\u00e9veill\u00e9 par cette agitation, apr\u00e8s que j\u2019aie subi quelques quolibets sur ma tendance \u00e0 vouloir massacrer les chats \u00e0 coups de revolver, apr\u00e8s les in\u00e9vitables plaisanteries sur ma fa\u00e7on de conduire, apr\u00e8s cette soir\u00e9e d\u00e9cevante \u00e0 Las Vegas et cette nuit \u00e0 la dure en plein d\u00e9sert, un besoin &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=49044\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Go West ! 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