{"id":46221,"date":"2023-07-24T16:47:20","date_gmt":"2023-07-24T14:47:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=46221"},"modified":"2023-07-25T12:08:47","modified_gmt":"2023-07-25T10:08:47","slug":"histoire-de-dashiell-stiller-extrait-du-chapitre-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=46221","title":{"rendered":"HISTOIRE DE DASHIELL STILLER &#8211; extrait du chapitre 2"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong>Voici un extrait d\u2019HISTOIRE DE DASHIELL STILLER, 435 Pages, 12\u20ac sur Amazon.fr<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong>Extrait du chapitre 2\u00a0: Antoinette Gazagnes<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-23706\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/Antoinette-150x150.jpeg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/>C\u2019est au tour d\u2019Antoinette, la patronne du caf\u00e9 Le Cujas, de se raconter devant Stiller. Orpheline, \u00e9lev\u00e9e dans un couvent du c\u00f4t\u00e9 d\u2019Aurillac, un brave type du coin est venue la chercher pour l\u2019\u00e9pouser et l\u2019emmener \u00e0 Paris pour ouvrir un bistrot auvergnat. \u00c7a marchait bien pour eux, ils avaient m\u00eame pris un caf\u00e9 plus chic, Boulevard Saint Michel. Tout allait bien jusqu\u2019\u00e0 ce que le mari d\u2019Antoinette se fasse tuer au front en 1916. Alors, elle a continu\u00e9 \u00e0 tenir le Cujas, toute seule, et \u00e7a marchait bien aussi.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">(&#8230;)<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">\u00ab\u00a0La vie s&rsquo;est \u00e9coul\u00e9e comme \u00e7a, tranquille, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;ils nous flanquent encore une guerre, en 39, en septembre. Faut dire qu&rsquo;au d\u00e9but, on n&rsquo;aurait pas vraiment dit une guerre&#8230;<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong>&#8230;<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Ah ? Je vais trop vite ? C&rsquo;est vrai que vous vouliez que je vous parle de la photo. Bon, d&rsquo;accord. La photo, je crois que c&rsquo;\u00e9tait en 1935, en mai. 1935, j&rsquo;en suis s\u00fbre, parce que c&rsquo;est l&rsquo;ann\u00e9e o\u00f9 on a lanc\u00e9 le Normandie. Pour le mois, j&rsquo;en suis moins sure. Disons fin avril, d\u00e9but mai. Il devait faire beau, parce que j&rsquo;avais ouvert la vitrine sur la terrasse. L\u00e0, en robe rouge, derri\u00e8re le comptoir, c&rsquo;est moi bien s\u00fbr. A c\u00f4t\u00e9, c&rsquo;est le petit Robert, le pauvre. Robert Picard&#8230; A l&rsquo;\u00e9poque, c&rsquo;\u00e9tait mon apprenti. Il est rest\u00e9 presque deux ans <!--more-->chez moi. Je l&rsquo;aimais bien, mais il s&rsquo;est entich\u00e9 d&rsquo;une fille et il est parti avec en Indochine. On m&rsquo;a dit qu&rsquo;il s&rsquo;\u00e9tait fait tuer l\u00e0-bas en 40. Si vous voulez, je vous donnerai l&rsquo;adresse de ses parents, si elle n&rsquo;a pas chang\u00e9 depuis. \u00c7a fait quand m\u00eame treize ans.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong>&#8230;<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Celui-l\u00e0, c&rsquo;est Marteau, un artisan du quartier. Pendant des ann\u00e9es, il est venu tous les matins prendre son petit blanc sur le zinc. Il \u00e9tait surtout copain avec mon mari, mais apr\u00e8s la Grande Guerre, il a continu\u00e9 \u00e0 venir et c&rsquo;est devenu un bon ami. Et puis un jour, pendant l&rsquo;Occupation, il s&rsquo;est f\u00e2ch\u00e9, brusquement, comme \u00e7a, je ne sais m\u00eame plus pourquoi. Vous savez, les artisans, ils ont un fichu caract\u00e8re, surtout quand il n&rsquo;y a pas de femme pour les policer un peu \u2014 il \u00e9tait c\u00e9libataire, Marteau. Donc, depuis ce jour, on ne s&rsquo;est plus parl\u00e9. Mais je sais qu&rsquo;il est toujours dans le quartier. Il a son atelier rue Monsieur le Prince, juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9, vous le trouverez facilement.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">A la terrasse, l\u00e0, \u00e0 part les deux petits m\u00e9t\u00e8ques, il y a les deux beaux messieurs. Quand je vous disais que j&rsquo;avais des gens du monde&#8230; Non, je ne connais pas leurs noms, mais je sais que c&rsquo;\u00e9tait des acteurs de cin\u00e9ma. C&rsquo;est Marteau qui me l&rsquo;avait dit. Il les avait vus dans un film d&rsquo;amour, vous savez, ces films avec des messieurs et puis des dames et puis des belles voitures&#8230; \u00c0 propos de dames, la fille qui est avec eux, l\u00e0, avec son petit chapeau cloche, c&rsquo;en \u00e9tait surement pas une, de dame. Plut\u00f4t une grue, oui. Les filles comme \u00e7a, nous les cafetiers, on les rep\u00e8re tout de suite. Il faut bien, parce qu&rsquo;on peut pas se permettre de les laisser racoler dans nos \u00e9tablissements. On veut pas d&rsquo;ennuis avec la police, nous. Alors, en g\u00e9n\u00e9ral, on les vire en douceur. Mais l\u00e0, je ne pouvais pas, vu qu&rsquo;elle \u00e9tait accompagn\u00e9e. Non, je ne connais pas son nom non plus. Mais je me suis laiss\u00e9e dire qu&rsquo;elle travaillait \u00e0 Montparnasse maintenant. Essayez donc les deux ou trois bars de la rue Delambre. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;elles fr\u00e9quentent en g\u00e9n\u00e9ral, ces dames.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong>&#8230;<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Non, les deux gouapes, je ne sais pas qui c&rsquo;est non plus. Mais j&rsquo;ai comme qui dirait dans l&rsquo;id\u00e9e que ces deux-l\u00e0, ils se connaissaient avec la fille. Mais je dis \u00e7a, je dis rien, n&rsquo;est-ce-pas ? Bon ! Voil\u00e0 tout ce que je pouvais vous dire. Vous restez longtemps \u00e0 Paris ? Revenez me voir, hein ! \u00c7a me fera plaisir. Allez, bonsoir, faut que je ferme, maintenant.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">(&#8230;)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><em><strong>Pour acheter sur Amazon, cliquez sur la photo ci-dessous :<\/strong><\/em><\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.amazon.fr\/Histoire-Dashiell-Stiller-Philippe-Coutheillas\/dp\/B0C9SB2MLZ\/ref=sr_1_1?crid=1WT8H2NAMGQK6&amp;keywords=philippe+coutheillas&amp;qid=1689696166&amp;sprefix=,aps,141&amp;sr=8-1\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-46291\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Couverture-HDS.png\" alt=\"\" width=\"65\" height=\"104\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Couverture-HDS.png 215w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Couverture-HDS-189x300.png 189w\" sizes=\"auto, (max-width: 65px) 100vw, 65px\" \/><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici un extrait d\u2019HISTOIRE DE DASHIELL STILLER, 435 Pages, 12\u20ac sur Amazon.fr Extrait du chapitre 2\u00a0: Antoinette Gazagnes C\u2019est au tour d\u2019Antoinette, la patronne du caf\u00e9 Le Cujas, de se raconter devant Stiller. 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