{"id":46479,"date":"2023-09-23T07:47:52","date_gmt":"2023-09-23T05:47:52","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=46479"},"modified":"2023-09-23T20:01:22","modified_gmt":"2023-09-23T18:01:22","slug":"histoire-de-dashiell-stiller-critique-aisee-n264-3-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=46479","title":{"rendered":"Histoire de Dashiell Stiller &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0264 (3\/3)"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #0000ff;\">(suite de l&rsquo;autocritique malais\u00e9e d&rsquo;Histoire de Dashiell Stiller)<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>(&#8230;) Les deux derniers chapitres, Mattias Engen et Dashiell Stiller, les plus longs du roman, d\u00e9gag\u00e9s qu\u2019ils \u00e9taient de la trag\u00e9die de Samuel et de la langue de bois de Cambremer, ont \u00e9t\u00e9 sinon faciles, du moins agr\u00e9ables \u00e0 \u00e9crire. Le moins agr\u00e9able n\u2019\u00e9tant pas de ne pas connaitre le d\u00e9nouement des amours d\u2019Isabelle et Dashiell une demi-heure avant de l\u2019\u00e9crire enfin.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.amazon.fr\/Histoire-Dashiell-Stiller-Philippe-Coutheillas\/dp\/B0C9SB2MLZ\/ref=sr_1_1?crid=1WT8H2NAMGQK6&amp;keywords=philippe+coutheillas&amp;qid=1689696166&amp;sprefix=,aps,141&amp;sr=8-1\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-46291 alignleft\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Couverture-HDS.png\" alt=\"\" width=\"163\" height=\"259\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Couverture-HDS.png 215w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Couverture-HDS-189x300.png 189w\" sizes=\"auto, (max-width: 163px) 100vw, 163px\" \/><\/a>Je viens de vous pr\u00e9senter sans vergogne ni pudeur la plupart des secrets de l\u2019\u00e9criture de l\u2019Histoire de Dashiell Stiller. A pr\u00e9sent, sans aucune modestie et en toute sinc\u00e9rit\u00e9, je vais me livrer coram populo et sans filet \u00e0 l\u2019exercice litt\u00e9raire le plus difficile et le plus dangereux qui soit\u00a0: faire la critique du roman que l\u2019on vient d\u2019\u00e9crire.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Critiquer le roman d\u2019un autre est un plaisir dont je ne me suis pas souvent priv\u00e9.<!--more--><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Critiquer un roman que l\u2019on a \u00e9crit des ann\u00e9es auparavant est un exercice malais\u00e9, mais il n\u2019est pas p\u00e9rilleux. Si, sinc\u00e8rement, la critique est mauvaise, l\u2019auteur pourra toujours penser qu\u2019avec les ann\u00e9es, il a \u00e9volu\u00e9 et que l\u2019enthousiasme du moment de l\u2019\u00e9criture lui a cach\u00e9 des erreurs de jeunesse qu\u2019il ne reproduira plus.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Mais, critiquer un roman que l\u2019on vient d\u2019\u00e9crire, voil\u00e0 quelque chose de risqu\u00e9. Inutile de d\u00e9tailler pourquoi, les ricaneurs le savent tr\u00e8s bien. Mais allons-y quand m\u00eame&#8230;<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Quand j\u2019\u00e9tais petit et que je me trouvais devant une assiette remplie de diverses nourritures, je proc\u00e9dais toujours comme \u00e7a\u00a0: commencer par les trucs qu\u2019on n\u2019aime pas, les petits pois, les haricots verts, pour terminer par le steack ou les pommes de terre frites.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Je commencerai donc par les faiblesses, les lacunes, les maladresses que je per\u00e7ois dans mon <em>Histoire de Dashiell Stiller<\/em>. Ce ne sera qu\u2019un mauvais moment \u00e0 passer.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">La profondeur\u00a0: je suis tout \u00e0 fait conscient que mon roman manque de profondeur. On aurait du mal \u00e0 y trouver des r\u00e9flexions sur la condition humaine, sur la vanit\u00e9 des ambitions, sur l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019aimer, sur le sens ou plut\u00f4t sur le manque de sens de la vie. Dans le m\u00eame ordre d\u2019id\u00e9e, on n\u2019y trouve que fort peu d\u2019analyses psychologiques. De plus, la personnalit\u00e9 des personnages et leurs comportements sont immanquablement d\u00e9termin\u00e9s par leur origine sociale, ce qui les am\u00e8ne \u00e0 la limite du clich\u00e9. Aucun d\u2019entre eux ne se r\u00e9volte contre l\u2019ordre social et si peu contre l\u2019ordre familial. Enfin, cette <em>Histoire de Dashiell Stiller <\/em>n\u2019aborde aucun des grands sujets qui agitent notre monde,\u00a0comme le r\u00e9chauffement climatique ou la condition f\u00e9minine. Ce roman est ouvertement conservateur. J\u2019y ai not\u00e9 aussi quelques faiblesses de d\u00e9tail dont la principale consiste en la forme adopt\u00e9e des questions-r\u00e9ponses, parfois lassante, surtout quand les questions demeurent implicites, cach\u00e9es derri\u00e8re trois points de suspension.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Puisqu\u2019il le faut, je vais maintenant passer aux qualit\u00e9s que moi, \u00a0j\u2019ai trouv\u00e9es \u00e0 ce roman.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Tout d\u2019abord, c\u2019est un roman, je veux dire, c\u2019est un vrai\u00a0roman : sa longueur est raisonnable \u2014 419 pages, 120.000 mots \u2014 ni trop courte comme <em>Blind Dinner<\/em>, ni trop longue, comme la <em>Recherche du temps perdu<\/em>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Ensuite, c\u2019est un roman avec des personnages vraisemblables. Certes, ils sont de leur \u00e9poque et parfois un peu conventionnels, mais j\u2019ai fait de mon mieux pour leur donner au d\u00e9part un peu de complexit\u00e9, assez pour les rendre int\u00e9ressants et pour qu\u2019ils \u00e9voluent d\u2019eux-m\u00eames au cours du roman, puisque, comme Houellebecq avec ses personnages, je laisse s\u2019agiter les miens.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Ensuite c\u2019est un roman avec des personnages vraisemblables qui participent \u00e0 une intrigue vraisemblable. Les personnages s\u2019agitent et se rencontrent, mais quand ils se rencontrent, ce n\u2019est que la cons\u00e9quence logique des circonstances, pas celle d\u2019un improbable mais opportun coup de th\u00e9\u00e2tre. Le seul hasard qui pourrait paraitre forc\u00e9, mais comment faire autrement, c\u2019est la rencontre d\u2019Antoine et de Stiller devant la cath\u00e9drale de Strasbourg.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">L\u2019histoire se situe dans un environnement historique que j\u2019ai voulu le plus exact possible, tout en y int\u00e9grant mes personnages fictifs. En particulier, la r\u00e9volte de Treblinka et certains d\u00e9tails du p\u00e9riple de Sammy, de la Lib\u00e9ration de Paris, de la prise de Berchtesgaden et du Nid d\u2019Aigle sont directement inspir\u00e9s de faits r\u00e9els.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">La construction manque probablement de rigueur mais, \u00e0 travers des r\u00e9cits parfois divergents, elle dessine le destin d\u2019Antoine qui d\u00e9termine finalement celui de Dashiell.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Pour conclure, j\u2019ai aim\u00e9 <em>Histoire de Dashiell Stiller<\/em>\u00a0; je trouve que le r\u00e9cit se tient, que les personnages sont aimables, au sens o\u00f9 on peut les aimer, que certaines sc\u00e8nes sont fortes et que la fin, ferm\u00e9e par le dernier dialogue du dernier chapitre, se rouvre avec les derniers mots de l\u2019\u00e9pilogue.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(suite de l&rsquo;autocritique malais\u00e9e d&rsquo;Histoire de Dashiell Stiller) (&#8230;) Les deux derniers chapitres, Mattias Engen et Dashiell Stiller, les plus longs du roman, d\u00e9gag\u00e9s qu\u2019ils \u00e9taient de la trag\u00e9die de Samuel et de la langue de bois de Cambremer, ont \u00e9t\u00e9 sinon faciles, du moins agr\u00e9ables \u00e0 \u00e9crire. 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