{"id":48616,"date":"2024-01-05T07:47:34","date_gmt":"2024-01-05T06:47:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=48616"},"modified":"2024-01-07T20:04:43","modified_gmt":"2024-01-07T19:04:43","slug":"les-voisins-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=48616","title":{"rendered":"Les voisins"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Ce texte, d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 il y a cinq ans, se compose de deux versions distinctes d\u2019un m\u00eame \u00e9v\u00e8nement anodin : la rencontre de deux voisins dans un train. Il a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit dans le cadre d\u2019un atelier d\u2019\u00e9criture : \u00ab\u00a0<\/em>Prendre une histoire bien connue et la raconter d&rsquo;un autre point de vue<em>\u00ab\u00a0. C&rsquo;\u00e9tait le th\u00e8me de l&rsquo;exercice.<\/em><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Ne soyez pas surpris\u00a0: dans la premi\u00e8re version, celle du 4<sup>\u00e8me<\/sup> droite, vous reconnaitrez peut-\u00eatre une partie d\u2019un texte publi\u00e9 en octobre 2015. C\u2019\u00e9tait \u00e7a, l\u2019histoire bien connue.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les voisins<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>(1<sup>er<\/sup> voisin \u2013 4<sup>\u00e8me<\/sup> droite)<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Vous ne connaissez pas mon voisin du dessus ? C&rsquo;est un type plut\u00f4t petit, \u00e9troit, pr\u00e9cis, mais pas tout \u00e0 fait ridicule. Ses traits sont assez fins, mais ils portent une expression pusillanime. Il approche de la cinquantaine, mais il a les cheveux presque blancs. Il porte des costumes gris clair et des cravates en laine marron fonc\u00e9, ou des costumes marron clair et des cravates en laine marron fonc\u00e9. Ses chaussures \u00e0 lacets sont toujours luisantes d\u2019un dernier coup de cirage. Ses horaires sont r\u00e9guliers. Quand il m\u2019arrive de le croiser dans l\u2019escalier, il porte toujours une fine serviette en cuir jaune clair de tr\u00e8s belle facture. Elle comporte un seul soufflet, mais aussi deux\u00a0poches plaqu\u00e9es sur lesquelles viennent s\u2019accrocher les boucles des deux sangles qui permettent d&rsquo;en fixer le rabat.<br \/>\nApr\u00e8s dix ans de carri\u00e8re \u00e0 Bordeaux, il a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 \u00e0 Paris et depuis cinq ans, il est mon voisin du dessus.<br \/>\nHier, sur le quai de la gare de Bordeaux, je l\u2019ai aper\u00e7u qui attendait<!--more--> le m\u00eame TGV que moi. J\u2019ai fait semblant de ne pas le voir. J&rsquo;ai m\u00eame r\u00e9ussi \u00e0 monter dans le train sans avoir crois\u00e9 son regard une seule fois. Je me suis install\u00e9 en b\u00e9nissant le ciel de ne pas avoir \u00e0 supporter ce petit bonhomme pendant deux heures. J&rsquo;ai sorti mon dossier du jour et je me suis plong\u00e9 dedans. Mais quelques instants plus tard, alors que le train venait \u00e0 peine d&rsquo;atteindre sa vitesse de croisi\u00e8re, j&rsquo;entendais : \u00ab\u00a0Ah ! monsieur Verdurin, enfin je vous retrouve ! \u00ab\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bon sang, c&rsquo;\u00e9tait lui ! Je r\u00e9ussis \u00e0 jouer l&rsquo;\u00e9tonnement le plus complet :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Tiens, monsieur&#8230;, quelle surprise, monsieur&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai toujours eu beaucoup de mal avec les noms propres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Cottard, me dit-il gaiement, G\u00e9rard Cottard, votre voisin, vous me reconnaissez ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Mais, oui bien s\u00fbr, monsieur Cottard. Comment allez-vous, monsieur Cottard ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Tr\u00e8s bien, tr\u00e8s bien, je vous remercie. Je peux m&rsquo;asseoir ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne pouvais pas faire autrement que de ramasser les quelques feuilles que j&rsquo;avais \u00e9tal\u00e9es sur le si\u00e8ge libre \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du mien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Je vous en prie, faites, faites, lui r\u00e9pondis-je en me replongeant ostensiblement dans mon dossier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout en s&rsquo;installant dans son fauteuil, il me demanda :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Vous ne m&rsquo;avez pas vu tout \u00e0 l&rsquo;heure sur le quai ? Je vous faisais des grands signes ! Non ? Bon, enfin l&rsquo;essentiel c&rsquo;est que je vous aie retrouv\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne r\u00e9pondis pas, affectant d&rsquo;annoter une page dactylographi\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Mais je vois que vous travaillez. Je vous d\u00e9range peut-\u00eatre ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;est-ce que vous voulez r\u00e9pondre \u00e0 une question pareille quand elle vous est pos\u00e9e par un homme qui, litt\u00e9ralement, vit sous le m\u00eame toit que vous ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Pas du tout, pas du tout, dis-je en continuant mes pr\u00e9tendues annotations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Ah, et bien tant mieux, tant mieux ! A propos, depuis le temps que nous nous croisons, je ne connais m\u00eame pas votre m\u00e9tier. La concierge m&rsquo;a dit que vous \u00e9tiez dans les affaires ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014C&rsquo;est cela, je suis dans les affaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Et c&rsquo;est int\u00e9ressant comme m\u00e9tier ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Assez.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Ah bon ? Parce que moi, je suis comptable, chef comptable \u00e0 la Direction R\u00e9gionale Ile de France d&rsquo;EDF, enfin plus pr\u00e9cis\u00e9ment d&rsquo;ENEDIS. Vous connaissez, bien s\u00fbr ? Et je trouve \u00e7a passionnant, vraiment passionnant, vous n&rsquo;imaginez pas !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Non, effectivement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Attendez, je vous explique. Tiens, nous passons d\u00e9j\u00e0 Angoul\u00eame ! Ces TGV quand m\u00eame, quel progr\u00e8s ! Qu&rsquo;est-ce que je disais d\u00e9j\u00e0 ? Ah oui : par exemple tenez, vous savez ce qu&rsquo;est un bilan, certainement. Eh bien, chez ENEDIS&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors, d&rsquo;Angoul\u00eame \u00e0 Poitiers, Cottard m&rsquo;a expliqu\u00e9 les finesses du bilan et les beaut\u00e9s du compte d&rsquo;exploitation d&rsquo;une filiale \u00e0 100% d&rsquo;une Soci\u00e9t\u00e9 Anonyme cot\u00e9e en Bourse. De Poitiers \u00e0 Tours, j&rsquo;ai tout appris des traumatismes subis par le service comptable quand EDF est pass\u00e9 du statut d&rsquo;EPIC \u00e0 celui de Soci\u00e9t\u00e9 Anonyme. Arriv\u00e9 \u00e0 Orl\u00e9ans, je connaissais une bonne partie du r\u00e9gime de retraite mis en place par ENEDIS. Mais Cottard dut s&rsquo;interrompre dans son expos\u00e9 du passionnant syst\u00e8me d&rsquo;avancement pratiqu\u00e9 chez ENEDIS car le TGV ralentissait en franchissant le Boulevard P\u00e9riph\u00e9rique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Je vous raconterai la suite dans le m\u00e9tro, car, dit-il finement, je crois bien que nous allons \u00e0 la m\u00eame station, n&rsquo;est-ce pas ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ad\u2014Euh, non, je regrette. J&rsquo;ai une course \u00e0 faire dans le quartier. Alors, au revoir, monsieur Cottard, et \u00e0 bient\u00f4t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il me regarda partir, d\u00e9sol\u00e9. Je fis un d\u00e9tour pour qu&rsquo;il ne puisse pas se rendre compte que je me rendais en fait au parking. Je rejoignis ma voiture et ouvris la porti\u00e8re arri\u00e8re. Je posai d\u00e9licatement ma serviette sur le plancher, debout contre le dossier du si\u00e8ge conducteur. J&rsquo;\u00f4tai ma veste et la pliai d\u00e9licatement sur le si\u00e8ge arri\u00e8re. Je refermai doucement la porti\u00e8re arri\u00e8re. J&rsquo;ouvris la porti\u00e8re avant. Je m&rsquo;assis \u00e0 la place du conducteur, refermai soigneusement la porti\u00e8re, et l\u00e0, arcbout\u00e9 entre le plancher de la voiture et le dossier du si\u00e8ge, les mains crisp\u00e9es sur le volant, je poussai un long et puissant cri primal.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>***<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>(2<sup>\u00e8me<\/sup> voisin \u2013 5<sup>\u00e8me<\/sup> droite)<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Tiens donc, mais c&rsquo;est Monsieur Verdurin, l\u00e0-bas, au bout du quai ! Je vais aller le saluer, on fera le voyage ensemble, \u00e7a sera sympathique. \u00c7a fait cinq ans que j&rsquo;habite au-dessus de chez lui et je n&rsquo;ai jamais pu lui dire plus de trois mots. Ce sera une occasion&#8230; Bon sang, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il y a comme monde sur ce quai, impossible d&rsquo;avancer. H\u00e9, Monsieur Verdurin, bonjour ! H\u00e9, bonjour ! &#8230; Rien \u00e0 faire, il ne me voit pas. Zut, voil\u00e0 le train&#8230; pardon, pardon&#8230;laissez-moi passer, s&rsquo;il vous plait. Rien \u00e0 faire pour le rejoindre&#8230;bon, tant pis je monte&#8230; J&rsquo;essaierai de le retrouver \u00e0 bord&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Ah ! monsieur Verdurin, enfin je vous retrouve !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Tiens, monsieur Cottard !\u00a0 \u00a0Comment allez-vous, monsieur Cottard ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Tr\u00e8s bien, tr\u00e8s bien, je vous remercie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Asseyez-vous donc \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi, le si\u00e8ge est libre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On dirait que \u00e7a lui fait vraiment plaisir de me voir. Il devait s&rsquo;ennuyer, tout seul. Je lui demande :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Vous ne m&rsquo;avez pas vu tout \u00e0 l&rsquo;heure sur le quai ? Je vous faisais des grands signes, pourtant ! Non ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Je devais \u00eatre dans mes pens\u00e9es. Vous savez, les affaires&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On dirait qu&rsquo;il a des soucis, le pauvre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Ah, oui ! Les affaires ! &#8230; Bon, enfin l&rsquo;essentiel c&rsquo;est que je vous aie retrouv\u00e9. Mais vous \u00e9tiez en train de travailler. Je vous d\u00e9range peut-\u00eatre ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Pas du tout&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Ah, et bien tant mieux, tant mieux ! A propos, depuis le temps que nous nous croisons, je ne connais m\u00eame pas votre m\u00e9tier. Vous \u00eates donc dans les affaires ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014C&rsquo;est cela, je suis dans les affaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Et c&rsquo;est int\u00e9ressant comme m\u00e9tier ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Bof&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Ah bon ? Parce que moi, je suis comptable, chef comptable \u00e0 la Direction R\u00e9gionale Ile de France d&rsquo;EDF, enfin plus pr\u00e9cis\u00e9ment d&rsquo;ENEDIS. Vous connaissez, bien s\u00fbr ? Et je trouve \u00e7a passionnant, tout \u00e0 fait passionnant, vous n&rsquo;imaginez pas !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Vraiment ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Alors attendez, je vais vous expliquer. \u00c7a vous changera les id\u00e9es. Tiens, vous avez vu, on vient de passer Angoul\u00eame. Bon, voil\u00e0, prenez un bilan par exemple. Vous avez surement l&rsquo;habitude des bilans. Dans les affaires ! Pensez ! Oui, mais chez ENEDIS, c&rsquo;est un peu diff\u00e9rent. Vous vous demandez pourquoi ? Eh bien, parce que chez ENEDIS &#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai d\u00fb faire court, parce que je n&rsquo;avais qu&rsquo;un peu moins de deux heures, mais j&rsquo;ai quand m\u00eame r\u00e9ussi \u00e0 lui expliquer un tas de trucs sur la comptabilit\u00e9 d&rsquo;ENEDIS, et m\u00eame sur celle d&rsquo;EDF parce qu&rsquo;avant, j&rsquo;\u00e9tais chez EDF. \u00c7a l&rsquo;a passionn\u00e9, litt\u00e9ralement passionn\u00e9. Il n&rsquo;a pratiquement pas dit un mot pendant deux heures. Bouche b\u00e9e, il \u00e9tait. Au moins, j&rsquo;avais r\u00e9ussi \u00e0 lui faire penser \u00e0 autre chose qu&rsquo;\u00e0 ses soucis d&rsquo;affaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le train, j&rsquo;avais bien vu qu&rsquo;il \u00e9tait venu en voiture \u00e0 la gare. Son ticket de parking d\u00e9passait de la pochette de sa veste. Il aurait pu me ramener \u00e0 la maison, mais il ne l&rsquo;a pas fait. Et vous savez pourquoi ? Par d\u00e9licatesse ! Parfaitement, par d\u00e9licatesse ! Parce que Verdurin, il a une belle voiture, une allemande. Je crois que c&rsquo;est une Audi, une grosse. Alors, il n&rsquo;a pas voulu me vexer en me montrant sa grosse voiture, parce que moi, je n&rsquo;ai qu&rsquo;une petite Citro\u00ebn. Remarquez, j&rsquo;en suis content de ma Citro\u00ebn. Ce n&rsquo;est pas trop cher et c&rsquo;est sans probl\u00e8me. Tandis que ces grosses allemandes&#8230; Non, merci. Quand m\u00eame, ne pas me ramener en voiture, \u00e7a c&rsquo;est de la d\u00e9licatesse,\u00a0de la classe, m\u00eame ! C&rsquo;est vraiment quelqu&rsquo;un de bien, Verdurin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;ailleurs, j&rsquo;esp\u00e8re qu&rsquo;il va pouvoir la garder sa belle voiture, avec tous les soucis qu&rsquo;il a. Parce qu&rsquo;au d\u00e9but, il faisait vraiment une sale t\u00eate. Il avait l&rsquo;air tout triste. Enfin ! J&rsquo;esp\u00e8re que \u00e7a ne va pas trop mal pour lui. Je l&rsquo;aime bien, moi, Verdurin. Toujours bien poli, avec sa femme toujours bien habill\u00e9e, ses enfants bien \u00e9lev\u00e9s, tout \u00e7a&#8230; Il faudrait qu&rsquo;on les invite \u00e0 diner un de ces soirs. \u00c7a leur ferait surement plaisir. Moi, je suis pour la bonne entente entre voisins. C&rsquo;est vrai \u00e7a, \u00e0 Paris, personne ne se connait, personne ne se dit bonjour ni rien. Quand on \u00e9tait \u00e0 Bordeaux, c&rsquo;\u00e9tait diff\u00e9rent. Les gens se parlent en province, ils s&rsquo;entraident.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Allez, il faut absolument qu&rsquo;on fasse signe aux Verdurins.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">***<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.amazon.fr\/s?k=philippe+coutheillas&amp;crid=3AQAKPC7L91I1&amp;sprefix=,aps,257&amp;ref=nb_sb_ss_recent_1_0_recent\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-46330\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/10-Au-coeur-de-la-tourmente-.png\" alt=\"\" width=\"364\" height=\"361\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce texte, d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 il y a cinq ans, se compose de deux versions distinctes d\u2019un m\u00eame \u00e9v\u00e8nement anodin : la rencontre de deux voisins dans un train. Il a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit dans le cadre d\u2019un atelier d\u2019\u00e9criture : \u00ab\u00a0Prendre une histoire bien connue et la raconter d&rsquo;un autre point de vue\u00ab\u00a0. C&rsquo;\u00e9tait le th\u00e8me &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=48616\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Les voisins<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[13],"tags":[21],"class_list":["post-48616","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-fiction","tag-philippe"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/48616","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=48616"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/48616\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=48616"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=48616"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=48616"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}