{"id":48409,"date":"2024-01-19T07:47:04","date_gmt":"2024-01-19T06:47:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=48409"},"modified":"2024-01-27T08:28:19","modified_gmt":"2024-01-27T07:28:19","slug":"go-west-19","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=48409","title":{"rendered":"Go West ! (19)"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-47974\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-300x203.jpeg\" alt=\"\" width=\"163\" height=\"110\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-300x203.jpeg 300w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-960x650.jpeg 960w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-768x520.jpeg 768w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-1536x1041.jpeg 1536w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Go-West-2048x1388.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 163px) 100vw, 163px\" \/>(\u2026) J\u2019en ai marre de ne plus avoir de rep\u00e8res, de ne plus savoir o\u00f9 je suis ni comment me comporter. J\u2019en ai marre de me faire bousculer par des h\u00f4tesses de l\u2019air, des filles tordues et des flics. J\u2019en ai marre de ne plus \u00eatre dans mon milieu familier avec autour de moi Paris, mes parents, les copains, les \u00e9tudiantes de l\u2019Alliance Fran\u00e7aise, les filles au pair de ma s\u0153ur, les lyc\u00e9ennes du XVIeme. Avec tous ceux-l\u00e0, j\u2019avais les codes, je savais \u00e0 peu pr\u00e8s quoi faire. Si je n\u2019\u00e9tais pas le roi, je n\u2019en \u00e9tais pas loin. Et m\u00eame avec Patricia, la parfaite jeune fille de famille ais\u00e9e de la banlieue chic de Washington, la fille rencontr\u00e9e un soir dans une bo\u00eete de nuit pour godelureaux dans les Alpes suisses, avec elle, tout du long, j\u2019avais su quoi faire. Et j\u2019\u00e9tais arriv\u00e9 sans trop de mal avec elle dans cette chambre d\u2019h\u00f4tel du Quartier Latin. Mais ici, maintenant, dans la chambre 201 du Sleepy Hollow, je ne sais pas quoi faire, et j\u2019ai un peu peur.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Feignant un \u00e9puisement encore plus grand, je m\u2019affale sur le dos bras en croix sur le lit le plus proche et je ferme les yeux.<br \/>\n\u2014 Phil ? Philippe ?<br \/>\nC\u2019est Cal qui me parle doucement. Je le sens debout aupr\u00e8s de mon lit, h\u00e9sitant. Il voudrait bien me sortir de ma l\u00e9thargie pour me poser une question,<i> la <\/i>question. Mais je ne bouge pas. J\u2019essaie d\u2019avoir l\u2019air naturel. Surtout ne pas trop crisper les paupi\u00e8res, tenter de respirer pos\u00e9ment. Cal va-t-il insister jusqu\u2019\u00e0 ce que je lui r\u00e9ponde ? Ou bien n\u2019ose-t-il pas me r\u00e9veiller ? Ou bien a-t-il compris que je fais semblant ? Et s\u2019il l\u2019a compris, comprend-il aussi que cela \u00e9quivaut \u00e0 une r\u00e9ponse, ou bien pense-t-il que c\u2019est par timidit\u00e9 ?<br \/>\nCal a d\u00fb se faire une id\u00e9e. En tout cas, il a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas insister, car la couleur brun rose de l\u2019int\u00e9rieur de mes paupi\u00e8res vient de passer au noir juste avant que je n\u2019entende la porte de la salle de bain se refermer. Bruits d\u2019eau, Cal prend doit prendre une douche. Je me redresse d\u2019un coup, me d\u00e9shabille \u00e0 toute vitesse dans le noir et me glisse sous les draps, le nez dans l\u2019oreiller et la t\u00eate sous le drap.<!--more--><br \/>\nCal a d\u00fb prendre tout son temps pour cette douche, car je ne l\u2019ai pas entendu en sortir. Quand je me suis r\u00e9veill\u00e9, le rideau de la chambre \u00e9tait ouvert, il commen\u00e7ait \u00e0 faire jour et Cal me touchait l\u2019\u00e9paule.<br \/>\n\u2014 Bien dormi, Phil ? Il est 6h30. Nous avons 300 miles \u00e0 faire et je voudrais arriver \u00e0 Albuquerque en d\u00e9but d\u2019apr\u00e8s-midi. Je t\u2019attends \u00e0 la caf\u00e9t\u00e9ria pour le petit d\u00e9jeuner. Ne tra\u00eene pas trop. On part dans une heure.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Vingt minutes plus tard, je suis assis en face de lui \u00e0 la caf\u00e9t\u00e9ria. Il a fini son petit d\u00e9jeuner et, sans rien dire, il me regarde avaler le mien. Cal est-il f\u00e2ch\u00e9, vex\u00e9, d\u00e9\u00e7u, indiff\u00e9rent ? Je n\u2019arrive pas me faire une id\u00e9e son humeur. Le silence qui se prolonge devient g\u00eanant. Je voudrais le rompre d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, m\u2019excuser, lui dire que tout va bien, que je n\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 g\u00ean\u00e9 par la soir\u00e9e d\u2019hier. Si aujourd\u2019hui j\u2019ai compris que la transparence \u00e0 tout prix fait souvent plus de d\u00e9g\u00e2ts qu\u2019un silence ouat\u00e9 ou un gentil mensonge, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, j\u2019\u00e9tais encore convaincu du contraire et face \u00e0 face avec Cal, je voudrais tout poser sur la table, expliciter, mettre des mots sur les non-dits, en d\u00e9battre entre adultes raisonnables. Mais je n\u2019y arrive pas et je continue \u00e0 me taire.<br \/>\nLa g\u00eane a fini par devenir insupportable, et c\u2019est Cal qui, en r\u00e9glant la note de nos petits d\u00e9jeuners, va finir par aborder le sujet tabou qui nous tord les boyaux.<br \/>\n\u2014 Tu vois, Phil, commence-t-il en affectant d\u2019examiner la facture, je comprends maintenant que je me suis tromp\u00e9. J\u2019ai cru que&#8230; Comment dire ? \u2026 j\u2019ai cru que tu avais compris que\u2026 je pensais que\u2026 Ah, je ne voudrais pas te choquer\u2026\u00a0 Je suis d\u00e9sol\u00e9\u2026<br \/>\n\u2014\u00a0Ne t\u2019en fais pas, Cal. C\u2019est moi qui dois m\u2019excuser. J\u2019aurais d\u00fb comprendre beaucoup plus vite\u2026 j\u2019aurais d\u00fb te faire comprendre que j\u2019avais compris et que je\u2026<br \/>\nC\u2019est path\u00e9tique. En \u00e9crivant ces souvenirs, je pense que si tout cela \u00e9tait arriv\u00e9 soixante ans plus tard, tout aurait \u00e9t\u00e9 plus simple : l\u2019un aurait dit qu\u2019il \u00e9tait gay, et l\u2019autre aurait r\u00e9pondu qu\u2019il ne l\u2019\u00e9tait pas et tout aurait \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9. Comme dans les com\u00e9dies am\u00e9ricaines sophistiqu\u00e9es d\u2019aujourd\u2019hui, nous aurions m\u00eame probablement plaisant\u00e9 sur le quiproquo. Mais \u00e0 cet instant, dans cette cafeteria au bord de la 66, j\u2019ai l\u2019impression de marcher au fond de la mer avec un scaphandre de cent kilos sur le dos et Cal ne me parait pas plus \u00e0 l\u2019aise. Ni lui ni moi n\u2019arrivons \u00e0 terminer nos phrases, \u00e0 mettre des mots simples sur la situation. Alors, voil\u00e0 : je ne savais pas que tu&#8230; je croyais que&#8230; je n\u2019avais pas compris que&#8230;<br \/>\nPath\u00e9tique ! N\u2019emp\u00eache ! Nous nous sommes quand m\u00eame compris. La preuve :<br \/>\n\u2014 Oublions tout \u00e7a, dit Cal en posant quelques billets sur la table du restaurant, \u00a0n\u2019en parlons plus.<br \/>\n\u2014 D\u2019accord,\u00a0Cal, n\u2019en parlons plus.<br \/>\n\u2014 Mais tu sais, ma proposition de t\u2019embaucher dans ma compagnie tient toujours.<br \/>\nC\u2019est un chouette type, Cal, droit et honn\u00eate. Mais je suis persuad\u00e9 qu\u2019il a dit \u00e7a sans vraiment r\u00e9fl\u00e9chir, pour ne pas passer \u00e0 mes yeux et probablement aussi aux siens pour une sorte de suborneur de jeunes autostoppeurs. Je ne crois pas un mot de ce qu\u2019il vient de dire. De toute fa\u00e7on, je n\u2019ai aucune intention de m\u2019installer au Nouveau Mexique, m\u00eame dans une ville pleine de promesses. Alors c\u2019est le moment de lui dire un morceau de presque v\u00e9rit\u00e9 :<br \/>\n\u2014 Je te remercie Cal, mais je dois refuser. Je ne te l\u2019ai pas dit, mais si je suis en train de traverser l\u2019Am\u00e9rique, c\u2019est pour retrouver une fille, une Am\u00e9ricaine que j\u2019ai connue \u00e0 Paris. Elle vit du c\u00f4t\u00e9 de Los Angeles. Alors, tu comprends&#8230;<br \/>\n\u2014 OK, c\u2019est clair. Je comprends. C\u2019est dommage, mais je comprends&#8230;<br \/>\nJe ne peux m\u2019emp\u00eacher de noter que derri\u00e8re son air un peu d\u00e9\u00e7u, Cal dissimule un soulagement parfaitement compr\u00e9hensible.<br \/>\n\u2014\u00a0Bon, maintenant, il faut y aller. On a 300 miles devant nous. Tu passes devant avec la Valiant. Je te d\u00e9passerai un peu avant Albuquerque pour te guider jusqu\u2019\u00e0 chez moi o\u00f9 on laissera la voiture.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Nous sommes arriv\u00e9s chez Cal vers 3 heures. En buvant un coke au bord de sa piscine, un peu g\u00ean\u00e9s quand m\u00eame, nous avons parl\u00e9 de choses sans importance, et puis d\u2019un coup, Cal s\u2019est lev\u00e9 en d\u00e9clarant que maintenant, il devait aller \u00e0 son bureau.<br \/>\n\u2014 O\u00f9 est-ce que je peux te d\u00e9poser, m\u2019a-t-il demand\u00e9.<br \/>\nPendant les six heures que j\u2019avais pass\u00e9es seul dans la Valiant entre Amarillo et Albuquerque, j\u2019avais eu le temps de r\u00e9fl\u00e9chir. Apr\u00e8s le confort de ces deux derniers jours, motel, restaurant, boite de nuit, voiture climatis\u00e9e, je ne me voyais pas reprendre mon sac, mon petit carton et mon air gentil pour lever le pouce au bord d\u2019une route surchauff\u00e9e. Tant pis pour le budget, j\u2019avais opt\u00e9 pour le confort.<br \/>\n\u2014 \u00c0 la station Greyhound, si c\u2019est possible. Je voudrais prendre un bus jusqu\u2019\u00e0 Flagstaff. J\u2019ai une adresse l\u00e0-bas, o\u00f9 je pourrai rester un jour ou deux avant de repartir vers L.A. Tu crois qu\u2019il y a des bus pour Flagstaff\u00a0?<br \/>\nJe notai mentalement que, pour moi, mentir devenait presque naturel.<br \/>\n\u2014 Sans probl\u00e8me, un ou deux par jour, mais je ne sais pas \u00e0 quelle heure exactement.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Le bus partira ce soir \u00e0 dix heures et quart pour arriver \u00e0 Flagstaff \u00e0 quatre heures et demie du matin. Je m\u2019installe dans un recoin de la caf\u00e9t\u00e9ria de la gare routi\u00e8re. J\u2019ai six bonnes heures \u00e0 y passer avant de pouvoir monter dans le bus. Je prends un caf\u00e9 que je fais durer plus d\u2019une heure avant de commander un hamburger. Il faudra bien qu\u2019il me dure jusqu\u2019\u00e0 l\u2019heure d\u2019embarquer. Comme je n\u2019ai rien \u00e0 lire, je commence \u00e0 prendre quelques notes sur le d\u00e9but de mon voyage.<br \/>\nCes deux feuilles, pli\u00e9es et repli\u00e9es, elles ont ressurgi d\u2019une bo\u00eete en carton lorsque j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire cette histoire. C\u2019est avec une grande surprise et pas mal de regrets que je n\u2019y ai trouv\u00e9 que quelques dates, des noms de villes, des marques de voiture, des enseignes de motels, quelques pr\u00e9noms, quelques mots rapides sur l\u2019incident du Greyhound en Alabama, la fa\u00e7on de conduire Franck, le chauffeur aux past\u00e8ques, mais rien sur l\u2019h\u00f4tesse de la Flying Tiger, rien sur la fille de Columbus, pas davantage sur Cal et ses propositions d\u2019emploi. On aurait dit que j\u2019avais \u00e9crit ces lignes sans int\u00e9r\u00eat de mani\u00e8re \u00e0 ce qu\u2019elles puissent \u00eatre lues par n\u2019importe qui, mes parents par exemple.<br \/>\nJe n\u2019ai plus rien \u00e9crit depuis cette s\u00e9rie de tristes po\u00e8mes en octosyllabes laborieux que j\u2019ai abandonn\u00e9e il y a quatre ou cinq ans, et l\u2019\u00e9bauche de ce journal de voyage m\u2019ennuie rapidement. J\u2019enfonce les deux malheureuses feuilles au fond de mon sac et laisse mon esprit vagabonder. Comme il revient sans arr\u00eat sur l\u2019\u00e9pisode du Cove Creek, je ferme les yeux tr\u00e8s fort et me force \u00e0 penser \u00e0 Patricia.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><span style=\"color: #0000ff;\">A SUIVRE (oui, mais quand ?)<\/span><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(\u2026) J\u2019en ai marre de ne plus avoir de rep\u00e8res, de ne plus savoir o\u00f9 je suis ni comment me comporter. 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